Le Blog de BENDRIHEM Haider, Le CRI pour le Changement

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Personnne ne dira un jour je ne savais pas, l’Algérie de demain se décide aujourd’hui. Militons pour la seconde République. Justice, Equité, Liberté, Démocratie, Dignité, nos objectifs et les principes constants et indéfectibles de notre projet.

L’Algérie face à son destin : La démocratie ou le chaos

Posted by bendrihem-haider on décembre 25th, 2011

L’Algérie face à son destin : La démocratie ou le chaos  
Idées-débats : les autres articles

Haider BendrihemEl Watan : 14 - 12 - 2011

Entre optimisme béat des uns et le scepticisme défaitiste des autres, les réformes politiques en Algérie, bien que répondant à une pression régionale générée par les révoltes maghrébines et arabes ainsi qu’à une demande intérieure souvent mal formulée ou peu visible, tardent à voir le jour du fait de tergiversations et des pressions de partis siégeant au Parlement qui maintiennent le statu quo et qui demeurent réfractaires à toute reforme émanant des forces politiques qui ne s’inscrivent pas dans leur logique.
Il est facile aussi de se complaire dans une attitude attentiste et de se draper de l’argument fataliste, disant que le pouvoir cherche à redorer son image à travers l’implication de l’opposition dans ses desseins, pour une consommation extérieure qui est au demeurant peu soucieuse de l’avenir démocratique de l’Algérie. Le changement ou les réformes politiques qui visent une refondation nationale sur une nouvelle vision qui se base sur les principes du respect de la personne humaine dans sa dignité, sa liberté et son droit à la justice, à l’équité et à une éducation de qualité ainsi que de la démocratie et le respect des libertés ne peuvent émaner que d’un mouvement social porté sur le changement, dont le porte-voix est à trouver dans cette élite porteuse de l’idéal d’une Algérie nouvelle.
Les expériences les plus récentes dans notre voisinage immédiat renseignent sur l’ampleur du retard constaté entre le moment historique de la révolte populaire et le projet du changement proposé lequel profiterait davantage aux forces de la «stagnation historique», même auréolées d’un discours moderniste de circonstance. Le cas de la Libye est davantage problématique que révélateur d’un avortement d’une expérience démocratique en gestation qui s’est métamorphosée, par l’intervention directe de l’OTAN, en nébuleuse peu convaincante sur le plan du respect de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés. Les sociétés assujetties à des pouvoirs autoritaires sont souvent travaillées par des courants politiques radicaux et puisant leurs substances idéologiques dans les prismes identitaires, les cas de l’Egypte, du Maroc et de la Tunisie, font figure d’école dans le sens où les électeurs se réfugient temporairement dans un vote sanction contre l’injustice et les méfaits du pouvoir en place.
Le cas du Mouvement d’Ennahdha en Tunisie et du PJD au Maroc viennent encore valider cette thèse déjà vérifiée ailleurs. Ce «vote sanction» se transformera en «vote conscient» après une courte période d’essai démocratique, et une fois le citoyen se rendant compte que ces mouvements, qui jouent plus sur le sentiment que sur la raison, sont incapables de répondre à ses préoccupations socio-économiques telles la garantie des libertés, une éducation de qualité pour ses enfants, une justice indépendante, une formation qui aboutie à un emploi durable… Aller, en outre, dans le sens d’accréditer la thèse consistant à dire que le soulèvement d’octobre 1988 constitue en soi une révolution populaire ayant balayé le parti unique, relève d’une interprétation simpliste du mouvement social et d’une lecture erronée de la réalité qui ne confirme pas, du moins, la mort de la pensée unique en Algérie suite à ces événements.
Dire aussi que la situation en Algérie ne peut ressembler à celles prévalant dans les pays arabes ayant subi des révoltes populaires, pour la simple raison qu’elle avait connu une situation similaire en octobre 1988, relève, pour ceux qui crient sérieusement à cette thèse, de la naïveté politique, alors qu’elle s’apparente, pour ceux qui cherchent à durer dans le pouvoir en propageant ce mythe, à un égoïsme dévastateur qui se négocie même sur le dos des intérêts suprêmes de l’Etat. Certes, le pouvoir en place qui a verrouillé – en profitant de la situation sécuritaire, prévalant dans le pays durant les années de braises – la scène politique, en maintenant des débris d’institutions factices, a été fortement tétanisé par l’avertissement populaire du 5 janvier dernier.
En organisant ses «consultations politiques», un show de bonne volonté politique, le pouvoir en place qui voulait échapper aux pressions extérieures, montre tout de même des signes d’ouverture dont l’appréciation juste et concrète demeure tributaire du contenu des nouvelles lois à promulguer. Malgré le peu de changement introduit à travers les projets de loi, il faut noter que les lois les plus importantes tardent à voir le jour, notamment le projet de loi sur les partis politiques et celui relatif à l’audiovisuel, démontrant de la sorte les tiraillements qui continuent à miner le système en place et la volonté, de beaucoup de parlementaires à continuer à entretenir la fermeture du champ politique et médiatique qui ne plaident pas en leur faveur ni en faveur de leurs partis.
En réalité, tout le monde sait que l’arsenal proposé n’apporte rien de nouveau, alors qu’il fallait tout simplement s’atteler à appliquer les lois issues de l’ouverture politique des années 1990. Cependant, l’opposition ne détient aucun moyen pour l’heure que de mettre le pouvoir devant ses responsabilités, dans un contexte historique trouble, en le mettant devant le fait accompli. En dépit de ce constat, il demeure que la volonté réelle du pouvoir et ses desseins ne peuvent être vérifiés que sur le terrain, en l’acculant à accepter une véritable opposition et à négocier une sortie de crise bénéfique pour le pays.
Dire qu’il est inutile de s’organiser en parti politique pour proposer des solutions à la société est aussi nuisible à l’avenir du pays, car, il faut bien admettre que ni les réformes ni d’ailleurs les révolutions ne viennent du néant. L’opposition ne peut être efficace que dans l’action. C’est ce que les différentes expériences des pays qui avaient réussi le pari de l’ouverture démocratique, après une longue période de despotisme et de dictature, nous enseignent aujourd’hui.
Pour ceux qui, par paresse politique ou par calcul politicien, cherchent à dissimuler leur incapacité à s’imposer sur le plan populaire, en accréditant la thèse tendant à faire admettre que le pouvoir continue à louvoyer en se montrant permissif face à l’éventualité de création de partis d’opposition, en somme, en disant que le pouvoir cherche une légitimité en reproduisant une démocratie de façade, à travers de nouveaux acteurs d’une parodie de pluralisme politique à l’algérienne, la réalité qu’avec eux ou sans eux, le pouvoir perdurera en l’absence d’une opposition crédible et forte.
Le contexte est propice aujourd’hui pour l’émergence de pôles d’opposition construits non pas autour du «zaïm» ni sur la base d’un partage d’influences qui est au demeurant éphémère, mais sur la base d’alliances stratégiques construites sur des programmes ayant pour objectif de remettre l’Algérie sur les rails du progrès. La solution et le salut de l’Algérie ne résident pas dans une bipolarité des forces entre ceux qui veulent maintenir le pouvoir en état, et qui ne cessent, au demeurant, de reproduire la faillite, et ceux qui comptent sur des révoltes sanglantes ou l’intervention des forces extérieures grâce à une zone «no flight» imposée par l’OTAN pour s’installer au pouvoir.Une transition négociée avec les forces politiques en présence ayant au préalable bénéficié de la bénédiction et de l’adhésion des masses populaires est à même à conduire le pays à bon port. Ainsi, il apparaît clairement que le pouvoir en place risque de conduire le pays vers le chaos s’il s’obstine encore à reproduire une transition imposée comme il l’avait fait dans les années 1990.
Pour ce faire, il est aussi suicidaire de compter sur une opposition basée sur le zaïmisme ou un pouvoir dominé par une seule personne. Le zaïmisme a été la maladie infantile et fatale du mouvement national algérien et du mouvement de la reconstruction de l’Etat algérien indépendant. D’ailleurs, la petite fin de Ben Bella, le pseudo zaïm qui a sacrifié l’indépendance de la révolution algérienne, pour bénéficier de la bénédiction du pharaon du panarabisme du Caire, ainsi que la fin tragique de Messali El Hadj, qui a sacrifié un demi-siècle de militantisme nationaliste, pour assouvir un instinct nombriliste sont là pour nous renseigner sur les ravages d’une telle approche. Le zaïmisme est une faillite absolue, même quand il est dominant dans l’opposition. Que reste-t-il donc de l’opposition démocratique construite dans le feu et le sang, durant les trois premières années de l’indépendance ? Que reste-t-il des partis nés de l’impasse démocratique des années 1990. Rien. Absolument rien.
Ces appareils politiques n’arrivent pas à peser sur le cours des événements. Si cette mort programmée est à mettre à l’actif des agissements malveillants et antidémocratiques du pouvoir, il n’empêche que la dérive zaïmiste est pour quelque chose dans cette chute libre de l’opposition algérienne. Cela ne veut pas dire que les partis politiques ne peuvent pas se construire autour d’un ou plusieurs leaders. Sauf, il faut l’admettre, du moins dans ce cas, que la qualité de leader s’arrache par le militantisme, par l’action sur le terrain et par le programme convaincant que la personnalité politique arrache à la faveur d’arguments justes et de sacrifices.
Le changement politique ou les réformes ne viennent pas des mouvements spontanés des masses. Les situations prérévolutionnaires ne deviennent révolutions authentiques que quand elles sont muries grâce à un travail effectué par des organisations politiques porteuses de projets de sociétés. C’est ce qui explique d’ailleurs les attentes avortées du soulèvement populaire du 5 octobre 1988 et les statu quo générés par les révolutions «saisonnières» arabes qui s’agglutinent dans le marécage des débats idéologiques stériles.
Aujourd’hui, et dans le cas algérien, le pouvoir en place gagnerait à ouvrir le champ politique en favorisant une approche du changement à travers des étapes négociées dans la sérénité et la paix sociale, au lieu de continuer dans son aventure actuelle, en s’agrippant encore à l’image du pouvoir personnel ayant montré depuis longtemps ses limites ailleurs, à travers souvent des bains de sang inutiles. Aujourd’hui, aussi, la possibilité du changement s’offre plus que jamais aux forces démocratiques, pour peu qu’elles s’organisent autour d’un programme politique, moins idéologique, mais porteur d’espoir de changement, à travers une alternative programmatique étudiée et franchement versée dans la démocratie, le pluralisme et le respect des libertés. Il est temps de s’affranchir de la tutelle de pouvoir personnel, de se libérer du mythe de «l’homme providentiel».
Seule l’organisation politique résolument versée dans la modernité et attachée aux valeurs authentiques de la société algérienne peut répondre aux attentes du peuple pour l’édification, enfin, de cet état démocratique et social rêvé par les chouhada. L’Algérie est face à sa dernière chance d’opérer un changement démocratique, pacifique et serein. Il s’agit d’une chance historique pour tous les enfants de l’Algérie qui ont une meilleure idée de leur pays, pour unir leurs efforts, leurs forces et leur intelligence afin de sortir l’Algérie de son bourbier.
Il s’agit aussi d’une chance historique pour ceux qui ont failli dans leur mission, de regarder l’avenir et de faire preuve, au moins pour une fois, de sentiment patriotique envers ce pays meurtri par plus de 7 ans de guerre pour l’indépendance et près de 20 ans de terrorisme. 50 ans après, la Déclaration du 1er Novembre 1954 ne cesse de nous interpeller sur notre devoir national, à savoir celui de l’édification d’un Etat souverain, démocratique et social, dans le cadre des valeurs de l’Islam.

