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Archive for mars, 2011

Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Actualités : CONTRIBUTION dans le soir d’Algérie en date du 17 janvier 2011Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Par Haïder Bendrihem

L’Algérie est en train de subir une offensive effroyable contre le progrès, la dignité et les libertés que personne n’aurait pu imaginer, il y a 12 ans. Le pouvoir en place a mis en coupe réglée toute vie en Algérie. Il attaque tout d’abord la vie partisane en interdisant la création de partis politiques, en détruisant les partis en place par la multiplication de comités de redressement gérés par l’ancien ministre de l’Intérieur. La scène politique brille par un vide politique généralisé, œuvre magistrale d’un pouvoir imaginatif dans son rôle inique de policier en chef. Ensuite, il s’attaque à l’Etat et ses institutions en confisquant la souveraineté populaire.Il subvertit la démocratie, bref, il a réussi dans son entreprise de destruction massive des hommes et leurs libertés. Aucun contre-pouvoir n’est toléré, ni parti politique, ni syndicat, ni presse, ni association. Aujourd’hui, le pouvoir en place se trouve seul face à la rue, face à son œuvre macabre, résultat du verrouillage de la vie politique, du rétrécissement du champ des libertés et de l’absence de démocratie et d’espaces d’expressions libres. Le pouvoir autoritaire retrouve son réflexe naturel. Celui de répondre à la revendication légitime en usant de la matraque et de la répression. Le pouvoir s’étonne et s’indigne devant les scènes de saccages et de sabotage, quand lui-même se tait devant le pillage systématisé et dans l’impunité des biens de la communauté nationale. N’est-il pas plus juste de juger des dignitaires de la corruption qui ont trahi la nation et mis à sac ses biens, au lieu de mettre en prison de jeunes adolescents bercés dans la violence. L’exemple de la Tunisie devrait donner à réfléchir à nos gouvernants. A force de verrouiller le champ politique et d’user de la répression, comme seul langage face aux masses, Zine El Abidine Ben Ali a fini par prendre la poudre d’escampette, comme un vulgaire brigand qui a peur du jugement du peuple. Le combat pour la justice, la dignité et les libertés est un impératif pour tout un chacun, c’est un devoir, c’est une obligation. Le changement ne sera réalisé que par l’action politique et sous la pression des mouvements sociaux. Il faut transformer la question du changement en une affaire dont se saisit le peuple. Face à un pouvoir disposant de tous les moyens, omniprésent, brouillant les clivages politiques, mais ne disposant ni de projet, ni de stratégie pour le pays, il y a urgence à construire une opposition réaliste, consciente des enjeux, proche du peuple et combative.Une opposition audacieuse et innovante que les Algériens attendent depuis longtemps.L’action du gouvernement à l’encontre de la fermeture du champ politique et médiatique est responsable de la démission collective des citoyens vis-à-vis de différentes élections, ce qui suscite beaucoup de questions quant à l’effectivité de la démocratie dans le pays. Par ailleurs, les faits suivants ont amplifié la frustration sociale et la contestation populaire, à savoir les scandales financiers, notamment l’affaire Khalifa, l’affaire BCIA, Condor, FNDRA, Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest, le détournement des terres agricoles pour des amis promoteurs dans le cadre de 1 million de logements et les dizaines de scandales financiers qu’on ne peut tous énumérer. Mais, la violation de la Constitution en date du 12 novembre 2008 a confirmé la nature de ce pouvoir qui ne recule devant rien pour consolider plus son autoritarisme et continue à confisquer les richesses du pays pour le compte d’une minorité au détriment de la majorité ; les émeutes d’ampleur nationale, œuvre d’une grande partie de la jeunesse, ne sont que l’expression d’une exaspération et de désespoir face à un pouvoir répressif, autiste et aveugle. Le mal dont souffre notre pays est connu. Il n’a qu’un seul nom, le «pouvoir autoritaire» mis en place en dehors de la Constitution et