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Mais taisez vous Monsieur Zerhouni

Posted by bendrihem-haider on mars 29th, 2011

Mais taisez-vous M. Zerhouni !

Il existe des situations ubuesques où le commun des mortels ne peut souhaiter que le ridicule soit l’arme idoine pour faire taire les marionnettes politiques. C’est le cas malheureusement de l’ancien ministre de l’intérieur et l’actuel vice-premier ministre. 

Il faudrait peut-t-être un autre sacrifice d’un million et demi d’Algériens pour voir ce pays s’affranchir, enfin, de ces gérontocrates qui ne réalisent pas encore que la génération du nouveau millénaire n’a rien de commun avec celle ayant grandi à Oujda, qui ont pris le pouvoir, il y a cinquante ans, sur le dos des blindés de l’armé des frontières. Ces gens venus se servir du pourvoir n’ont pas tremblé pour achever les dernières katibates de l’ALN que la France n’arrivait pas à anéantir. Voilà, la vérité que les jeunes émeutiers ne savent pas et que leurs gouvernants leur cachent encore et depuis 50 ans.

Mr Zerhouni qui n’est pas pourtant un brillant politique a eu cette tâche délicate,  dix ans durant, de jouer le rôle à la fois complexe de policier en chef de Bouteflika et celui, fort délicat, de porte parole autoproclamé du gouvernement.

L’ancien « malgache » collectionnait allégrement les bourdes, au point qu’il fut qualifié du « gaffeur » par excellence d’un gouvernement qui s’il ne communique pas du tout, il le fait d’une manière très maladroite.

La récente sortie de Mr Zerhouni , à travers la presse nationale, lors de la session d’automne de l’APN, fut aussi retentissante encore par son côté ridicule qui fut, d’ailleurs, vite balayer d’une main par le Chef de l’Etat, suite au Conseil des ministres qu’il a présidé, une journée après l’énième bourde de l’ancien ministre de l’intérieur. Le démenti que lui a asséné son Chef d’Etat fut si retentissant qu’il ne s’en est pas encore complètement réveillé.

Quand Mr Zerhouni se refugie dans ses reflexes sécuritaires, en disant que l’Etat d’urgence ne sera pas levé pour la simple raison qu’il ne dérange personne et, surtout, que le terrorisme est toujours menaçant, c’est qu’en réalité il cache une aversion maladive à toute activité politique de l’opposition.

La contradiction lui est venue de la part de son propre Chef d’Etat, dont il a protégé le trône plus d’une décennie à coup de scores brejnéviens aux élections et en interdisant l’activité politique à Alger, pour évacuer l’opposition vers les wilayates et les laisser à la merci des caprices des walis qui fonctionnent au téléphone.   

Cette cacophonie survenue en l’espace de 24 H entre le Chef d’Etat et le vice-Premier ministre dénote encore que la pouvoir personnel est bien réel et que la décision est entre les mains du Chef de l’Etat et que les autres responsables de l’Etat sont bon pour le décor. Finalement, l’Etat d’urgence sera bien levé, n’en déplaise à Mr Zerhouni et son argument sécuritaire.

Il faut  dire que la gestion politique pour l’ancien ministre de l’intérieur passe par l’aspect sécuritaire. C’est ce qu’il a de commun avec Beria, avec, cependant, cette différence que Beria, dans sa célèbre froideur, alignait des résultats qui lui ont valus les faveurs de Staline.

Car et sur la question sécuritaire,  l’ancien ministre de l’intérieur démontre encore que visiblement il a la mémoire courte. Il serait peut-t-être inélégant de le critiquer sur cet aspect lié à l’âge, car, la nature impose ses règles même dans le cas de ces mortels emportés par l’ivresse du pouvoir au point de se croire immortels.

Depuis 6 ans ou un peu plus, l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui refuse, au demeurant, de parler de l’AQMI préférant l’appellation « Hattabienne »  du GSPC, ne se fatiguait pas de marteler que le nombre de terroristes encore en activité ne saurait dépasser les 350 criminels. Plus de six ans après, ce groupe continue à sévir et se transforme, comme par enchantement, en argument pour l’ancien ministre de l’intérieur pour maintenir l’Etat d’urgence. En invoquent cet argument, Mr Zerhouni aurait souhaité que le nombre de terroristes en activité soit plus élevé, rien que pour maintenir ce dispositif restrictif sur le plan des libertés.

Cet artisan des dernières mascarades électorales devrait se rendre compte qu’il est plus indiqué pour lui de se taire, à défaut de consolider son image de ministre coupé de la réalité et qui collectionne les gaffes.

Oublieux ?  peut-t-être, Mr Zerhouni qui a eu à gérer la marche des Arouchs à Alger, en recourant aux prisonniers qui ont été montés contre les manifestations, à des « Baltadjias » fascistes de Hosni Moubarek, a été derrière les dérapages meurtriers enregistrés. Il a eu le ridicule d’expliquer ces dépassements, en endossant la responsabilité à un organisateur qui a éteint  son téléphone portable et que le ministre ne réussissait pas à contacter pour nouer le dialogue. Une personne anonyme que le ministre n’a pas encore identifiée. Pire encore, ce ministre oublieux ne se rappelle pas qu’il a été derrière le feu qui a allumé la mèche de la colère en 2002 en Kabylie, lorsqu’il avait traité Massinissa Guermah, froidement assassiné dans une brigade de Gendarmerie, de voyou qui n’a pas réussi dans ses études. Le démenti lui est venu du père de ce dernier qui a brandi le bulletin de Massinissa, faisant qu’il était brillant au lycée, mieux encore un bachelier en puissance.

L’homme au passeport biométrique qui n’a pas encore vu le jour, a eu en particulier des positions qui plaident pour lui. Ne s’est-t-il pas opposé contre la dénationalisation des hydrocarbures que son Chef d’Etat avait décidé avant de se rebiffer. Il aurait pu en tirer les conséquences et de maintenir  cet image qui plaide pour lui, au lieu de s’engouffrer tête baissé dans des incohérences, au   point de se voir déjuger et tourner au ridicule par un Chef d’Etat qu’il a servi au point de commettre des atrocités et d’en collectionner les gaffes. N’est-t-il pas profitable pour Mr Zerhouni de se taire ?               

                                                                                                   Haidar Bendrihem fevrier 2011

 

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