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Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Posted by bendrihem-haider on mars 29th, 2011

Actualités : CONTRIBUTION dans le soir d’Algérie en date du 17 janvier 2011Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Par Haïder Bendrihem

L’Algérie est en train de subir une offensive effroyable contre le progrès, la dignité et les libertés que personne n’aurait pu imaginer, il y a 12 ans. Le pouvoir en place a mis en coupe réglée toute vie en Algérie. Il attaque tout d’abord la vie partisane en interdisant la création de partis politiques, en détruisant les partis en place par la multiplication de comités de redressement gérés par l’ancien ministre de l’Intérieur. La scène politique brille par un vide politique généralisé, œuvre magistrale d’un pouvoir imaginatif dans son rôle inique de policier en chef. Ensuite, il s’attaque à l’Etat et ses institutions en confisquant la souveraineté populaire.Il subvertit la démocratie, bref, il a réussi dans son entreprise de destruction massive des hommes et leurs libertés. Aucun contre-pouvoir n’est toléré, ni parti politique, ni syndicat, ni presse, ni association. Aujourd’hui, le pouvoir en place se trouve seul face à la rue, face à son œuvre macabre, résultat du verrouillage de la vie politique, du rétrécissement du champ des libertés et de l’absence de démocratie et d’espaces d’expressions libres. Le pouvoir autoritaire retrouve son réflexe naturel. Celui de répondre à la revendication légitime en usant de la matraque et de la répression. Le pouvoir s’étonne et s’indigne devant les scènes de saccages et de sabotage, quand lui-même se tait devant le pillage systématisé et dans l’impunité des biens de la communauté nationale. N’est-il pas plus juste de juger des dignitaires de la corruption qui ont trahi la nation et mis à sac ses biens, au lieu de mettre en prison de jeunes adolescents bercés dans la violence. L’exemple de la Tunisie devrait donner à réfléchir à nos gouvernants. A force de verrouiller le champ politique et d’user de la répression, comme seul langage face aux masses, Zine El Abidine Ben Ali a fini par prendre la poudre d’escampette, comme un vulgaire brigand qui a peur du jugement du peuple. Le combat pour la justice, la dignité et les libertés est un impératif pour tout un chacun, c’est un devoir, c’est une obligation. Le changement ne sera réalisé que par l’action politique et sous la pression des mouvements sociaux. Il faut transformer la question du changement en une affaire dont se saisit le peuple. Face à un pouvoir disposant de tous les moyens, omniprésent, brouillant les clivages politiques, mais ne disposant ni de projet, ni de stratégie pour le pays, il y a urgence à construire une opposition réaliste, consciente des enjeux, proche du peuple et combative.Une opposition audacieuse et innovante que les Algériens attendent depuis longtemps.L’action du gouvernement à l’encontre de la fermeture du champ politique et médiatique est responsable de la démission collective des citoyens vis-à-vis de différentes élections, ce qui suscite beaucoup de questions quant à l’effectivité de la démocratie dans le pays. Par ailleurs, les faits suivants ont amplifié la frustration sociale et la contestation populaire, à savoir les scandales financiers, notamment l’affaire Khalifa, l’affaire BCIA, Condor, FNDRA, Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest, le détournement des terres agricoles pour des amis promoteurs dans le cadre de 1 million de logements et les dizaines de scandales financiers qu’on ne peut tous énumérer. Mais, la violation de la Constitution en date du 12 novembre 2008 a confirmé la nature de ce pouvoir qui ne recule devant rien pour consolider plus son autoritarisme et continue à confisquer les richesses du pays pour le compte d’une minorité au détriment de la majorité ; les émeutes d’ampleur nationale, œuvre d’une grande partie de la jeunesse, ne sont que l’expression d’une exaspération et de désespoir face à un pouvoir répressif, autiste et aveugle. Le mal dont souffre notre pays est connu. Il n’a qu’un seul nom, le «pouvoir autoritaire» mis en place en dehors de la Constitution et des lois de la République. Le présent et l’avenir de l’Algérie et des Algériens ne l’intéresse guère. Il est au-dessus de la loi. Il se moque des principes civiques et moraux qui sont à la base de la «bonne gouvernance». Ces éléments qui ont fortement mobilisé une frange de la population doivent inciter la classe politique et les personnalités et leaders politiques de l’opposition à se regrouper et débattre dans la sérénité d’une sortie de crise et redonner ainsi espoir à notre population. Convaincre et faire adhérer une majorité de la population à notre projet, afin de faire pression sur ce pouvoir qui se comporte comme le propriétaire de ce pays et considère sa population comme ses sujets qui ne sont-là que pour l’applaudir sinon, ils sont considérés comme des terroristes, et les leaders de l’opposition comme des traîtres à la nation. Comment peut-on suivre ce pouvoir dans sa logique politique, alors que tous les indicateurs politiques, économiques et sociaux du pays nous renseignent sur une situation catastrophique ? Comment peut-on croire un pouvoir qui n’arrête pas de maquiller la réalité à sa convenance ?On doit revendiquer fortement la levée de l’état d’urgence, la fin du monopole sur les médias publics, la réouverture du champ politique et médiatique, conditions essentielles pour l’instauration d’une vraie démocratie et de la transparence dans la conduite des affaires de l’Etat.Par ailleurs, nous constatons que si cette situation est amenée à perdurer, les risques seront fatales pour le devenir du pays et de la population. Après 12 ans de pouvoir sans partage, l’Algérie souffre d’une crise aiguë d’immobilisme et le peuple algérien vit dans une misère sordide sans précédent dans l’histoire de notre pays. L’Etat algérien est au bord de la faillite. Le pouvoir en place est au bout du rouleau. Les caisses de l’Etat se vident de jour en jour à travers des projets qui n’ont aucun impact économique, ni social. Les réserves de devises étrangères s’amenuisent. L’administration centrale tourne au ralenti. Les investisseurs tant nationaux qu’étrangers ne sont plus attirés par les fameux «projets géants» que constitue le programme du président. La pauvreté s’est généralisée. La corruption a atteint des proportions jamais égalées, dépassant de loin le stade de l’alarmisme. Les terres agricoles ont été dilapidées ; les paysans paupérisés gagnent par fournées les villes, venus y grossir ces poches de la misère et accentuer les fléaux et les maux qui rongent notre société. Les usines fermées ou vendues au dinar symbolique à des prédateurs d’un autre âge, les ouvriers sont réduits à la mendicité, à la merci d’un néo-libéralisme sauvage. Le marché informel a grossi, pour s’imposer comme maître à bord dans un marché en déconfiture. Les compétences, formées sur l’épargne de la communauté, quittent par vagues le pays, livré ainsi à la merci de la médiocrité et du replâtrage éphémère. Le chômage est endémique, dans un pays où l’épargne va renflouer les banques occidentales, faisant le bonheur des pays déjà suffisamment riches. Ces pays qui passent pour les chantres des droits de l’homme et de la démocratie oublient vite ces valeurs, dès qu’il s’agit de leurs intérêts, quitte à soutenir des régimes les plus autoritaires. Désormais, il ne faut rien attendre d’eux. La liberté s’arrache et la démocratie se construit par les peuples. La roublardise, la «tchippa» et la cupidité ont chassé les valeurs patriotiques, pour s’ériger en seuls valeurs régissant des rapports de pouvoir maffieux. Ce qui est, par contre, réconfortant, c’est que, malade ou bien portant, le président en place a, d’ores et déjà, condamné son propre régime à une triste et lamentable fin qu’aucune initiative ne peut plus sauver du naufrage. Personne ne sait qu’aujourd’hui comment ce régime disparaîtrait dans la nuit des temps. Mais, ce qui nous intéresse maintenant, c’est la question de savoir comment éviter l’avènement d’un régime semblable à celui que toute l’Algérie rejette désormais. Car à l’allure où va le pays, le pire n’est pas nécessairement derrière nous.Il faut oser penser autrement la fatalité dans la dignité et le respect de l’autre.H. B.

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Le changement est en marche: Qui sauvera le soldat Bouteflika

Posted by bendrihem-haider on mars 29th, 2011

Qui sauvera le soldat Bouteflika ?
Le Changement est en marche
Haidar Bendrihem
El Watan : 14 - 02 - 2011

