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Autopsie d’une élection présidentielle: Plus jamais ça

Posted by bendrihem-haider on 27th mai 2015

Autopsie d’une élection présidentielle :

Plus jamais ça !!!

Par Haider Bendrihem habendri57@yahoo.fr Avril 2015

« Les coups de feu, tirés ce 1er novembre, avaient surtout pour but de sonner l’alarme, de réveiller le pays de sa torpeur et de provoquer l’élan voulu d’engagement et de solidarité ».

Autopsie d’une guerre-Ferhat Abbas-

La situation à la fois alarmante et fragile dans laquelle le pays a été mis par cette oligarchie renseigne de façon claire sur l’absence du sens de la responsabilité et du patriotisme chez ce groupe qui veut demeurer à la tête de l’Etat quitte à  sacrifier le pays et à généraliser l’anarchie.

Ce cri citoyen veut être notre coup de feu tiré le 1 novembre 1954, pour réveiller le pays de sa torpeur et de provoquer un élan citoyen afin que l’on comprenne que notre pays ne se résume pas à la rente tirée des hydrocarbures, détournée de manière éhontée, et que sa composante citoyenne frustrée de ses droits et objet d’injustice peut  à tout moment se prévaloir de son autonomie de jugement.

Ce pays n’est pas à vendre !.

Une campagne électorale, annonciatrice d’une décantation populaire claire et reflétant une volonté réelle de changement à travers une élection libre, s’est heurtée aux partisans du quatrième mandat  qui dés les prémices de cette campagne ont appréhendé leur rejet futur par le peuple et la nouvelle voie que celui-ci voulait emprunter, comme en témoignent les quolibets dont ils ont fait l’objet durant leurs meetings.

Faisant recours à des pratiques antinationales et que rejettent la morale, ils n’hésiteront pas à pousser le président-candidat à appeler des forces étrangères pour le soutenir. Certains médias à leur solde utiliseront la technique, aujourd’hui éculée,  de la peur d’un terrorisme imminent, pour essayer de détourner la volonté d’un peuple fatigué et marqué par plusieurs années de guerre civile.

L’autre argument de peur excipé est en relation celui là avec la nécessité de maintenir la stabilité du pays,  œuvre nous dit-on, de l’actuel chef de l’Etat. L’ex président Liamine Zeroual devrait pour l’histoire et pour lui-même clarifier ce point.

N’a-t-on pas vu le premier ministre lui-même sillonner le pays et répéter ad nauseam qu’un vote pour l’opposition provoquerait dans le pays  une situation analogue à celle qui prévaut en Libye et en Syrie. Il s’agit derrière cet argument de conditionner le peuple et provoquer des peurs irrationnelles et un retour aux reflexes sécuritaires qui feront accepter une fraude massive et programmée.

Un régime despotique stable est, en effet, toujours préférable à une démocratie naissante !!

La fraude a été massive  à tous les niveaux.

Même les média occidentaux, complices, ont été choqués par l’ampleur de cette mascarade. Pour les responsables politiques occidentaux, imbus eux des intérêts de leur pays, la validation de cette fraude éhontée ne posera aucun problème.

Ils n’avaient plus qu’à préparer la facture, retour d’ascenseur oblige.

Dans cette tragédie, c’est le peuple algérien qui, encore une fois, est le grand perdant. Nos gouvernants ont imposé ce mode de gouvernance à la fois délétère et préjudiciable aux intérêts fondamentaux de la nation, symbolisé par des élections fantoches et le maintien au pouvoir d’un candidat président malade et incapable visiblement d’assumer ses responsabilités constitutionnelles.

Que magnifique est l’image de notre pays avec une telle représentation !!

La manœuvre consistait aussi en recours à des montages audiovisuels grossiers et devant une opinion nationale médusée et une opinion internationale étonnée, à faire défiler des personnalités politiques étrangères, venues en fait récupérer leurs prébendes en échange d’une photo-op.

L’Algérie n’est plus gouvernée au sens conventionnel du terme. Son président, déjà handicapé depuis sa première alerte médicale en 2005, continue à se manifester par son absence, particulièrement depuis 2013, à un moment où le pays n’a jamais autant ressenti le besoin d’avoir un homme fort aux commandes, particulièrement devant les graves défis et menaces qu’il doit affronter, tant sur le plan interne que sur le plan international. Cette absence de centre de décision contribue à affaiblir l’Etat et explique en grande partie les événements, qui ont secoué la paisible ville de Ghardaïa et qui se sont étendus à d’autres localités de cette région, combien sensible et stratégique du pays.

 

Cette période se distingue par ailleurs par le développement d’une corruption à grande échelle, source de jugements en cascade, mettant en cause des personnalités proches du sérail présidentiel,  de  détérioration de l’image de marque du pays et de dangers pour l’unité,  la stabilité et de la sécurité de la nation.

Oubliée la légitimité du peuple, vive le soutien international !

Sinon comment expliquer la présence du secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, et autres dignitaires étrangers, dont l’espagnol en confident, à Alger à ce moment particulier de la vie politique du pays. Au même titre que Madame H .Clinton auparavant venue défendre, avec succès, les intérêts d’Anadarko et Général Electrique, le premier n’était concentré que sur le maintien sur le long terme des revenus de la rente pétrolière du peuple, placés à des taux quasiment nul auprès du système bancaire américain.