des lois de la République. Le présent et l’avenir de l’Algérie et des Algériens ne l’intéresse guère. Il est au-dessus de la loi. Il se moque des principes civiques et moraux qui sont à la base de la «bonne gouvernance». Ces éléments qui ont fortement mobilisé une frange de la population doivent inciter la classe politique et les personnalités et leaders politiques de l’opposition à se regrouper et débattre dans la sérénité d’une sortie de crise et redonner ainsi espoir à notre population. Convaincre et faire adhérer une majorité de la population à notre projet, afin de faire pression sur ce pouvoir qui se comporte comme le propriétaire de ce pays et considère sa population comme ses sujets qui ne sont-là que pour l’applaudir sinon, ils sont considérés comme des terroristes, et les leaders de l’opposition comme des traîtres à la nation. Comment peut-on suivre ce pouvoir dans sa logique politique, alors que tous les indicateurs politiques, économiques et sociaux du pays nous renseignent sur une situation catastrophique ? Comment peut-on croire un pouvoir qui n’arrête pas de maquiller la réalité à sa convenance ?On doit revendiquer fortement la levée de l’état d’urgence, la fin du monopole sur les médias publics, la réouverture du champ politique et médiatique, conditions essentielles pour l’instauration d’une vraie démocratie et de la transparence dans la conduite des affaires de l’Etat.Par ailleurs, nous constatons que si cette situation est amenée à perdurer, les risques seront fatales pour le devenir du pays et de la population. Après 12 ans de pouvoir sans partage, l’Algérie souffre d’une crise aiguë d’immobilisme et le peuple algérien vit dans une misère sordide sans précédent dans l’histoire de notre pays. L’Etat algérien est au bord de la faillite. Le pouvoir en place est au bout du rouleau. Les caisses de l’Etat se vident de jour en jour à travers des projets qui n’ont aucun impact économique, ni social. Les réserves de devises étrangères s’amenuisent. L’administration centrale tourne au ralenti. Les investisseurs tant nationaux qu’étrangers ne sont plus attirés par les fameux «projets géants» que constitue le programme du président. La pauvreté s’est généralisée. La corruption a atteint des proportions jamais égalées, dépassant de loin le stade de l’alarmisme. Les terres agricoles ont été dilapidées ; les paysans paupérisés gagnent par fournées les villes, venus y grossir ces poches de la misère et accentuer les fléaux et les maux qui rongent notre société. Les usines fermées ou vendues au dinar symbolique à des prédateurs d’un autre âge, les ouvriers sont réduits à la mendicité, à la merci d’un néo-libéralisme sauvage. Le marché informel a grossi, pour s’imposer comme maître à bord dans un marché en déconfiture. Les compétences, formées sur l’épargne de la communauté, quittent par vagues le pays, livré ainsi à la merci de la médiocrité et du replâtrage éphémère. Le chômage est endémique, dans un pays où l’épargne va renflouer les banques occidentales, faisant le bonheur des pays déjà suffisamment riches. Ces pays qui passent pour les chantres des droits de l’homme et de la démocratie oublient vite ces valeurs, dès qu’il s’agit de leurs intérêts, quitte à soutenir des régimes les plus autoritaires. Désormais, il ne faut rien attendre d’eux. La liberté s’arrache et la démocratie se construit par les peuples. La roublardise, la «tchippa» et la cupidité ont chassé les valeurs patriotiques, pour s’ériger en seuls valeurs régissant des rapports de pouvoir maffieux. Ce qui est, par contre, réconfortant, c’est que, malade ou bien portant, le président en place a, d’ores et déjà, condamné son propre régime à une triste et lamentable fin qu’aucune initiative ne peut plus sauver du naufrage. Personne ne sait qu’aujourd’hui comment ce régime disparaîtrait dans la nuit des temps. Mais, ce qui nous intéresse maintenant, c’est la question de savoir comment éviter l’avènement d’un régime semblable à celui que toute l’Algérie rejette désormais. Car à l’allure où va le pays, le pire n’est pas nécessairement derrière nous.Il faut oser penser autrement la fatalité dans la dignité et le respect de l’autre.H. B.