La rue s’est révoltée. Cette jacquerie «rurbaine», pour reprendre un concept cher au défunt Mustapha Lachraf, a dégagé un avant-goût d’un «tsunami» politique imminent. Devant l’ampleur de la réplique de ce miniséisme annonceur d’un séisme populaire plus dévastateur, le régime de Bouteflika, tétanisé et pris de panique, a répondu d’abord d’une manière musclée, en interdisant les marches et les manifestations pacifiques et il s’est confiné ensuite dans un mutisme qui renvoie dans les pratiques du pouvoir en place à un conclave pour remodeler le système dans l’espoir de le sauver. Le chef de l’Etat réagit enfin, en rusant encore, en annonçant pompeusement qu’il va vers la levée de l’état d’urgence. C’est comme s’il fait une offrande au peuple. C’est bien les sacrifices de militants infatigables qui viennent d’arracher cette décision et qui continuent à lutter pour le changement radical et non un replâtrage de façade. Il est clair qu’il réalise qu’il s’est bien trompé de peuple.Ce dernier a cru que ce nouveau «messie» qui promettait le changement n’est que le soldat d’un système qui cherche à perdurer quitte à le maintenir en poste à vie. Au lieu de répondre aux attentes du peuple qui, depuis 12 ans de son pouvoir personnel, croyait que ce porteur de miracles allait changer le cours de l’histoire dans un pays meurtrie par le terrorisme, la rapine, la corruption et la hogra, le monarque «républicain» a préféré aller conjecturer à Charm El Cheikh, avec d’autres présidents et roitelets arabes, tétanisés par la révolution du peuple tunisien. Même devant le drame, les chefs d’Etats arabes savent se montrer ridicules. Ridicules, ils le sont, quand ils se concertent au sommet pour débattre d’un fonds d’aide à la création d’entreprises de jeunes de 2 milliards de dollars, quand, ailleurs, on estime la seule fortune du dictateur déchu, Ben Ali, à plus de 5 milliards d’euros et celle du pharaon d’Egypte à plus de 40 milliards de dollars. Piteuse image que celle que veut donner Bouteflika à son régime. Cet homme qui méprise le peuple a eu plusieurs chances pour sortir du bourbier dans lequel il s’est fourré la tête haute. Aujourd’hui et après avoir succombé aux caprices du dictateur, les tenants du pouvoir se démènent pour sauver leur soldat, même moribond, croyant que la sauvegarde du système passe par la sauvegarde du soldat Bouteflika.Le dernier verrou d’une tyrannie, qui s’est imposée par les armes depuis la crise de l’été 1962, n’a plus la verve de 1999 et encore moins celle de 2004. Le grand «messie» s’avère, aux yeux du peuple, l’architecte d’un système basé sur l’exclusion, la corruption et la rapine. Les tentatives de mettre en avant un hypothétique remaniement du gouvernement, pour absorber les manifestations ayant caractérisé la rue algérienne, dès le début de l’année 2011, ne vont tromper personne. En langage direct, le soldat Bouteflika procèderait à un remaniement au sein du gouvernement pour dire au peuple que voilà, après 12 ans de pouvoir et grâce à la révolte des jeunes, je viens de découvrir que mon gouvernement est mauvais et qu’il ne travaillait pas suffisamment, oubliant ainsi que c’est bien lui le handicap et le frein de tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a fermé la télévision au débat, en disant dans un show télévisé qu’il ne va pas permettre à l’opposition de «danser» avec l’argent du contribuable. A la fin, le JT de la télévision payé par l’argent du contribuable est donné sous une forme faisant que celui confectionné à l’époque du parti unique passerait pour un JT révolutionnaire, par rapport à celui d’aujourd’hui où, même les messages de survol du grand voyageur Bouteflika sont lus d’une manière religieuse et solennelle, rappelant l’époque stalinienne. Aucun président de la République, depuis le hold-up de Ben Bella qui a fait son entrée à Alger sur les tanks flambant neufs de Boumédiene, n’a eu les coudées si franches.D’abord, il y a eu une amélioration de la situation sécuritaire, si sensible que le terrorisme fut déclassé dans la rubrique des faits divers, le président qui ne voulait pas être un quart de président, hérite des prérogatives d’un Franco, ensuite l’embellie financière fut et reste inimaginable pour un pays qui manque de tout. Bouteflika a eu ce miracle qu’au lieu de faire du surplace, il n’a cessé de faire un pas en avant et deux en arrière.En avançant sur la sphère sécuritaire, ce qui a été présenté comme une prouesse, il reculait dangereusement sur le plan des libertés et les acquis démocratiques, au point où le pays qui ambitionnait de s’inscrire parmi les pays démocratiques se trouve, grâce à sa dérive autoritaire, parmi les pays qui ne respectent même pas les normes élémentaires de la démocratie et, lui-même parmi les dix plus vieux dictateurs du monder, à côté de Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak qui ont été renversés par leurs peuples respectifs dans une révolution populaire qui ne tardera certainement pas à balayer tout le reste des dictateurs du monde arabe. Son règne budgétivore coute à la nation ses richesses. Rien que le secteur de l’agriculture a englouti 60 milliards de dollars pour un piteux résultat. L’autoroute pompeusement annoncée s’avère l’autoroute qui va marquerl’histoire comme l’autoroute la plus chère du monde qui connait des travaux de réfection avant même qu’elle ne soit entièrement réceptionnée.Pire encore, même l’Agence des barrages vient d’être secouée par un séisme de la même magnitude que celui qui a secoué Sonatrach sous Meziane et l’un des proches de Bouteflika, le nommé Khelil. Au lieu d’épargner au pays d’autres retards, il préféra céder à ses caprices de règne, en violant délibérément et avec préméditation la Constitution, en recourant au vote d’un Parlement élu par moins de 20% des électeurs. En recourant à un vaste remaniement de son gouvernement pour contourner la grogne de la frange juvénile de la société, Bouteflika feigne d’oublier que ce gouvernement issu de l’alliance présidentielle, PFLN, RND, HMS, applique dans les faits son programme ou sa feuille de route. Personne ne peut croire aujourd’hui que celui qui parlait des 15 chats et qui a su au moment opportun se débarrasser des responsables «encombrants», est complètement innocent de la rapine qui s’est installée dans le pays depuis que les prix du pétrole ont connu une augmentation sensible et que la tirelire de l’Etat est devenue fort alléchante.Les scandales financiers se sont succédé à un rythme soutenu, plaçant le pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Aucun haut responsable n’a été jugé. Même lors du jugement du hold-up du siècle en Algérie, à savoir l’affaire Khalifa, les ministres dont la responsabilité était avérée sont venus au tribunal de Blida en témoin et reparti en témoin, par la grâce de la juge en charge de ce procès et de la justice de nuit.Même le ministre des Finances de l’époque, qui a eu un aveu fort révélateur devant la juge obstinée à épargner les hauts responsables de sa majesté, en disant «qu’il n’a pas été assez intelligent», s’est vu propulser au poste du premier responsable de la diplomatie du pays, une diplomatie dans laquelle continue à activer le plus vieux diplomate du monde, Missoum Sbih et dans une capitale-clé pour l’Algérie (Paris). Missoum Sbih a, aujourd’hui, 82 ans. Le pouvoir n’ayant pas tiré de leçons de l’affaire Khalifa qui a lourdement terni son image, voilà qu’il récidive avec les affaires de l’autoroute, le FNDRA, Sonatrach, des barrages. Le président ne peut pas endosser toute la responsabilité au gouvernement, il est personnellement responsable de la systématisation de la rapine et de la corruption en Algérie. Ce triste épisode de la gestion du président Bouteflika ne peut renvoyer qu’à l’absence de projet ou de stratégie de développement pour le pays qui traverse une période rare d’aisance financière, il a gouverné et continue à le faire sous l’emprise de l’improvisation. C’est là, la triste vérité de 12 ans de règne sans partage. L’exemple tunisien et celui de l’Egypte sont trop proches de nous, pour croire que le peuple va encore se contenter de fusibles ayant sauté bien avant, par la grâce du viol de la constitution en novembre 2008, pour assouvir la soif du pouvoir d’une personne.Le chef du gouvernement, devenu par la grâce d’un président qui voulait tout le pouvoir, Premier ministre qui n’est en réalité qu’un coordinateur d’un exécutif, dont la majorité est issue d’une promotion «douariste».Le douar s’est bien installé dans les rouages du pouvoir pour faire main basse sur les richesses du pays, à travers un hold-up politique des plus spectaculaires du nouveau millénaire, agrémenté d’un score brejnévien obtenu en 2009. A force de museler l’opposition, le «sauveur» de la nation découvre, au début du mois de janvier, la réalité de la rue désormais investie par une révolte d’un autre type à laquelle le pouvoir n’est pas habitué.Ceux qui croyaient en 1999 que le peuple recevait un Mandela algérien ou un Silva da Lula découvrent avec regrets qu’il ne s’agit en réalité que d’un Mougabi au mieux un Boris Eltsine qui risque d’emporter le pays dans sa sénilité. Dans les rares moments de lucidité du soldat Bouteflika, les observateurs ont eu à découvrir que le «messie» s’est rendu compte, 10 ans après, qu’il croyait mener le peuple sur la voie du paradis, alors qu’il le menait droit vers l’enfer (son discours devant les walis au Club des Pins en 2008). Au lieu d’en tirer les leçons, il se rebiffe dans son silence, en ouvrant un peu plus la «tirelire nationale» pour engager son programme quinquennal de 260 milliards de dollars. Une somme, dont la grande partie ira certainement droit dans les poches des maffieux et leurs mentors d’outre-mer. Il a lui-même catalogué son règne de la décennie de la rapine et de la cleptomanie en disant, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire en 2007 : «Nous sommes sortis de la décennie du terrorisme et nous sommes rentrés dans une décennie de cleptomanie».La situation devient réellement dramatique, il faut sérieusement sauver le soldat Bouteflika de lui-même. Celui qui est allé assister à un Sommet africain sur le Sida au moment où une partie de l’Algérie était à feu et à sang, avec 125 martyrs tués par balles réelles, celui qui ne cesse d’outrager les sentiments d’un peuple méprisé et réduit à un tube digestif s’est permis d’aller assister à une mascarade, à Charm El Cheikh, réunissant, dans un cirque de mauvais goût, les dictateurs et monarques arabes, au moment où la rue vivait un bouillonnement sanglant, ayant emporté cinq jeunes innocents et plusieurs autres qui se sont immolés après avoir tenté de fuir le pays sur des barques de fortunes, préférant servir de nourriture aux requins que d’assister à la dilapidation de leur patrimoine chèrement acquis par d’autres requins à apparence humaine. L’urgence de sauver le soldat Bouteflika devient insistante. Le seul moyen pour le faire est d’aller vers une période de transition, l’ouverture du champ politique et médiatique et lui ouvrir, en même temps, une porte de sortie afin, et par respect à son âge et son état de santé, de lui éviter la fin tragique de Ben Ali et de Moubarak. Le chef d’Etat doit avoir le sens élevé de la responsabilité, en sachant à quel moment il faudrait quitter la table, afin d’épargner d’autres tragédies au pays.habendri57@yahoo.fr Février 2011

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Mais taisez vous Monsieur Zerhouni

Posted by bendrihem-haider on mars 29th, 2011

Mais taisez-vous M. Zerhouni !

Il existe des situations ubuesques où le commun des mortels ne peut souhaiter que le ridicule soit l’arme idoine pour faire taire les marionnettes politiques. C’est le cas malheureusement de l’ancien ministre de l’intérieur et l’actuel vice-premier ministre. 

Il faudrait peut-t-être un autre sacrifice d’un million et demi d’Algériens pour voir ce pays s’affranchir, enfin, de ces gérontocrates qui ne réalisent pas encore que la génération du nouveau millénaire n’a rien de commun avec celle ayant grandi à Oujda, qui ont pris le pouvoir, il y a cinquante ans, sur le dos des blindés de l’armé des frontières. Ces gens venus se servir du pourvoir n’ont pas tremblé pour achever les dernières katibates de l’ALN que la France n’arrivait pas à anéantir. Voilà, la vérité que les jeunes émeutiers ne savent pas et que leurs gouvernants leur cachent encore et depuis 50 ans.

Mr Zerhouni qui n’est pas pourtant un brillant politique a eu cette tâche délicate,  dix ans durant, de jouer le rôle à la fois complexe de policier en chef de Bouteflika et celui, fort délicat, de porte parole autoproclamé du gouvernement.

L’ancien « malgache » collectionnait allégrement les bourdes, au point qu’il fut qualifié du « gaffeur » par excellence d’un gouvernement qui s’il ne communique pas du tout, il le fait d’une manière très maladroite.

La récente sortie de Mr Zerhouni , à travers la presse nationale, lors de la session d’automne de l’APN, fut aussi retentissante encore par son côté ridicule qui fut, d’ailleurs, vite balayer d’une main par le Chef de l’Etat, suite au Conseil des ministres qu’il a présidé, une journée après l’énième bourde de l’ancien ministre de l’intérieur. Le démenti que lui a asséné son Chef d’Etat fut si retentissant qu’il ne s’en est pas encore complètement réveillé.

Quand Mr Zerhouni se refugie dans ses reflexes sécuritaires, en disant que l’Etat d’urgence ne sera pas levé pour la simple raison qu’il ne dérange personne et, surtout, que le terrorisme est toujours menaçant, c’est qu’en réalité il cache une aversion maladive à toute activité politique de l’opposition.

La contradiction lui est venue de la part de son propre Chef d’Etat, dont il a protégé le trône plus d’une décennie à coup de scores brejnéviens aux élections et en interdisant l’activité politique à Alger, pour évacuer l’opposition vers les wilayates et les laisser à la merci des caprices des walis qui fonctionnent au téléphone.   

Cette cacophonie survenue en l’espace de 24 H entre le Chef d’Etat et le vice-Premier ministre dénote encore que la pouvoir personnel est bien réel et que la décision est entre les mains du Chef de l’Etat et que les autres responsables de l’Etat sont bon pour le décor. Finalement, l’Etat d’urgence sera bien levé, n’en déplaise à Mr Zerhouni et son argument sécuritaire.

Il faut  dire que la gestion politique pour l’ancien ministre de l’intérieur passe par l’aspect sécuritaire. C’est ce qu’il a de commun avec Beria, avec, cependant, cette différence que Beria, dans sa célèbre froideur, alignait des résultats qui lui ont valus les faveurs de Staline.

Car et sur la question sécuritaire,  l’ancien ministre de l’intérieur démontre encore que visiblement il a la mémoire courte. Il serait peut-t-être inélégant de le critiquer sur cet aspect lié à l’âge, car, la nature impose ses règles même dans le cas de ces mortels emportés par l’ivresse du pouvoir au point de se croire immortels.

Depuis 6 ans ou un peu plus, l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui refuse, au demeurant, de parler de l’AQMI préférant l’appellation « Hattabienne »  du GSPC, ne se fatiguait pas de marteler que le nombre de terroristes encore en activité ne saurait dépasser les 350 criminels. Plus de six ans après, ce groupe continue à sévir et se transforme, comme par enchantement, en argument pour l’ancien ministre de l’intérieur pour maintenir l’Etat d’urgence. En invoquent cet argument, Mr Zerhouni aurait souhaité que le nombre de terroristes en activité soit plus élevé, rien que pour maintenir ce dispositif restrictif sur le plan des libertés.

Cet artisan des dernières mascarades électorales devrait se rendre compte qu’il est plus indiqué pour lui de se taire, à défaut de consolider son image de ministre coupé de la réalité et qui collectionne les gaffes.

Oublieux ?  peut-t-être, Mr Zerhouni qui a eu à gérer la marche des Arouchs à Alger, en recourant aux prisonniers qui ont été montés contre les manifestations, à des « Baltadjias » fascistes de Hosni Moubarek, a été derrière les dérapages meurtriers enregistrés. Il a eu le ridicule d’expliquer ces dépassements, en endossant la responsabilité à un organisateur qui a éteint  son téléphone portable et que le ministre ne réussissait pas à contacter pour nouer le dialogue. Une personne anonyme que le ministre n’a pas encore identifiée. Pire encore, ce ministre oublieux ne se rappelle pas qu’il a été derrière le feu qui a allumé la mèche de la colère en 2002 en Kabylie, lorsqu’il avait traité Massinissa Guermah, froidement assassiné dans une brigade de Gendarmerie, de voyou qui n’a pas réussi dans ses études. Le démenti lui est venu du père de ce dernier qui a brandi le bulletin de Massinissa, faisant qu’il était brillant au lycée, mieux encore un bachelier en puissance.

L’homme au passeport biométrique qui n’a pas encore vu le jour, a eu en particulier des positions qui plaident pour lui. Ne s’est-t-il pas opposé contre la dénationalisation des hydrocarbures que son Chef d’Etat avait décidé avant de se rebiffer. Il aurait pu en tirer les conséquences et de maintenir  cet image qui plaide pour lui, au lieu de s’engouffrer tête baissé dans des incohérences, au   point de se voir déjuger et tourner au ridicule par un Chef d’Etat qu’il a servi au point de commettre des atrocités et d’en collectionner les gaffes. N’est-t-il pas profitable pour Mr Zerhouni de se taire ?               

                                                                                                   Haidar Bendrihem fevrier 2011

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La société de surveillance et le spectre de la menace biométrique Sous le voile de l’Etat policier…

Posted by bendrihem-haider on août 21st, 2010

 

Il s’en cache des choses dans la tête de nos dirigeants politiques ! Même sans voile et sans barbe… Savez-vous, qu’au nom de la pseudo modernité et sous couvert encore et toujours de la lutte contre le terrorisme, et sous la responsabilité encore et toujours des mêmes personnes qui ont échoué à nous débarrasser de quelques badauds égarés dans les maquis depuis une quinzaine d‘années, on s’apprête à interdire le port de la barbe et du foulard pour complaire aux ordres de l‘occident, nos responsables sont devenus plus royaliste que le roi. Ces lois sont au dire des anglais et des américains impossible à appliquer.