Appauvrissons notre sol, pour le bien être des multinationales et des systèmes bancaires   occidentaux, tel semble être la stratégie de ce système !!

Malgré cela, M. Kerry avait besoin de faire une pression « amicale » en déclarant souhaiter la transparence dans le processus électoral, propos repris dans son style traditionnel par l’Agence de presse officielle APS,  qui va donner sa propre lecture déformant cette déclaration. La manœuvre pour grosse qu’elle était constituera en fait un scénario gagnant-gagnant pout les deux parties, les Etats-Unis ne condamnant pas la fraude électorale, même si le président B.H.Obama n’a pas  félicité officiellement l’heureux Elu.

L’Union Européenne n’hésitera pas non plus à déjuger les principes de démocratie, de libertés et des droits de l’homme sur lesquels elle tient, de façade, son socle pour s’aligner elle aussi sur les résultats officiels prononcés par le juge-partie. Elle se réveillera une année plus tard, une fois reçue sa prébende, pour aligner ses conclusions sur celles du livre blanc sur la fraude du candidat Ali Benflis.

Vive les intérêts permanents, au diable les principes !!!

Le même silence sera de mise à l’intérieur du pays où l’on découvrira la thuriféraire du système et héraut, supposé, de la « la souveraineté national » Madame L.Hanoune,  orienter sa campagne électorale dans le sens de l’invective et des accusations gratuites (qui dans un système démocratique lui aurait value le courroux des tribunaux) contre l’opposition en général et contre le candidat Ali Benflis en particulier, ces derniers appelant selon elle à l’ingérence étrangère.

Comble du paradoxe qui confirme la sagesse de notre terroir qui dit : il m’a frappé, il a pleuré, il m’a précédé et il s’est plaint !!!

Une fraude programmée :

La fraude électorale a effectivement débuté avec la nomination d’inconditionnels, de la même localité de surcroit, à la tête du conseil constitutionnel, du ministère de l’intérieur et du ministère de la justice.

En parallèle, il fallait appliquer toutes les pressions possibles pour embrigader l’administration, toutes structures confondues, et détourner le budget de l’Etat en faveur du président-candidat. L’argent sale de l’oligarchie compradore viendra en complément pour faire peur, acheter les voix et corrompre les consciences.

Cette oligarchie va aussi mobiliser ses média propres, dont certains, crées à l’occasion de ce scrutin n’ont pas d’existence légal. En parallèle était éliminée ceux qui ont voulu respecter leur déontologie et faire preuve d’objectivité.

 Ne faisant plus la différence entre l’information vérifiée et la propagande destructive, et recourant sans aucun sens de l’éthique à l’accusation gratuite, et  faisant endosser de fausses déclarations, cette oligarchie se place déjà dans la perspective de l’après 4éme mandat…ou avant.

L’histoire retiendra aussi cette hystérie jamais enregistrée qui marquera ce scrutin et la volonté d’un système décidé à plonger le pays dans la violence afin de demeurer  à la tête de l’Etat même contre la volonté du peuple.

Quatre mandats… et après ?

« Dieu ne changera le sort d’un peuple que si ce peuple apporte les changement en lui-même » le saint coran.

Cette période qui aurait pu, en raison de la magnanimité céleste, constituer un tournant dans la vie politique, économique et sociale du pays au bénéfice de notre Nation, s’est transformée par la grâce de la mauvaise gouvernance et de la rapine, source de corruption quasi généralisée, en un véritable cauchemar qui  menace aujourd’hui la sécurité de l’Etat et sa stabilité.

Cette période a vu s’élargir  le fossé social et se magnifier les injustices contre les couches sociales les plus fragiles qui, révoltées par les détournements de toute sorte ainsi que par le gaspillage des deniers publics, n’hésitent pas à exprimer leur mécontentement et frustrations à travers, en particulier, le boycott des urnes et un embrasement du front social.

Cette situation et l’impossibilité de changer pacifiquement le système, contribueront  à terme à renforcer le spectre terroriste  et à transformer ces segments de la population en un terreau de recrutement renforçant ce phénomène qui a aussi des adeptes politiques. L’actuel président n’a-t-il pas  déjà déclaré, s’agissant des jeunes qui prennent les armes contre leur propre pays: «si j’avais leur âge, j’aurais fait comme eux»

Pour toutes ces considérations, l’opposition dans son ensemble n’a pas cessé de tirer la sonnette d’alarme. Il ne suffit plus de dénoncer ou de s’indigner, il est temps que ces pratiques,  dénuées d’éthique politique et contraires à l’esprit de la Constitution et des lois de la République, cessent.

L’heure est grave.

L’opposition, maintenant unifiée, prend à témoin les Algériens sur les errements et dépassements d’un système en phase finale, menace pour la sécurité et la stabilité du pays, et tout citoyen responsable se doit de condamner cette situation et ces méthodes de gouvernance et de gestion d’un événement national de l’importance d’une élection présidentielle et appuyer les rangs de l’opposition citoyenne et dire :

Jamais plus ça.

 

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