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Le changement est en marche: Qui sauvera le soldat Bouteflika

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Qui sauvera le soldat Bouteflika ?
Le Changement est en marche
Haidar Bendrihem
El Watan : 14 - 02 - 2011

La rue s’est révoltée. Cette jacquerie «rurbaine», pour reprendre un concept cher au défunt Mustapha Lachraf, a dégagé un avant-goût d’un «tsunami» politique imminent. Devant l’ampleur de la réplique de ce miniséisme annonceur d’un séisme populaire plus dévastateur, le régime de Bouteflika, tétanisé et pris de panique, a répondu d’abord d’une manière musclée, en interdisant les marches et les manifestations pacifiques et il s’est confiné ensuite dans un mutisme qui renvoie dans les pratiques du pouvoir en place à un conclave pour remodeler le système dans l’espoir de le sauver. Le chef de l’Etat réagit enfin, en rusant encore, en annonçant pompeusement qu’il va vers la levée de l’état d’urgence. C’est comme s’il fait une offrande au peuple. C’est bien les sacrifices de militants infatigables qui viennent d’arracher cette décision et qui continuent à lutter pour le changement radical et non un replâtrage de façade. Il est clair qu’il réalise qu’il s’est bien trompé de peuple.Ce dernier a cru que ce nouveau «messie» qui promettait le changement n’est que le soldat d’un système qui cherche à perdurer quitte à le maintenir en poste à vie. Au lieu de répondre aux attentes du peuple qui, depuis 12 ans de son pouvoir personnel, croyait que ce porteur de miracles allait changer le cours de l’histoire dans un pays meurtrie par le terrorisme, la rapine, la corruption et la hogra, le monarque «républicain» a préféré aller conjecturer à Charm El Cheikh, avec d’autres présidents et roitelets arabes, tétanisés par la révolution du peuple tunisien. Même devant le drame, les chefs d’Etats arabes savent se montrer ridicules. Ridicules, ils le sont, quand ils se concertent au sommet pour débattre d’un fonds d’aide à la création d’entreprises de jeunes de 2 milliards de dollars, quand, ailleurs, on estime la seule fortune du dictateur déchu, Ben Ali, à plus de 5 milliards d’euros et celle du pharaon d’Egypte à plus de 40 milliards de dollars. Piteuse image que celle que veut donner Bouteflika à son régime. Cet homme qui méprise le peuple a eu plusieurs chances pour sortir du bourbier dans lequel il s’est fourré la tête haute. Aujourd’hui et après avoir succombé aux caprices du dictateur, les tenants du pouvoir se démènent pour sauver leur soldat, même moribond, croyant que la sauvegarde du système passe par la sauvegarde du soldat Bouteflika.Le dernier verrou d’une tyrannie, qui s’est imposée par les armes depuis la crise de l’été 1962, n’a plus la verve de 1999 et encore moins celle de 2004. Le grand «messie» s’avère, aux yeux du peuple, l’architecte d’un système basé sur l’exclusion, la corruption et la rapine. Les tentatives de mettre en avant un hypothétique remaniement du gouvernement, pour absorber les manifestations ayant caractérisé la rue algérienne, dès le début de l’année 2011, ne vont tromper personne. En langage direct, le soldat Bouteflika procèderait à un remaniement au sein du gouvernement pour dire au peuple que voilà, après 12 ans de pouvoir et grâce à la révolte des jeunes, je viens de découvrir que mon gouvernement est mauvais et qu’il ne travaillait pas suffisamment, oubliant ainsi que c’est bien lui le handicap et le frein de tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a fermé la télévision au débat, en disant dans un show télévisé qu’il ne va pas permettre à l’opposition de «danser» avec l’argent du contribuable. A la fin, le JT de la télévision payé par l’argent du contribuable est donné sous une forme faisant que celui confectionné à l’époque du parti unique passerait pour un JT révolutionnaire, par rapport à celui d’aujourd’hui où, même les messages de survol du grand voyageur Bouteflika sont lus d’une manière religieuse et solennelle, rappelant l’époque stalinienne. Aucun président de la République, depuis le hold-up de Ben Bella qui a fait son entrée à Alger sur les tanks flambant neufs de Boumédiene, n’a eu les coudées si franches.D’abord, il y a eu une amélioration de la situation sécuritaire, si sensible que le terrorisme fut déclassé dans la rubrique des faits divers, le président qui ne voulait pas être un quart de président, hérite des prérogatives d’un Franco, ensuite l’embellie financière fut et reste inimaginable pour un pays qui manque de tout. Bouteflika a eu ce miracle qu’au lieu de faire du surplace, il n’a cessé de faire un pas en avant et deux en arrière.En avançant sur la sphère sécuritaire, ce qui a été présenté comme une prouesse, il reculait dangereusement sur le plan des libertés et les acquis démocratiques, au point où le pays qui ambitionnait de s’inscrire parmi les pays démocratiques se trouve, grâce à sa dérive autoritaire, parmi les pays qui ne respectent même pas les normes élémentaires de la démocratie et, lui-même parmi les dix plus vieux dictateurs du monder, à côté de Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak qui ont été renversés par leurs peuples respectifs dans une révolution populaire qui ne tardera certainement pas à balayer tout le reste des dictateurs du monde arabe. Son règne budgétivore coute à la nation ses richesses. Rien que le secteur de l’agriculture a englouti 60 milliards de dollars pour un piteux résultat. L’autoroute pompeusement annoncée s’avère l’autoroute qui va marquerl’histoire comme l’autoroute la plus chère du monde qui connait des travaux de réfection avant même qu’elle ne soit entièrement réceptionnée.Pire encore, même l’Agence des barrages vient d’être secouée par un séisme de la même magnitude que celui qui a secoué Sonatrach sous Meziane et l’un des proches de