Pour avoir un passeport ou une carte d’identité, il fallait jusqu’à aujourd’hui et dans le monde entier justifier d’une résidence stable, fournir un questionnaire d’identité réglementaire et commun et ce depuis de la création des passeports et la démocratisation des voyages ainsi qu’une photo « réglementaire selon des NORMES REQUISES (internationales ou nationales).

L’excès de zèle administratif dans l’application de la biométrie dans les documents d’identité ne fait guère dans le détail.

Qu’est-ce qui peut bien pousser Mr Zerhouni à aller si vite dans la promulgation de textes administratives n’ayant même pas vu le jour, ni même soumis à une assemblée pourtant asservie à ses ordres, jusqu’où Mr Zerhouni poussera-t-il ses prérogatives monarchiques et son mépris de ses élus.

Savez-vous qu’il est question au nom de la lutte contre le terrorisme (fliquabilité des citoyens) de monter des fichiers pour chaque citoyen désirant avoir un passeport, d’avoir un garant sous peine de non recevoir(une personne pour vous identifier que c’est bien vous): il faudra impliquer une seconde personne comme pour un mineur, avoir un garant avec tout ce que cela implique, il s’agit d’abord d’un renfort de l’Etat policier.

Le citoyen sera ainsi « mieux cerné », les noms des ascendants et des descendants ne suffisent plus à notre très zélé ministre de l’intérieur, il lui faut d’autres moyens de pressions et de répressions, pour créer le nouvel Algérien sans citoyenneté, sans culture, sans religion, sans traditions. Il devient un Algérien (article) codé..Il ne manque plus que l’introduction de puces électroniques sous forme de bague à vie pour chaque citoyen Algérien afin de contrôler tous ses gestes et ses amis,  pour savoir qui était à quel endroit, avec qui et à quelle heure« the big brother is watching you, George Orwell 1984 ».

 

Voilà, ceux qui nous gouvernent illégitimement, savent bien pousser le curseur de la démocratie apparente vers la dictature des lois « d’exceptions » dès que le peuple dérange leurs affaires ou risque de prendre conscience, ils l’alourdissent de tracasseries continuelles et récurrentes. Les dépassements lors des contrôles routiers, sous couvert du nouveau code de la route, s’avèrent déjà une brimade scandaleuse qui révolte tous les citoyens et voilà que le contrôle s’aggrave encore, tous les citoyens sont aux yeux de nos responsables des criminels potentiels.

 

Sous d’autres cieux, le citoyen est innocent jusqu’à preuve de sa culpabilité, par contre aux yeux du pouvoir Algérien, le citoyen Algérien est coupable jusqu’à ce qu’il fasse preuve de son innocence.

Certain citoyen porteur de pièces d’identité ont dû fournir à moult services administratives des preuves supplémentaires les identifiant, l’honneur du citoyen est ainsi bafoué. Aucune déclaration sur l’honneur sans document légalisé, attestant de la bonne foi du demandeur n’est actuellement prise en compte. Le Ministre de l’intérieur, au lieu de s’atteler à la débureaucratisassion de l’administration Algérienne et ainsi alléger le système hérité du colonialisme déjà lourd et fortement noué, il s’empresse à ajouter d’autres nodosités plus stressantes pour le citoyen.

 

Nous voilà de plus en plus noyés dans un système qui est en train de nous étouffer, sous la fallacieuse allégation de lutte contre le terrorisme, dans un Etat définitivement policier. Ne nous trompons pas de croisière, les nouvelles décisions sur les documents d’identité biométrique reste bien un prétexte de quadrillage de la société…« quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt«  l’essentiel pour notre ministre de l’intérieur n’est pas la photo, les oreilles ou la barbe mais le fichage et plus de stress pour le citoyen, une nouvelle forme de torture.

Les peu d’espaces de respiration de la liberté sont de jours en jours étranglés et déformés. Contrôlés, espionnés, surveillés, fliqués chaque jour davantage. Comment pourrait-on accepter cette intrusion continuelle dans nos vies ? L’Algérie reste une des sociétés les plus répressives.

 

Sous couvert de l’application de la biométrie dans les documents d’identité, c’est encore la liberté qu’on attaque…rien d’autre que l’aspiration à la liberté. Sur un autre registre, la somme des renseignements qui seront collectés seront directement mis au service de la compagnie à qui Zerhouni a généreusement accordé ce juteux contrat. Tous nos secrets seront donc gracieusement livrés à cette compagnie, et certainement revendus à d’autres puissances. Alors que cette opération stratégique aurait pu être mené en collaboration avec quelques laboratoires de recherches en Algérie, tout aussi performant et tout au moins nationaliste. Dévoyée de son but initial, à savoir l’étude quantitative de certaines caractéristiques des citoyens, la biométrie entre les mains de notre ministre se transforme en une arme de surveillance massive, un outil qui réduit les Algériens déjà diminués à des octets et des fichiers qui se baladent, à leur insu, dans les réseaux nationaux et internationaux, la traitrise n‘est pas loin. Ils ont vendu nos puits de pétrole, nos usines, notre histoire, notre jeunesse et maintenant ils soldent la population et son devenir et le même notre avenir.

Haider BENDRIHEM, Alger le 8 mai 2010

 

 

 

 

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La résistance pour la dignité en Algérie

Posted by bendrihem-haider on mai 10th, 2010

“Nous faisons face à un pouvoir qui empéche toujours le peuple Algérien de s’exprimer libremennt; à un pouvoir déterminer à briser toute opposition et tout opposant; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaitre politiquement. En dépit de toutes les crises qui se succedent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique. Autour de nous, les Algériennnes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont entrain de s’éffondrer. La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au coeur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaisme et compromet serieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de forces nus.”   Hocine Ait-Ahmed l’un des chefs historiques de la glorieuse révolution Algérienne encore en vie et à qui l’histoire a donné raison dans toutes ses positions prises même les plus controversées de l’époque en 1963 et en 1992, longue vie à des Hommes comme lui qui ont combattu et milité pour la justice, l’équité, la liberté, la démocratie et la dignité de son peuple et de son pays. L’Algérie finira par se libérer encore une fois pour enfin intaurer la répubique démocratique et sociale dans le cadre des principes et valeurs de l’islam tel que révée par les concepteurs de novembre.

La situation du pays ne cesse de s’aggraver. Les libertés se sont amenuisées, au point où l’on ne peut parler d’opposition ou d’opinion discordante, tout simplement. L’Etat de l’économie ne cesse de se dégrader, malgré une embellie financière qui ne profite pas aux citoyens et qui continue à sourire aux prédateurs de tout acabit. L’alternance au pouvoir vient d’être enterrée par le coup d’Etat fomenté contre la Constitution par le biais d’une Assemblée populaire mal élue et ne représentant que les 20 % du corps électoral national. Un troisième mandat fatidique pour le pays, est quasi assuré par un conglomérat de partis politiques qui a pris en otage l’ensemble des Assemblées, et participe à la dilapidation du patrimoine national, à savoir sa culture, sa religion, la glorieuse histoire et ses ressources naturelles.

Le pouvoir en place qui s’est attelé le long d’une décennie à museler le champ médiatique, à miner toute tentative de création d’un mouvement politique ou citoyen, à niveler par le bas en limitant le droit au rassemblement, à déstabiliser et opérer des changements au sein des partis existants dans le but de maintenir un unanisme hérité de la période stalinienne et à dissuader le citoyen de s’intéresser aux questions politiques de son pays, en lui suggérant “qu’il est inutile de penser au changement, à partir du moment où ce pouvoir est une fatalité pour le pays”, tout cela sous la menace de l’état d’urgence qui reste comme le seul projet du pouvoir à proposer à la société.    

L’Etat déliquescent de fait du terrorisme, de la bureaucratie, du népotisme, du régionalisme et de la corruption, est squatté par l’ambition d’un clan autour d’un président fatigué, dont la seule gloire est la pérennité au pouvoir méprisant tout un peuple et défiant les lois de la biologie.

Le désespoir frappe de plein fouet une jeunesse, réduite au statut de mineure perpétuel, et à qui on a imposé le choix de la misère et le chômage ou de la « Harga » et les maux sociaux. La répression est devenue le seul langage que le pouvoir réserve à toute contestation; le peuple voit ainsi ses acquis chèrement arrachés, disparaitre petits à petits.

Le bilan de la décennie 1999-2009 est frappant:

- Sur le plan politique, en 1999, le président Bouteflika a eu comme adversaires politiques les Ait Ahmed, Taleb Ibrahimi, Khatib, Hamrouche, Sifi et Djaballah  des courants politiques en voie de structuration, ce qui montre que la société était sur la bonne voie de s’organiser. En 2009, le président candidat se retrouve en face du vide qu’il a crée.

- Sur le plan économique et social, en 1999, la facture des importations ne dépassait pas les 10 milliards de dollars et en 2009, elle dépasse largement les 40 milliards de dollars, équivaut à plus de dépendance de l’extérieur, à l’anéantissement du tissu industriel productif, à la mauvaise gouvernance et à la mauvaise politique agricole malgré les milliards injectés avec les conséquences socio-économiques désastreuses. La décennie Bouteflika est créatrice du phénomène des harragas et des détournements, vols et corruptions à coûts de milliards.

- Sur le plan diplomatique, en 1999 et malgré une décennie d’isolation, l’Algérie avait gardé le cap de ses  positions historiques qui ont toujours caractérisé sa diplomatie courageuse et claire à la hauteur de son passé glorieux, en 2009 il ne nous reste ni positions ni même le discours mais rien que la diplomatie du cheque.

Durant les élections de 2007, organisées par le pouvoir et pour les sous traitants du pouvoir, et au mépris du citoyen, la majorité des Algériens a tournée le dos aux urnes avec une volonté clairement exprimée, pour signifier son opposition au pouvoir en place qui s’est foncièrement discrédité. Moins de 20% du corps électoral décide ainsi pour le sort de tout un peuple, voilà le miracle de la démocratie de BOUTEFLIKA qui vient se greffer à ses miracles que le peuple a eu à vérifier le long d’une décennie, marquée par la misère, la dilapidation des deniers publics, la déperdition des richesses nationales, la généralisation de la corruption et la déliquescence de l’autorité de l’Etat.

Malgré tout cela, le pouvoir est resté autiste et méprisant et l’opposition n’a pas su exploité ces brèches qui se sont offertes à elle, pour s’organiser et renverser la tendance, en faisant adhérer les citoyens à son projet. Ceci est du, essentiellement, à des ambitions individuelles des leaders de l’opposition conjuguées aux pratiques d’obstructions anti démocratiques au demeurant, machiavéliques dans leurs essences, exercées par le pouvoir en place.

Aujourd’hui, les animateurs de l’opposition, qu’ils adhérent au CRI pour le changement ou pas,  devraient reconnaitre qu’il est fondamentalement urgent de se rassembler pour s’opposer aux conséquences d’un troisième mandat, qui seront fatales pour le devenir du pays.  Devant un constat aussi alarmant, nous sommes nombreux à partager la même conviction, celle d’œuvrer en concert pour engager une réflexion débouchant sur des initiatives concrètes pour redonner espoir à ce peuple désorienté, désabusé, mais qui continue à porter le pays dans son cœur, malgré les déceptions, les trahisons, les fraudes et la confiscation de son ultime droit à présider à son destin .

Nous sommes nombreux et nous formons l’ensemble des franges de la société, refusant de sombrer dans un populisme ravageur, ou succomber à l’attrait d’un élitisme craintif, salonnard et coupé de la réalité, aspirons à réunir l’ensemble des valeurs sûres de la nation, à fédérer tous les patriotes qui vivent avec le souci  d’œuvrer à sauvegarder la nation d’un naufrage imminent, à mobiliser toutes les capacités du pays réduites à vivre dans l’ombre, afin d’accomplir l’ultime sursaut patriotique, à travers d’initiatives sous formes de réflexions et d’actions capables de redonner espoir à ce peuple trahit.

Nous sommes nombreux à récuser toute velléité de sectarisme et de régionalisme et nous refusons de faire dans la surenchère nationaliste, républicaine ou religieuse, nous sommes condamnés à travailler dans la concertation, l’échange de point de vue, la collecte d’informations et d’expertises utiles, dans la diversité sous l’unique emprise des règles de la démocratie.

Notre conviction, c’est fournir les efforts pour traduire ces idées en projet, justice et équité pour faire adhérer la majorité à ce projet, et surtout patience face aux entraves qu’on va subir. Mais, aussi, ni cupidité, ni peur, ni fatalisme. Ceci est notre crédo, notre point de mire, notre chemin et notre vocation.

Ayant une croyance, selon laquelle rien n’est imposé » à l’homme, sans son propre bon vouloir, nous devons appeler à l’affranchissement de nos concitoyens des fatalismes, des modèles préétablis, du conditionnement et des paternalismes.

Nous devons nous pencher sérieusement sur la crise qui secoue notre pays. Le pouvoir a manqué de clairvoyance, de transparence et de cohérence. La nécessité d’une opération vérité est devenue plus qu’obligatoire. On doit agir avec pragmatisme et vigueur.

Désormais, le combat n’est pas de s’opposer politiquement au président  Bouteflika, car cette bataille est déjà dépassée depuis la violation de la Constitution, l’important est de préparer l’avenir, et s’opposer avec détermination à un pouvoir autoritaire et dangereux pour la cohésion nationale. Le véritable affrontement avec le pouvoir en place passe inéluctablement par cette bataille pour une démocratie durable, politique d’abord, mais aussi économique, sociale et culturelle et ainsi vaincre l’injustice et la terreur par la force de la liberté.

Sommes-nous capables de réussir là où le système a échoué, et de répondre aux exigences et valeurs incarnées dans l’esprit de l’Appel du 1er Novembre 1954, à savoir l’édification d’un Etat souverain, démocratique et sociale, dans le cadre des valeurs de l’Islam ? Tellement souillé, cet Appel est oublié, voire jeté dans les calendes grecques car, nous avons vite oublié ceux qui sont morts pour cet idéal ; un idéal de résistance. Ce même esprit de résistance qui est toujours d’actualité.

C’est en s’inspirant de l’esprit et des valeurs du 1er Novembre que l’on peut mobiliser, à travers un débat sérieux, serein et responsable,  pour engager cette bataille salvatrice pour la nation. Car, ces valeurs ont, ensemble ou séparément, la capacité de motiver ceux qui désespèrent et d’inciter à se battre ceux  qui ont perdu le gout du militantisme et des risques qu’il implique.

Sommes-nous prêts à nous battre et capables d’adopter comme projet politique, celui qui vise à mettre en œuvre la démocratie, à travers les valeurs de solidarité, de liberté et de responsabilité dont elle est porteuse ?

Sommes-nous prêts à nous battre au quotidien pour que nous puissions vivre et exprimer nos points de vue dans les différents domaines, qu’ils soient politiques, économiques… afin d’éradiquer les inégalités et la précarité, sources de frustrations, de violences et d’instabilité permanente.

Aussi, sommes-nous capables de nous battre pour que la culture soit à la portée de chacun, que le développement soit bénéfique à l’ensemble des citoyens et l’éducation soit le ciment de la République, que la santé soit accessible pour tous, que la justice soit indépendante, que la solidarité sociale soit effective, bref pour l’édification d’une société algérienne plus humaine, plus généreuse, plus justes et morale ? Le CRI de l’Algérie pour le changement aspire à faire de la démocratie et de la liberté d’une part et du savoir et de la connaissance d’autre part la clé de lecture des problèmes de notre pays et de l’ensemble de la société algérienne.

Avec cette modeste contribution, il s’agit de reveiller les colères contenues, de stimuler de la résistance démocratique collective. Nos ancétres ont libéré en 1962 un territoire, notre génération doit remettre l’Algérie sur ses pieds, la tête en haut et les pieds en bas. Notre génération devrait mener la libération contre la faim, contre le sous-développement et contre le pouvoir autoritaire, mais une révolution sous forme de resistance pacifique et continuelle jusqu’à broyer cette main invisible qui maintient notre beau pays riche en pays misérable, afin que la richesse de notre pays ne servirait plus à l’enrichissement illicite des tenants du pouvoir et des instruments de repression contre la societé et ces citoyens.Il s’agit de mettre cette richesse et ces moyens au service d’un seul but: le bonheur de la société. Il faut transformer l’algérien commun de spectateur affamé, chomeur, humilié, méprisé, harrag, en  citoyen acteur, combattif, conscient, révolté et même insurgé. La victime devient alors acteur de son destin. C’est à la mise en oeuvre de ce processus pour le changemennt que le CRI veut contribuer. Notre rôle est de contribuer à réveiller les consciennces en vue de ce changement. Il ne suffit plus de dénoncer ou de faire le constat, mais le temps est arrivé pour que le peu de cercles ou mouvements ou partis d’opposition ou personnalités encore engagés contre l’autoritarisme, l’injustice, la corruption et le deni de droit, se mobilisent, se concertent et se rassemblent pour engager un vrai Front d’opposition pacifique pour la démocratisation du pays et afin de montrer à l’opinion nationale et internationale que les Algériens en ont assez de ce pouvoir anti démocratique et autoritaire, pour signifier à ces gouvernants d’un autre temps, notre maturité, notre refus du tutorat imposé et notre ras le bol de la précarité de notre situation et du risque de désinntégration de la nation. Seule une longue résistance citoyenne est capable de rétablir les citoyens dans leurs droits fondamentaux et garantir la cohésion nationale..

Haider BENDRIHEM Ancien Député : Une partie de ce document a été publié dans le journal El Watan au mois de février 2009 habendri57@yahoo.fr

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أزمة نظام الحكم و المبادرة من أجل التغيير

Posted by bendrihem-haider on mai 9th, 2010

أزمة نظام الحكم و المبادرة من أجل التغيير

بقلم بن ادريهم حيدر[1]

 

إن أزمتنا في الجزائر هي أزمة نظام الحكم, وأزمة الحكم هي أزمة ديمقراطية, وأزمة الديمقراطية في الجزائر هي أزمة الوعي والمعرفة, أي أزمة تحرر من الخوف والطمع والتسلح بالعلم والإيمان, فالأزمة أزمة النخبة التي تخلت عن مهمتها الأساسية وباعت ضميرها وكرامتها إلى سلطة حلت محل الدولة , مقابل بعض التسهيلات التي هي حق من حقوقها الأساسية والتي أصبحت لدى الأنظمة الاستبدادية تبجيل للخاضعين.

وأصبحت المقولة الشهيرة حقيقة مرة أننا نجحنا أو نجح الشهداء في تحرير التراب وأخفقنا في بناء الدولة التي حلم بها الشهداء. لأن الدولة هي تراب محرر وشعب محرر ليس فقط من الاستعمار بل من القيود والعبودية والاستذلال وسلطة تدافع عن التراب المحرر بدم الشهداء وتحترم الشعب الذي يعطي لها الشرعية وينزعها عندما تنحرف عن خدمته.

 

لبناء دولة ذات سيادة ديمقراطية في إطار المبادئ الإسلامية يجب علينا أن نضع لها شروط, وأول هذه الشروط أن نخرج شعوبنا من الجهل والفقر والخوف والمرض وهذا يتطلب إصلاحات عميقة في المنظومة التربوية والمنظومة الصحية والمنظومة القضائية وأخيرا المنظومة الاقتصادية.

 

فمن دون المعرفة, أي من دون أن يكون للنخبة الجزائرية الجرأة في التعبير على مشاكل المواطن, سنبقي نشاهد برامج عبارة عن شيتة للحاكم, وتكسع علي أبواب السلطان, وستبقي المساعي خاضعة لرغبة السلطان , وستبقي الديمقراطية رغبة يمليها الحاكم أو استفتاء تقرر نتائجه مسبقا وانتخابات مزورة تحسم سلفا لزبائن السلطان والإصلاحات العميقة للخروج من نفق الجهل والفقر والخوف تبقي تتراوح مكانها.

لأن الاستبداد في الحكم لايتطلب سوي بضعة أفكار أما الديمقراطية فإنها تحتاج إلي أفكار كثيرة من التمكن من الحوار مع الغير ومن أجل معرفة المجتمع والتاريخ والمستقبل لذلك تصح المعادلة ً الاستبداد بالجهل والديمقراطية بالفكر والمعرفة ً

 

لقد ركز النظام الحاكم في الجزائر كل عمله على خنق كل محاولة تنظيم سياسي أو نقابي أو جمعوي وقتل في المهد جميع المحاولات الهادفة إلى التغيير السياسي وفبرك في مخابره لكل مرحلة فئة سياسية يمارس بها التداور على السلطة في إطار دائرة الاستبداد التي لاتتغير لضمان مصالحه الدائمة المستدامة, وبعد قضاء الحاجة يلتجئ النظام غالبا إلى تهميش هذه الفئة سياسيا واجتماعيا لاستبدالها بأخرى ملائمة للمخادعة.

إن التغيير يحدث لامحالة سواء بتعميم العلم والحريات ونقتصر المسافات للوصول بوطننا إلي التنمية المستدامة وتعم الرفاهية والعدالة على الجميع أو يأتي بتعميم الظلم والاستبداد وتعم الفوضى والظلم وتكاد البلاد تدخل في دوامة خطيرة تضر البلاد والعباد وفى مقدمتها السلطة وكل المحسوبين عليها. فاليوم لنا الاختيار أما غدا فلا أحد يستطيع التحكم في ما تؤول إليه البلاد والمسئول الأول أمام التاريخ وأمام الشعب هو النظام الحالي.

لقد أدى هذا الاحتباس السياسي والثقافي وتحويل الرهانات فقط حول التحكم في السلطة والبقاء

في أحضانها إلى جمود شامل , حيث كشفت الأزمة السياسية والمؤسساتية والاجتماعية والاقتصادية عن عجز النظام والسلطة الجزائرية في التأقلم مع نظام ديمقراطي, هذا وقد كشف الجميع أن نظام الحكم الحالي لم يكن في المستوى وحاول إخفاء إخفاقاته وتناقضاته بكثرة الخطب الرنانة والمهرجانات وتنظيم الاستفتاءات المتكررة المحسوم في نتائجها.

 

فالسلم والمصالحة أصبح شعارمميع لايعني شيئا, تبنته السلطة لاختفاء الكوارث التي هي مسئولة عليها, واستفتاء استغلته كمنبر لإخفاء عجزها في التعامل مع الأزمة الاقتصادية والاجتماعية. واليوم وبعد تكرار التمديد والتعميم من قانون الرحمة إلى قانون الوئام وميثاق السلم أصبح مشكوك أن هذه القوانين والاستفتاءات تمثل آلية في يد السلطة لتشجيع وفتح المجال أمام النشاط الإرهابي والإجرامي ليصبح أشبه بمهمة متجددة ومعترف بها وهذا يكرس منطق الاعقاب وإغفال الحقيقة والعدالة والإنصاف. ومما لا شك فيه أن السلم الدائم مرهون بإرادة سياسية قوية ومبادرات ملموسة وبسيطة منها رفع حالة الطوارئ وفتح الساحة السياسية والإعلامية وتفعيل الديمقراطية كأداة حضارية للوصول إلى السلطة وقبول فكرة التداول على السلطة والاعتراف بالتعددية السياسية وليس استفتاءات وعفو شامل عن الفشل الشام.

 

أما السعي إلى تعديل الدستور بدون هذه الآليات المذكورة , فانه لايعدو أن يكون دستورا على المقاس, علما أن الدستور الحالي مداس في حد ذاته ولم يحترم حتى من حاميه.

ولهذه الاعتبارات فان الرأي العام يعتقد جازما أن مصرحية التعديل الدستوري بدون نقاش ولا حرية الرأي وتحت حالة الطوارئ محسومة النتيجة مسبقا بأكثر من تسعون بالمئة المتعود عليها ماهي إلا كلفة باهظة على الخزينة العمومية ستنعكس سلبا على المواطن, يؤكد حقيقة مرة مفادها أن المستبد يسخر المال العام ويجند الإدارة العمومية ويسلح القوة العمومية على حساب المصلحة العامة لإغراضه الضيقة.

 

وبهذه الممارسات فقدت السلطة ماتبقى لها من ماء الوجه على الصعيدين الداخلي والخارجي, ولم يبق لها لامشروعا سياسيا ولاهدفا ولا إستراتيجية, متجاهلتا الشعب ومعتمدة على تكسير المعارضة وكل القوى السياسية التي تعمل من أجل التغيير السلمي . وثار لها ذلك ممكنا بفضل البترول الذي يضمن اقتسام الريع والتسيير البيروقراطي لمؤسسات الدولة وتغطية الضعف السياسي والاقتصادي والاجتماعي.

 

لذلك فمن الطبيعي أن تخفق السلطة الحالية في تحقيق الإصلاحات التي قامت بها وفشلت حتى في توفير الحد الأدنى من الكرامة الإنسانية للمواطن الجزائري.