Bouteflika, le nommé Khelil. Au lieu d’épargner au pays d’autres retards, il préféra céder à ses caprices de règne, en violant délibérément et avec préméditation la Constitution, en recourant au vote d’un Parlement élu par moins de 20% des électeurs. En recourant à un vaste remaniement de son gouvernement pour contourner la grogne de la frange juvénile de la société, Bouteflika feigne d’oublier que ce gouvernement issu de l’alliance présidentielle, PFLN, RND, HMS, applique dans les faits son programme ou sa feuille de route. Personne ne peut croire aujourd’hui que celui qui parlait des 15 chats et qui a su au moment opportun se débarrasser des responsables «encombrants», est complètement innocent de la rapine qui s’est installée dans le pays depuis que les prix du pétrole ont connu une augmentation sensible et que la tirelire de l’Etat est devenue fort alléchante.Les scandales financiers se sont succédé à un rythme soutenu, plaçant le pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Aucun haut responsable n’a été jugé. Même lors du jugement du hold-up du siècle en Algérie, à savoir l’affaire Khalifa, les ministres dont la responsabilité était avérée sont venus au tribunal de Blida en témoin et reparti en témoin, par la grâce de la juge en charge de ce procès et de la justice de nuit.Même le ministre des Finances de l’époque, qui a eu un aveu fort révélateur devant la juge obstinée à épargner les hauts responsables de sa majesté, en disant «qu’il n’a pas été assez intelligent», s’est vu propulser au poste du premier responsable de la diplomatie du pays, une diplomatie dans laquelle continue à activer le plus vieux diplomate du monde, Missoum Sbih et dans une capitale-clé pour l’Algérie (Paris). Missoum Sbih a, aujourd’hui, 82 ans. Le pouvoir n’ayant pas tiré de leçons de l’affaire Khalifa qui a lourdement terni son image, voilà qu’il récidive avec les affaires de l’autoroute, le FNDRA, Sonatrach, des barrages. Le président ne peut pas endosser toute la responsabilité au gouvernement, il est personnellement responsable de la systématisation de la rapine et de la corruption en Algérie. Ce triste épisode de la gestion du président Bouteflika ne peut renvoyer qu’à l’absence de projet ou de stratégie de développement pour le pays qui traverse une période rare d’aisance financière, il a gouverné et continue à le faire sous l’emprise de l’improvisation. C’est là, la triste vérité de 12 ans de règne sans partage. L’exemple tunisien et celui de l’Egypte sont trop proches de nous, pour croire que le peuple va encore se contenter de fusibles ayant sauté bien avant, par la grâce du viol de la constitution en novembre 2008, pour assouvir la soif du pouvoir d’une personne.Le chef du gouvernement, devenu par la grâce d’un président qui voulait tout le pouvoir, Premier ministre qui n’est en réalité qu’un coordinateur d’un exécutif, dont la majorité est issue d’une promotion «douariste».Le douar s’est bien installé dans les rouages du pouvoir pour faire main basse sur les richesses du pays, à travers un hold-up politique des plus spectaculaires du nouveau millénaire, agrémenté d’un score brejnévien obtenu en 2009. A force de museler l’opposition, le «sauveur» de la nation découvre, au début du mois de janvier, la réalité de la rue désormais investie par une révolte d’un autre type à laquelle le pouvoir n’est pas habitué.Ceux qui croyaient en 1999 que le peuple recevait un Mandela algérien ou un Silva da Lula découvrent avec regrets qu’il ne s’agit en réalité que d’un Mougabi au mieux un Boris Eltsine qui risque d’emporter le pays dans sa sénilité. Dans les rares moments de lucidité du soldat Bouteflika, les observateurs ont eu à découvrir que le «messie» s’est rendu compte, 10 ans après, qu’il croyait mener le peuple sur la voie du paradis, alors qu’il le menait droit vers l’enfer (son discours devant les walis au Club des Pins en 2008). Au lieu d’en tirer les leçons, il se rebiffe dans son silence, en ouvrant un peu plus la «tirelire nationale» pour engager son programme quinquennal de 260 milliards de dollars. Une somme, dont la grande partie ira certainement droit dans les poches des maffieux et leurs mentors d’outre-mer. Il a lui-même catalogué son règne de la décennie de la rapine et de la cleptomanie en disant, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire en 2007 : «Nous sommes sortis de la décennie du terrorisme et nous sommes rentrés dans une décennie de cleptomanie».La situation devient réellement dramatique, il faut sérieusement sauver le soldat Bouteflika de lui-même. Celui qui est allé assister à un Sommet africain sur le Sida au moment où une partie de l’Algérie était à feu et à sang, avec 125 martyrs tués par balles réelles, celui qui ne cesse d’outrager les sentiments d’un peuple méprisé et réduit à un tube digestif s’est permis d’aller assister à une mascarade, à Charm El Cheikh, réunissant, dans un cirque de mauvais goût, les dictateurs et monarques arabes, au moment où la rue vivait un bouillonnement sanglant, ayant emporté cinq jeunes innocents et plusieurs autres qui se sont immolés après avoir tenté de fuir le pays sur des barques de fortunes, préférant servir de nourriture aux requins que d’assister à la dilapidation de leur patrimoine chèrement acquis par d’autres requins à apparence humaine. L’urgence de sauver le soldat Bouteflika devient insistante. Le seul moyen pour le faire est d’aller vers une période de transition, l’ouverture du champ politique et médiatique et lui ouvrir, en même temps, une porte de sortie afin, et par respect à son âge et son état de santé, de lui éviter la fin tragique de Ben Ali et de Moubarak. Le chef d’Etat doit avoir le sens élevé de la responsabilité, en sachant à quel moment il faudrait quitter la table, afin d’épargner d’autres tragédies au pays.habendri57@yahoo.fr Février 2011