إنها تتعامل مع المواطن كقاصر غير ناضج للديمقراطية والحريات, فالمشكلة النظرية والفلسفية تكمن في من يحدد ماذا والى متى, من الذي يملك شرعية القول أن مجتمعنا ناضج للديمقراطية, ومتى سينضج, وفي اعتقادنا فان الشعب الذي قهر الاستعمار الفرنسي لجدير بممارسة سيادته الحرة كاملة غير منقوصة دون وصاية من ـحد.

إن ماتحتاج إليه البلاد والشعب هي القيادة لا الوصاية, والقيادة مسألة سياسية لاتتعلق بالطبقية الاجتماعية ولا الجهوية, بل بالرؤية والقدرة على تحفيز المجتمع وإطلاق طاقاته.

 

إن الوصول إلى النقطة الحرجة في طريق التحول نحو الديمقراطية هي التكفل بالتربية والصحة والعدالة وخاصة أجور تضمن كرامة المواطن, تلك آليات تسمح لإنشاء طبقة وسطى عريضة في المجتمع قوية في الفكر متحررة في العمل , في خضم معانات طويلة ونضال شاق. وهذا لايمكن أن يتم عن طريق السلطة الحالية, لأن هذه السلطة ببساطة معادية لهذه الطبقة الوسطى التي تتكون من المعلم والأستاذ والطبيب والموظف والعامل

والسبب في ذلك هو أن تطوير وقوة الطبقة الوسطى يعني بداية النهاية للنظام الأبوي التسلطي.

 

وإذا كانت مسؤولية السلطة السياسية كبيرة في ما يعانيه المواطن الجزائري من مشاكل اجتماعية وثقافية وسياسية أنزلته إلى مادون مستوى المواطنة, فان المواطن بصفة عامة والنخبة بصفة خاصة لهم نصيبهم من المسؤولية في استمرار الاحتقان السياسي والاجتماعي, وعليه فان مايقتضيه الواقع المر من المواطنين هو أن يتحركوا بقوة لفرض سلطة الشعب على النظام الحاكم وعدم الاكتفاء بالشكوى واللوم فقط وتحريك المجتمع نحو المقاومة الفكرية والممانعة من أجل التغيير.

إن الحد الفاصل اليوم هو بين راغب في تكريس الحكم الفردي الاستبدادي الذي يفقر الشعوب ويذلها ويزدهر الفساد وتكثر الفضائح في زمنه وبين معلنين لإرادة قوية لبناء دولة القانون والمؤسسات وتحصين الديمقراطية والحريات ويعم العدل وتزدهر الرفاهية وتسترجع الكرامة التي يأمل فيها الجزائريون.

ولا شك أن هناك كثيرين ناضلوا من أجل هذه الأفكار والمبادئ التي تنهض بها الأمم وتتقدم بها الشعوب وتحضي السلطة بالمصداقية والشرعية وبذلك فقط يصبح العمل السياسي عملا شريفا يتعاطاها الأخيار.

 

وعلى هذا إلزام علي كل مواطن شريف يعشق الحرية ويموت من أجل الكرامة ويضحي من اجل بناء الدولة التي حلم بها الشهداء, لا يطمع في فتات السلطان ولا يخاف من عقابه أن يرفع صرخة عالية تعبر عن القول بأن الوقت قد حان لانجاز إصلاحات عميقة تتجسد في ترجمة بيان أول نوفمبر 1954 إلى واقع سياسي ملموس.

السجن لايخيفنا والموت شرف لنا.

 

[1] باحث ونائب بالبرلمان سابقا

 

 

 

 

 

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لا صوت يعلو فوق صوت الانتهازية

Posted by bendrihem-haider on mai 9th, 2010

لا صوت يعلو فوق صوت الانتهازية

رحلة تفقير وتجهيل الشعب تتواصل

 

مع سقوط كل قلاع المعارضة والرأي الآخر وانحصار كل فضاءات التعبير، لم يعد للنظام إلا صوته الذي أضحى باهتا في أفواه الانتهازيين .

إن أنبل الأفكار والقيم يكون مصيرها الفشل إذا تبنتها الانتهازية ونطقت بها ألسنة متسخة بالكذب، تفقد معناها وتصبح مجرد بوق لدعاية رعناء.

الانتهازية لا يهمها شعب ذاق المرارة والحقرة والفقر المدقع والفساد المعمم ولا يهمها حتى شخص الرئيس نفسه، وإذا تأكدوا أن الرئيس القادم ليس هو الرئيس الحالي سينقلبون عليه وشرهم ليس له حدود كانبطاحهم. الانتهازية تبحث عن مصالحها ولا يهمها الدم المراق ولا الكرامة المداسة ولا الديمقراطية ولا حتى الوطنية .

إن هؤلاء الإنتهازيون الذين يطبلون اليوم لعهدة ثالثة هم الذين طبلوا لكل الرؤساء. هؤلاء يؤمنون بالمبايعة عن طريق علبة الدعاية ولا يقبلون الحوار والديمقراطية والحريات وأصبحت نداءاتهم والتأييد والمساندة لعهدة ثالثة تعذيبا إعلاميا تقوم به التلفزة الممولة بأموال الشعب. فليس لهم لا قناعة ولا أفكارا ولا كرامة يدافعون عنها، بل لهم مصالح دائمة حتى مع الشيطان، ومثل هذه النماذج هي التي تسيء إلى الجزائر الرئيس أكثر مما تنفعه.

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور وإنشاء الأحزاب والجمعيات والنقابات ممنوعة رغم تكريسها دستوريا في المادة 41 التي تنص صراحة أن حق إنشاء أحزاب سياسية معترف به ومضمون.

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور والحريات مقهورة رغم تكريسها في المادة 41 من الدستور والتي تنص أن حريات التعبير وإنشاء الجمعيات والاجتماع مضمونة.

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور في ظل الخوصصة المشبوهة والسرقة العلنية والفساد الإقتصادي الشامل رغم تكريس حماية الاقتصاد الوطني من أي شكل من أشكال التلاعب، أو الاختلاس أو الاستحواذ أو المصادرة غير الشرعية التي تنص عليها المادة 8 من الدستور.

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور والملكية العامة التي تعتبر ملك للمجموعة الوطنية كادت أن تعطى كهدية للشركات الأجنبية عن طريق قانون المحروقات رغم صراحة المادة 17 من الدستور التي تنص: “الملكية العامة هي ملك للمجموعة الوطنية وتشمل باطن الأرض والمناجم والمقالع والمواد الطبيعية للطاقة … ”

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور والساحة الإعلامية مغلقة في وجه المعارضة وحالة الطوارئ سارية المفعول.

كيف يمكننا أن نتكلم عن تعديل الدستور وملايين المواطنين يعيشون في فقر مدقع وعشرات الملايير من الدولارات مخزونة في البنوك الأمريكية والبرميل الواحد يفوق 140 دولار رغم صراحة المادة 96 التي تنص: ” ظروف معيشة المواطنين الذين لم يبلغوا سن العمل والذين لا يستطعون القيام به والذين عجزوا عنه نهائيا مضمونة” . وهذه هي وضعية الدستور الحالي، الذي يستغيث طالبا التطبيق فقط.

كما هو الحال الذي تبدوا عليه سلطتنا اليوم التي تناست مشاكل المواطن الكثيرة، وأضحى همها الوحيد التهليل بالعهدة الثالثة وبتعديل الدستور في ظل صمت أول رجل معني دستوريا بالمسألة.

فقبيل أن ينطق رئيس الجمهورية ويعبر عن رغباته، هاهو السيد زياري رئيس السلطة التشريعية يضع الغرفة التي يترأسها قربانا للعهدة الثالثة وبتالي يضمن بقاءه في القبة البرلمانية لعهدة أخرى، ويذهب الناخبون إلى الجحيم. وهو ما عبر عنه كذلك السيد بن صالح رئيس مجلس الأمة بالرغم من أن الرجلين كانا ضمن أولئك الذين شاركوا كمسئولين في صنع الدستور الحالي.

فعندما ينحني رؤساء البرلمان ويصبح همهم الوحيد الركض وراء رضا رئيس الجمهورية لضمان بقائهم فقط على رأس هذه المؤسسة الدستورية، فمعنى ذلك أن أصل المشكل ليس الرئيس وحده رغم المسؤولية التاريخية التي يتحملها ، يقع بالضبط في النظام ورجالاته.

إن الإستبداب والفساد لا يمكن أن تبنى بهم حضارة، وبدون حضارة لا وجود للحرية وبدون حرية لا يمكن أن نتكلم عن الديمقراطية وبدون ديمقراطية لا يمكن أن نتكلم عن دولة أو عن شعب. لم تعد هناك قيما وأصول سياسية في غياب الحرية وتقديسها حتى على حساب الوطنية.

إن الإستبداد يفقر الشعوب ويذلها ويجعل الحاكم لعبة في أيادي قوى تعمل ضد الوطن والمواطن والفساد يزدهر في غياب الحرية والشرعية.

إن السعي إلى تعديل الدستور بدون فتح الساحة السياسية والإعلامية ورفع حالة الطوارئ والإعتراف بالتعددية السياسية، فإنه يعدوا إن يكون الدستور على مقاس حاشية الرئيس، علما أن أزمة الجزائر ليست أزمة تعديل الدستور وإنما إحترام الدساتير وتطبيق قوانين الجمهورية وجعلها فوق الجميع، وليس دستورا يرفع قلم المحاسبة على حاشية الرئيس. فحتى الرسل لم يرفع عليها الرب سبحانه قلم المحاسبة، دستور جديد يكرس الإستبداد والجمهورية الوراثية بدل التداول على السلطة التي تضمنه المادة 74 من الدستور والتي تعتبر كمكسب تاريخي للجزائر.

السؤال المطروح هل سيدرك السيد رئيس الجمهورية الفخ وهو في أواخر عمره وتنتصر الحكمة عنده ويدرك أن ضمان الإنتصار مبدأ التداول على السلطة سيجعله ينضم إلى نادي العظماء ؟

من سخرية القدر أن يكون الحزب العتيد، الحزب الذي عرف بوضياف وبن بولعيد وبن مهيدي وعبان رمضان وكريم بلقاسم والعقيد لطفي وعثمان بن حدو وقائمة أبطاله طويلة وطويلة جدا، أضحى مجرد بوق بين أيدي الانتهازية. ماذا تبقى عمليا من الحزب الذي قاد الشعب الجزائري لتحرر من 132 سنة من الإحتلال المدمر.

مع نهاية الأسبوع الماضي تم إنقاذ 74 شابا جزائريا في عرض البحر كحراقة. وتقول الأرقام الرسمية أن عدد الشباب الذين تم توقيفهم في عرض البحر تجاوز 420 شابا منذ بداية السنة، أي بمعدل 7 شبان في كل يوم.

الوضع خطير وخطير جدا ولا أحد يكترث لذالك، فعوض أن يتكفل الطاقم الحكومي بإيجاد الحلول السحرية للأزمة التي تتخبط فيها البلاد والعباد، نجد معظمهم مجندون لضرب الدستور.

لقد أكدت دراسة اقتصادية اجتماعية قام بإنجازها مختصون جزائريون أن عدد الفقراء أصبح يمثل نصف تعداد السكان، أي أكثر من 16 مليون جزائري، وعدد السكان الذين يعيشون في أوضاع الفقر المدقع وصل 07 مليون شخص، بينما وصل عدد البلديات التي لا تمتلك المرافق الضرورية للحياة الكريمة لمواطنيها أكثر من 120 بلدية.

أمام هذه المآسي، يجد المواطن نفسه أمام مأساة حقيقية أخرى وتتمثل في الطريقة التي تعالج بها السلطة هذه المسائل. ولكل عشرية مسيلمته ومسيلمة عشرية الفساد هذه هو السيد وزير التضامن جمال ولد عباس. هذا الرجل الذي وضع وزارته في خانة معهد للإحصائيات في بلادنا، يسعى للعب دور رجل المطافئ، وهو الدور الذي لا يتقنه تماما بل عودنا على تزوير الأرقام وتبيض الحقائق.

هناك من صدف التاريخ ما هو قاتل للشعوب والأمم، وصدفة التاريخ لدينا هي مأساة شعبنا الفقير مع السيد الوزير المكلف بالتضامن.

عندما يتحدث السيد وزير التضامن من دون حياء عن 10% من البطالين في الجزائر، نتساءل كيف يهرول هؤلاء الجزائريين المرتاحين في وطنهم حسب وزيرنا للأعمال الخيريةصوب البحر لينتهوا وجبة للحوت. عندما تقول عائلة من ولاية مستغانم، أنها لم تعد تأكل الحوت منذ وفاة ابنها في عرض البحر، فإن ذالك دليلا على عمق مأساتنا.

وهنا تتفاقم مأساتنا أمام الخوصصة المشبوهة للسيد تمار وزير الخوصصة، وحافلات الفقراء التي تأخذ اتجاهات أخرى وأحسن دليل على ذلك هي أغرب عملية خوصصة في الجزائر وهي خوصصة نقاوس للمصبرات والمشروبات لشركة يوجد من بينها شخصان قضيا مدة حبس نافذة سنة 2005 بتورطهما في تهريب حاويات سجائر وتزوير وثائق رسمية وقد لجئ هذا المتعامل الخاص إلى الاستعانة بخدمات صناعي محترم معروف وتعاقدا معه لتضليل وإخفاء الحقائق.

فإذا كان المواطن الذي يؤمن بالمستقبل الديمقراطي للجزائر، قد دفع الثمن غاليا طيلة العشرية الحمراء لإنقاذ البلاد من الانقراض التي مازالت أثارها متواصلة، فإن هذا المواطن وجد نفسه أمام معضلة جديدة وهي معضلة عشرية الفساد التي تفاقمت بنهب البترول، وتحطيم النسيج الصناعي للبلاد، وتحويل الأراضي الفلاحية ونهب المال العام، ووضع الجزائريين في خانة الشحاذينالذين ينتظرون قفة رمضان التي يتصدق بها وزيرنا للتضامن من المال العام.

ويتساءل المواطن عن أسباب تفاؤل السيد وزير التضامن، هل يقرأ الصحافة ؟ هل يسمع بإختطاف لأطفال وأغتصاب القصر ؟ هل يستطيع أن يقدم لنا إحصائية واحدة عن عدد الأمهات العازبات وعن عدد الأطفال الذين لا يعرفون آبائهم ولا أمهاتهم ؟

لم يشعر الجزائري في تاريخه كله بالذل وفقدان الكرامة والعزة في بلاده كما هو الحال عليه اليوم، ولم يشعر باليأس والتشاؤم.

إن حلم الشهداء لن يتحقق أبدا إلا بتحرر الشعب، وهذا التحرر يبداء بإزالة الفقر والجهل والمرض.

عندما يقول السيد لكساسي محافظ البنك المركزي، أن البنوك الجزائرية لا تقترض إلا لأقلية معروفة، علما أن القليل منهم يتكرم بتسديد هذه القروض، فإن الأمر قد بلغ جدا من الخطورة يصعب السكوت عنه وذلك بالنظر إلى حجم الفقر والمأساة الاجتماعية وتوسع رقعتها في أوساط الشعب وهذا بالرغم من التطورات الحاصلة بعد الاستقلال والمجهودات التي بذلت من أجل التنمية.

إن المختصين الجزائريين والدوليين قد أكدوا على حقيقة مفادها أن الشروط التي يبنى عليها النمو الإقتصادي غير متوفرة إلى غاية اليوم. وفي هذا السياق، يجب الإشارة إلى الوضع المأساوي الذي آلت إليه المنظومة التربوية بصفة عامة والعلم والمعرفة بصفة خاصة، القاعدة الأساسية التي تنهض بها الأمم وعلى سبيل المثال ولا الحصر، فإن المعلم الجزائري في السبعينات كان يتقاضى خمسة مرات ضعف الحد الأدنى للأجر المضمون آنذاك، بما يقابل 60.000 دينار جزائري اليوم، وبالمقابل فإن الأستاذ الجامعي والباحث يعيشان اليوم وضعا مأساويا، يجعلنا نقول أنهما في وضعية المنكوب تماما وأصبح يبحث سوى عن الهجرة نحو سماء أكثر حلما. أما باقي المربين والمعلمين فإنهم يعيشون اليوم تحت أدنى حد الفقر بأجور هزيلة ناتجة عن تراجع كبير لقدرتهم الشرائية مقارنة لسنوات السبعينات. فخلال الأسابيع الماضية، فإن المعلمين والأساتذة والموظفين الإداريين، قد عبروا عن مأساتهم من خلال تنظيمهم لإضرابات وطنية معلنين بذالك عن رفضهم للحلول الترقيعية التي تقترحها الحكومة.

وهذا ما ذهب إليه أحد الخبراء الجزائريين المعروفين بدق ناقوس الخطر بقوله هناك تقشف اجتماعي رهيب مسلط على الشعب بصفة عامة وعلى الطبقة الوسطى بصفة خاصة في الوقت الذي تخزن فيه عائدات البترول“. والسبب في ذالك هو أن تطوير وقوة الطبقة الوسطى يعني بداية النهاية للنظام الأبوي التسلطي.

وهذا ما يجعل فعلا أن السلطة أصبحت سلطة مهمتها تفقير الشعب الجزائري وتعوم في الفساد المعمم. فإذا كانت الجزائر قد صنفت فيما مضى ضمن خانة الدول التي تعرف بالفساد، فإنها اليوم قد قفزت إلى مقدمة هذه الدول وذلك لما عرفته مرحلة من تعميم للفساد من دون رادع ولا مراقب ومست آفة الفساد حتى ركن من أركان الإسلام الخمس أي الزكاة.

وهذا ما يقودنا للقول ومن دون تحفظ أن في هذا الطاقم الحكومي يوجد وزير لضخ بترول الجزائريين والذي كاد أن يعطى كهدية للشركات الأجنبية، ووزيرا آخر نجح نجاحا باهرا في تحطيم النسيج الصناعي وآخر تشبه علاقته مع التضامن كقيمة إنسانية ، علاقة مسيلمة مع النبؤة. وبالرغم من كل ذلك، فهناك من يطلب من الشعب إلزام الصمت قي تواصل النزيف.

إن أزمتنا في الجزائر هي أزمة نظام الحكم، وأزمة الحكم هي أزمة الديمقراطية وأزمة الديمقراطية في الجزائر هي أزمة الوعي والمعرفة أي أزمة تحرر من الخوف والطمع والتسلح بالعلم والإيمان.

فمن دون تعميم المعرفة وضمان الحرية وحفظ كرامة الإنسان الجزائري ومن دون أن يكون للنخبة الجزائرية الجرأة في التعبير عن مشاكل المواطن، سنبقى نشاهد برامج عبارة عن شيتة للحاكم، وتكسح على أبواب السلطان، مقابل بعض التسهيلات التي هي حق من حقوقها الأساسية، والتي أصبحت لدى الأنظمة الاستبدادية تكرما للخاضعين وستبقى المساعي خاضعة لرغبة السلطان.

إن السلطة التي تريد أن يكون شعبها كالعبيد، تصبح أمة عبيد، وأمة من العبيد لا يمكن أن تكون إلا عبيد الأمم.

إن الحد الفاصل اليوم هو بين راغب في تكريس الحكم الاستبدادي الذي يفقر الشعوب ويذلها ويزدهر الفساد والفضائح في زمنه، وبين معلنين لإرادة قوية لبناء دولة القانون والمؤسسات وتحصين الديمقراطية والحريات ويعم العدل وتسترجع الكرامة، تلك هي المبادئ التي تنهض الأمم وتتقدم بها الشعوب وتحظى السلطة بالمصداقية والشرعية، وبذالك فقط يصبح العمل السياسي عملا شريفا يتعاطاها الأخيار.

بقلم بن دريهم حيدر

 

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La Lettre de la honte

Posted by bendrihem-haider on mai 7th, 2010

dimanche, décembre 13, 2009

Lettre ouverte de Djamila Bouhired

A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendanteMonsieur,Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent. Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays.Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement. Ces frères et soeurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’à vous-même et à tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre. Avec mes sentiment patriotiques.Djamila Bouhired  

 Commentaire:

- Désolé chére Madame Bouhired, cette Algérie que vous pensiiez libre et indépendante, ne l’est que pour une minorité tenante du pouvoir, sous la fausse légitimité de pseudo-révolutionnaire. Les héros de la révolution  sont, soit morts que Dieu ait leurs ames sur le champ d’honneur, soit marginalisés comme vous. Madame sachez que le peuple compatit à votre désaroi car il se trouve tout aussi démuni, affamé, marginalisé méprisé. Madame que n’avez vous encore 20 ans pour venir à bout encore une fois de ce colon d’un nouveau genre? car une bonne partie de nos dirigeants se comporte avec ce peuple comme un nouveau colonisateur. Le pouvoir en place crée à chaque fois un nouveau ennemi tantôt les Communistes, tantôt les berberistes, tantôt les islamistes et aujourd’hui les mains et les amis de l’étranger, bref il se fait l’ennemi de tout un peuple et les tenants du pouvoir arrivent toujours avec les moyens de propagande et de répression dont ils disposent, à convaincre une partie de la population, qu’ils sont de la race des 22, mais ils se comportent avec ce peuple comme la race des Bigeard, des Massu et des Salan.
Ils sont toujours au pouvoir, ils se sentent même la conscience de ce peuple, donneurs de leçons, moralisateurs. Ils gardent ce peuple en situation de mineure perpetuelle, en utilisant tous les moyens. Ils mobilisent la force publique, l’argent public et l’administration publique contre la volonté du peuple au nom de ce même peuple pour se pérenniser au pouvoir. Le peuple reste responsable et même plus responsable que ses mêmes responsables pour éviter le pire à ce pays mais jusqu’à quand peut-il tenir contre cette injustice, ce mépris et cette arrogance?

- Une lettre au président algérien de la part d’une Héroine de la guerre d’Algérie Djamila Bouhired, qui n’arrive même pas à vivre décemment de sa retraite alors que durant la campagne présidentielle de la honte de 2009, un inconnu de la révolution, devenu président à vie, a dépensé avec l’argent de l’Etat, presque un milliard de dollars pour son plaisir personnel( avion présidentiel, résidences, etc..), c’est scandaleux.

 - Quand un “Pouvoir” n’arrive même plus à sauver les apparences, c’est qu’il est en pleine déliquéscence, qu’il est proche de l’explosion…

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Le pouvoir personnel, voie royale vers un naufrage certain

Posted by bendrihem-haider on mai 4th, 2010

«Le peuple mérite mieux que cette suprême injure»*

 Un peuple qui pense est un peuple qui a soif du débat et de la transparence et qui exige des comptes à ses responsables, c’est un peuple qui représente un risque réel pour la survie du régime, c’est pour cela que le régime autoritaire ressemble beaucoup à des relents de colonialisme; il préfere maintenir le peuple dans l’ignorannce, dans la misére économique et sociale et le maintenir dans une athmosphére de vie pétrie de privation, de peur et de tension, mais l’histoire a démontré que le peuple finit toujours par se révolter et se libérer ainsi du joug de l’oppresseur, c’est une affaire de temps et de prise de conscience!. 

Un Etat qui ne respecte pas sa constitution et les règles élémentaires de l’organisationn d’un Etat, n’est donc pas seulemennt de rupture de contrat avec son peuple, mais il détruit sa propre légitimité. 

Par Haider Bendrihem**

Si les Algériens, en 1962, ont eu à constater la libération de leur pays, ils n’ont, hélas, pas encore vu la construction d’un Etat souverain qui leur permet de disposer d’eux-mêmes. La construction de l’Etat souverain, démocratique et social, tel que les concepteurs du 1er Novembre 1954 l’avaient rêvé, demeure à ce jour un vœu pieux.