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Mais taisez vous Monsieur Zerhouni

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Mais taisez-vous M. Zerhouni !

Il existe des situations ubuesques où le commun des mortels ne peut souhaiter que le ridicule soit l’arme idoine pour faire taire les marionnettes politiques. C’est le cas malheureusement de l’ancien ministre de l’intérieur et l’actuel vice-premier ministre. 

Il faudrait peut-t-être un autre sacrifice d’un million et demi d’Algériens pour voir ce pays s’affranchir, enfin, de ces gérontocrates qui ne réalisent pas encore que la génération du nouveau millénaire n’a rien de commun avec celle ayant grandi à Oujda, qui ont pris le pouvoir, il y a cinquante ans, sur le dos des blindés de l’armé des frontières. Ces gens venus se servir du pourvoir n’ont pas tremblé pour achever les dernières katibates de l’ALN que la France n’arrivait pas à anéantir. Voilà, la vérité que les jeunes émeutiers ne savent pas et que leurs gouvernants leur cachent encore et depuis 50 ans.

Mr Zerhouni qui n’est pas pourtant un brillant politique a eu cette tâche délicate,  dix ans durant, de jouer le rôle à la fois complexe de policier en chef de Bouteflika et celui, fort délicat, de porte parole autoproclamé du gouvernement.

L’ancien « malgache » collectionnait allégrement les bourdes, au point qu’il fut qualifié du « gaffeur » par excellence d’un gouvernement qui s’il ne communique pas du tout, il le fait d’une manière très maladroite.

La récente sortie de Mr Zerhouni , à travers la presse nationale, lors de la session d’automne de l’APN, fut aussi retentissante encore par son côté ridicule qui fut, d’ailleurs, vite balayer d’une main par le Chef de l’Etat, suite au Conseil des ministres qu’il a présidé, une journée après l’énième bourde de l’ancien ministre de l’intérieur. Le démenti que lui a asséné son Chef d’Etat fut si retentissant qu’il ne s’en est pas encore complètement réveillé.