L’Etat-nation «Eddoula» est devenu, et resté, depuis le coup de force de Tripoli (CNRA de Tripoli) contre le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), un pouvoir qui gère par la force et l’intrigue. A son tour, l’ancien président Ben Bella, issu du coup de force de Tripoli, fait la connaissance avec les mêmes méthodes qui l’avaient amené au pouvoir. Il fut destitué par son ministre de la Défense, Houari Boumediene. Après sa mort mystérieuse et suspecte, Houari Boumediene sera à son tour remplacé par le colonel Chadli Bendjedid, en instrumentalisant le rapport de force qui existait au sein de l’institution militaire. L’avis des citoyens algériens importait peu aux mentors de ce colonel qui fut bombardé chef d’Etat. Avec la manière présidant à la désignation du colonel Chadli Bendjedid, à la tête de la magistrature suprême, le pouvoir se conformait en réalité à la logique, à l’origine de son intronisation dans le feu des événements sanglants de l’été 1962. Le départ de Chadli Bendjedid était une preuve majeure de sa faillite, hormis les reformes engagées par le gouvernement de Hamrouche, au moment où le pays passait dans une zone de turbulences graves. Les réformes démocratiques engagées par ce même gouvernement n’ont pas trouvé d’appuis du côté de cette institution militaire, qui avait apporté Chadli au palais d’El-Mouradia, en 1979. Il fut poussé à la porte, dans des conditions de crise majeure, compliquées par la montée du courant islamiste. L’année 1992 avait vu la vacance de la présidence de la République. C’est ainsi que le pouvoir concocta encore une nouvelle formule, en somme tout à fait illégitime, comme les présidents qui se sont succédé au palais d’El-Mouradia. Le pouvoir réel fera appel à ses concepteurs et ses avocats bardés de diplômes en droit constitutionnel et en légitimité historique. Ainsi, le directoire issu de la Révolution française de 1789 fut l’ultime recours des concepteurs du Haut-Conseil d’Etat, dont le capital de légitimité historique de son président, à savoir le coordinateur des six historiques qui ont été à l’origine du sursaut libérateur du 1er Novembre 1954, a été d’un grand secours au pouvoir réel, dont les animateurs étaient totalement coupés du peuple. Le président Boudiaf connaîtra une fin tragique à Annaba. Il refusait d’être une marionnette entre les mains des gens qui l’avaient ramené. Sa mort violente fera découvrir au peuple que le cadeau donné à l’un des pères de la Révolution était bel et bien empoisonné. Boudiaf n’avait gouverné que six mois, avant qu’il ne soit renvoyé au cimetière d’El-Alia pour rejoindre ses compagnons morts en chahids. La légitimité historique fut encore interpellée, lorsque le fauteuil de chef d’Etat fut attribué à l’ancien chef de la Wilaya II historique, à savoir l’ex-colonel de l’ALN, Ali Kafi. Après l’intermède de Kafi, c’est au tour du général mis à une retraite forcée de revenir aux commandes, c’est l’ancien général de l’ANP, Liamine Zeroual.

Le défunt Boudiaf, malgré qu’il ait été intronisé à la tête de la République, selon des méthodes peu légitimes, il s’attaqua à ce qu’il avait qualifié de maffia politico-financière, et chercha à créer un mouvement citoyen, dans le but de mettre en œuvre son projet d’essence démocratique. Il voulait s’appuyer sur des hommes et des femmes intègres. Ce qui ne cadrait pas, évidemment, avec la vision des décideurs qui avaient en aversion tout ce qui renvoie à un mouvement démocratique d’essence populaire. Zeroual fut élu massivement, sur la base d’un slogan «construisons ensemble l’Algérie». Il a lancé son programme de réhabilitation des institutions de l’Etat malgré son élection démocratique, son projet s’est heurté à l’idée de l’amnistie et des négociations avec l’AIS. Les négociations furent engagées malgré lui. Il fut contraint ainsi à la démission, ne pouvant couvrir un accord entre une armée dont il déniait toute légitimité et qu’il considérait comme une entreprise terroriste. Il ne reconnaissait dans les faits que l’ANP. Sa démission déguisée, fut justifiée par son attachement à «l’alternance».

Bouteflika fut présenté au peuple comme le sauveur. Ses mentors jouèrent sur l’image du défunt Boumediene qui continue à jouir auprès du peuple d’un capital de sympathie certain. C’était donc l’homme providentiel, capable de redresser la situation économique dans laquelle se débattait le pays, de redorer le blason d’une diplomatie mise à mal par une crise profonde du système et surtout de ramener la paix et la réconciliation entre les Algériens, ainsi que d’améliorer leur pouvoir d’achat. N’ayant rien entrepris dans ce sens, son échec fut retentissant. Car l’erreur historique de Bouteflika est, avant tout, une erreur de diagnostic et de méthode. La situation économique s’aggrava au moment où le pays connaît une plus grande aisance financière, marquée surtout par un gaspillage sans précédent des deniers publics. La corruption se généralisa pour devenir le seul mode de gouvernance.

A la différence des présidents Zeroual, Bendjedid et Boumediene, où les gouvernements successifs ont connu une certaine stabilité, le président Bouteflika ressemble beaucoup à Ben Bella, en voulant tout contrôler et en s‘entourant d‘une majorité gouvernementale issue de sa région natale. Il s’attela à tout contrôler, et laissa peu de place dans son dispositif de gouvernance pour de vraies compétences économiques et politiques. En plus de l’absence de précision dans les réformes qu’il voulait engager, son penchant à tout contrôler isola l’exécutif qui s’est retrouvé, de fait, dans une posture d’une simple administration incapable de prendre une décision. Cette situation a réussi à vider les réformes de leur substance et poussé les compétences à fuir un climat malsain. A force de vouloir tout faire et sa conviction de pouvoir tout réussir, il précipita, en l’espace de dix ans, l’Algérie dans un gouffre inextricable. C’est le retour à la case départ, avec des milliards de dollars de perdu. Il s’érigea ainsi en exemple de monarque, capable d’outrepasser la Constitution, de la changer pour en faire un texte à la mesure de son ambition personnelle. Sa réussite est fulgurante, dans ce sens où le régionalisme, la corruption, la perfidie, l’obséquiosité… se cristallisèrent comme mode de gouvernance. Il est vrai que Bouteflika est derrière l’ouverture d’un nombre important de chantiers, mais malheureusement, il est vrai aussi que ses réformes distillées par à coups et à moitié furent un échec total sur tous les fronts. Le résultat est là. Tout ce qu’il fait coûte cher à la collectivité, avec des incidences nulles.

Les importations pour cette année avoisinent les 30 milliards de dollars, et le tissu industriel est complètement disloqué et démantelé par ses ministres favoris et importés. Durant la décennie du président Bouteflika, plus de 200 milliards de dollars ont été injectés pour relancer l’économie et inciter la croissance économique créatrice de richesses et d’emplois. Le résultat médiocre est là. Nous n’avons même pas assuré notre sécurité alimentaire, à l’image de la pomme de terre, du pain et du lait que nous continuons à importer.

Il est clair que le président actuel, et depuis son investiture en 1999, ne détient aucune feuille de route conséquente, en dehors de celle de manœuvrer, pour rester à la tête de l’Etat, quitte à faire passer des amendements substantiels de la Constitution par les deux chambres du Parlement qui ne représente, dans la réalité, moins de 20% du corps électoral. Le narcissisme du président coûte cher à la collectivité nationale qui continue à payer les frais du sous-développement, de la dilapidation de ses biens, de la disparition, sous des formes violentes, des petites gens, et d’une fracture profonde vis-à-vis de l’ambition d’édifier un Etat démocratique et moderne. L’élément de survie du système découle de la rente pétrolière qui lui offre des subsides suffisants, pour ouvrir des chantiers tape-à-l’œil, et surtout pour corrompre et engraisser la pâte d’une classe politique disqualifiée depuis longtemps. Avec ce régime, les générations futures ne peuvent rien attendre. La manne pétrolière est mobilisée pour les importations. «Après moi, le déluge », semble dire ce président à ses concitoyens, qui voient ainsi les avantages de l’envolée du prix du pétrole, une énergie non renouvelable, alimenter un penchant effréné vers l’importation, causant au passage un déficit au commerce extérieur du pays. Le président Bouteflika briguera, donc, un mandat en 2009, avec une situation qui ressemble à celle qu’il avait trouvée en 1999. Il l’avait lui-même dit, à l’occasion de son allocution lors de sa réunion avec les élus locaux. Sa sentence, ce jour-là, est tombée comme un couperet devant l’étonnement d’un peuple ne comprenant pas beaucoup de choses à de telles confessions. «Nous avons fait fausse route», avait-il reconnu, avant d’ajouter que «nous croyions aller vers le paradis, alors qu’on s’acheminait vers l’enfer».

Quel crédit donner à une telle confession. Un désaveu à sa propre démarche ?! Le sauveur de la nation, le savant, le grand commis de l’Etat et le bon gestionnaire qui avait critiqué tous ses prédécesseurs fait un aveu d’échec. En parallèle, il ne procède à aucun changement. Les mêmes hommes, qui l’entouraient, continuent à massacrer l’économie nationale, et l’appareil de l’Etat persiste dans sa paralysie, à côté une fermeture systématique de l’espace politique et médiatique, ainsi qu’un viol constitutionnel annoncé par le truchement d’institutions mal élues, prouvant de la sorte de la soif du pouvoir à l’image de tous les monarques et dictateurs arabes.

Depuis 10 ans, toutes les terres arables se trouvant dans le littoral et autour d’Alger ne cessent d’être cédées aux pontes d’un système plutôt enclin à acheter du soutien aux pratiques prédatrices de ses gardiens. Le reste est cédé à un programme farfelu et peu fiable, celui de la construction d’un million de logements. Dans la réalité, le régime en place s’est attelé à parachever l’œuvre du colonialisme qui a dépossédé les Algériens de leurs terres. C’est au tour du béton de cette décennie d’achever cette œuvre macabre.

A six mois de l’élection présidentielle, le pouvoir qui a perdu l’initiative sur le terrain, qui vit dans l’expectative la déliquescence de l’autorité de l’Etat, qui vit dans l’incapacité d’éradiquer le terrorisme; pire encore, dont la politique de la main tendue au terrorisme n’a rien donné, si ce n’est lui faire perdre ses alliés dans la bataille acharnée, livrée par la population contre l’hydre terroriste, voilà qu’il remet sur la sellette la même figure responsable de ces échecs, voire de cette déconfiture.

Que va-t-il dire au peuple algérien ?! La réconciliation a réussi, bien que le terrorisme maintienne sa liste des assassinats ouverte ?! Que sur le plan économique, la croissance est revenue, malgré une facture d’importation dépassant la barre des 30 milliards de dollars, et une fracture sociale de plus en plus béante ?!

Que sur le plan international, la voix de l’Algérie demeure inaudible, assumant un rôle de figurant pour amuser la galerie, alors qu’un pays de la taille d’une petite commune des Hauts- Plateaux de l’Algérie, comme le Qatar, joue un rôle beaucoup plus grand sur le plan international qu’un pays de la taille de l’Algérie.

Il faut, toutefois, reconnaître que la faillite du système a été programmée depuis le départ. En préférant le discours démagogique à celui de la raison, pour construire l’Etat-nation, le régime a mis le pays dans un état d’immobilisme certain. Mais, le passage de Bouteflika a ceci de spécifique ; il a pu, en un temps record, démanteler tout ce qui faisait l’immunité de la société, en cassant toute velléité de création de syndicats autonomes, en réduisant le tissu associatif en un appendice supplémentaire qui se nourrit des deniers publics, en cassant les partis d’opposition, en corrompant une classe politique devenue prédatrice, en poussant les compétences à l’émigration… En somme, en achevant les derniers acquis d’Octobre 1988, ramenant le pays, ainsi, à l’ère du pouvoir d’une seule personne, agrémenté d’un apparat animé par des partis complètement coupés des réalités de la société. A côté de l’annonce de l’amendement partiel, qui est en réalité un amendement fondamental, consacrant une régression stérile, et évacuant toute velléité de réforme d’un système devenu avec le temps antinational, il y a le puissant ministre de l’Energie qui revient, après une décennie de pouvoir sans partage, dire aux Algériens, si les prix du pétrole reste dans l’Etat actuel des choses, l’Algérie sera contrainte d’entrer de plein fouet dans le cycle de l’endettement ! L’aveu vient d’une autre pièce maîtresse du président, ayant conduit toutes les politiques énergétiques du pays, jusqu’à celle de la loi sur les hydrocarbures qui avait failli emporter le dernier verrou de la sécurité alimentaire de la nation, au moment où l’inamovible locataire du palais d’El-Mouradia s’apprête à briguer un autre mandat fatal pour la nation.

Si la libération du pays a été chèrement payée par la nation, il n’en demeure pas moins que son bradage se fait au vu et su de tout le monde, et avec une arrogance qui dépasse tout entendement. Le temps d’une libération démocratique, consacrant les valeurs de liberté pour notre peuple, interpelle tout le monde. Une autre colonisation s’est installée, abusant des valeurs de la guerre de Libération nationale, pour consacrer un pouvoir de nouveaux colons oligarchiques, tributaire d’une seule personne qui ne cesse de prouver son incapacité à gérer le pays.

Il est temps de libérer notre Etat des nouveaux dévots, plutôt préoccupés que par leur gloire personnelle que la noble mission de nos chouhadas, celle de construire une nation prospère à la hauteur de leurs sacrifices. Le peuple est plus interpellé, que par le passé, à se mettre à l’œuvre pour sauver le pays d’un naufrage annoncé.

H. B. Janvier 2009 Publié par le quotidien Le soir d’Algérie

Email : habendri57@yahoo.fr
* Ferhat Abbès
** Ex-député

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