Quand Mr Zerhouni se refugie dans ses reflexes sécuritaires, en disant que l’Etat d’urgence ne sera pas levé pour la simple raison qu’il ne dérange personne et, surtout, que le terrorisme est toujours menaçant, c’est qu’en réalité il cache une aversion maladive à toute activité politique de l’opposition.

La contradiction lui est venue de la part de son propre Chef d’Etat, dont il a protégé le trône plus d’une décennie à coup de scores brejnéviens aux élections et en interdisant l’activité politique à Alger, pour évacuer l’opposition vers les wilayates et les laisser à la merci des caprices des walis qui fonctionnent au téléphone.   

Cette cacophonie survenue en l’espace de 24 H entre le Chef d’Etat et le vice-Premier ministre dénote encore que la pouvoir personnel est bien réel et que la décision est entre les mains du Chef de l’Etat et que les autres responsables de l’Etat sont bon pour le décor. Finalement, l’Etat d’urgence sera bien levé, n’en déplaise à Mr Zerhouni et son argument sécuritaire.

Il faut  dire que la gestion politique pour l’ancien ministre de l’intérieur passe par l’aspect sécuritaire. C’est ce qu’il a de commun avec Beria, avec, cependant, cette différence que Beria, dans sa célèbre froideur, alignait des résultats qui lui ont valus les faveurs de Staline.

Car et sur la question sécuritaire,  l’ancien ministre de l’intérieur démontre encore que visiblement il a la mémoire courte. Il serait peut-t-être inélégant de le critiquer sur cet aspect lié à l’âge, car, la nature impose ses règles même dans le cas de ces mortels emportés par l’ivresse du pouvoir au point de se croire immortels.

Depuis 6 ans ou un peu plus, l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui refuse, au demeurant, de parler de l’AQMI préférant l’appellation « Hattabienne »  du GSPC, ne se fatiguait pas de marteler que le nombre de terroristes encore en activité ne saurait dépasser les 350 criminels. Plus de six ans après, ce groupe continue à sévir et se transforme, comme par enchantement, en argument pour l’ancien ministre de l’intérieur pour maintenir l’Etat d’urgence. En invoquent cet argument, Mr Zerhouni aurait souhaité que le nombre de terroristes en activité soit plus élevé, rien que pour maintenir ce dispositif restrictif sur le plan des libertés.

Cet artisan des dernières mascarades électorales devrait se rendre compte qu’il est plus indiqué pour lui de se taire, à défaut de consolider son image de ministre coupé de la réalité et qui collectionne les gaffes.

Oublieux ?  peut-t-être, Mr Zerhouni qui a eu à gérer la marche des Arouchs à Alger, en recourant aux prisonniers qui ont été montés contre les manifestations, à des « Baltadjias » fascistes de Hosni Moubarek, a été derrière les dérapages meurtriers enregistrés. Il a eu le ridicule d’expliquer ces dépassements, en endossant la responsabilité à un organisateur qui a éteint  son téléphone portable et que le ministre ne réussissait pas à contacter pour nouer le dialogue. Une personne anonyme que le ministre n’a pas encore identifiée. Pire encore, ce ministre oublieux ne se rappelle pas qu’il a été derrière le feu qui a allumé la mèche de la colère en 2002 en Kabylie, lorsqu’il avait traité Massinissa Guermah, froidement assassiné dans une brigade de Gendarmerie, de voyou qui n’a pas réussi dans ses études. Le démenti lui est venu du père de ce dernier qui a brandi le bulletin de Massinissa, faisant qu’il était brillant au lycée, mieux encore un bachelier en puissance.

L’homme au passeport biométrique qui n’a pas encore vu le jour, a eu en particulier des positions qui plaident pour lui. Ne s’est-t-il pas opposé contre la dénationalisation des hydrocarbures que son Chef d’Etat avait décidé avant de se rebiffer. Il aurait pu en tirer les conséquences et de maintenir  cet image qui plaide pour lui, au lieu de s’engouffrer tête baissé dans des incohérences, au   point de se voir déjuger et tourner au ridicule par un Chef d’Etat qu’il a servi au point de commettre des atrocités et d’en collectionner les gaffes. N’est-t-il pas profitable pour Mr Zerhouni de se taire ?               

                                                                                                   Haidar Bendrihem fevrier 2011

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