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La révision constitutionnelle dans le viseur politique

Posted by bendrihem-haider on 6th juin 2017

A LA UNE CONTRIBUTIONS El Watan

Encore un passage en force…

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le 07.02.16 | 10h00 Réagissez

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Le pouvoir cherche par tous les moyens à gagner du temps, en louvoyant sur les véritables attentes du peuple sur les plans des libertés, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et du développement socioéconomique, quitte à mettre au centre de ce jeu malsain le texte fondamental de l’Etat algérien, à savoir la Constitution.

Comment croire à la sincérité de ce pouvoir sur le plan de la Constitution, alors qu’il l’avait lui-même violée pour assouvir les caprices d’un seul homme ?

La Constitution, qui est l’expression d’un contrat social volontaire engageant toute la société, est le fruit de la volonté du peuple. Le peuple qui, dans sa quête d’assurer une cohésion nationale, condition nécessaire pour jeter les jalons d’une construction nationale permettant la pérennité de l’Etat-nation, acquis majeur de hautes luttes engagées contre la colonisation, doit rester le seul vecteur souverain dans ce processus fondateur. Le projet de la révision de la Constitution n’émane pas du peuple.

Il est le produit de la volonté d’un groupe de personnes qui se sont substituées aux institutions et, comme attendu, il est entériné par un Conseil constitutionnel au service des violations répétées d’une constitution, devenue par les coups de force répétés la Constitution d’un clan.

Ce que propose le groupe ayant été derrière la mouture du projet de révision de la Constitution est unique dans l’histoire des révisions constitutionnelles du fait qu’elle ne répond à aucune attente de la société et ne peut se targuer d’un quelconque consensus dans la société, ni avec l’opposition, et encore moins au sein-même du pouvoir, en témoigne la polémique stérile entre les secrétaires généraux du FLN et du RND autour de l’article 51.

Un pouvoir vacant aux prérogatives monarchiques

Cette révision, qui vient en réalité renforcer les prérogatives, déjà exorbitantes, du président de la République, au détriment des autres pouvoirs et institutions de contrôle, ne peut prétendre à une quelconque légitimité à travers sa validation par les deux Chambres d’un Parlement tout aussi illégitime.

Cette révision ne consacre pas seulement le pouvoir personnel, elle va bien au-delà, en consacrant le culte de la personnalité. Le Président, selon cette révision, n’est pas responsable devant le Parlement, alors que le Premier ministre peut être désigné en dehors de la majorité parlementaire et il ne va pas appliquer le programme de cette majorité.

Il se contentera d’appliquer un plan d’action. Le Premier ministre sera désormais comptable devant d’abord le président de la République et ensuite devant le Parlement.

Le Président désigne, à la fois, les présidents :

- du Conseil constitutionnel et de son vice-président ;
- de la Cour suprême ;
- du Conseil de l’Etat ;
- de l’instance de régulation de la presse écrite ;
- de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel ;
- de la Haute instance de surveillance des élections ;
- de la Cour des comptes.
En outre, il nomme aussi :
- le Premier ministre ;
- le Secrétaire général du gouvernement ;
- le gouverneur de la Banque d’Algérie ;
- les magistrats ;
- les responsables des organes de sécurité ;
- les walis ;
- les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires de la République à l’étranger ;
- il nomme également et de façon indirecte les présidents du Parlement et du Conseil de la Nation.

Il nomme enfin l’ensemble des présidents des Conseils consultatifs créés auprès du président de la République.
Le pouvoir actuel ne se contente pas du fait qu’il a suffisamment caporalisé la société et paralysé les institutions censées représenter les citoyens, il veut concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne.

Une révision qui accentue le verrouillage de la société

Cette révision constitue, dans les faits, le parachèvement d’un processus anticonstitutionnel, inauguré depuis 1999, visant à verrouiller la société et à empêcher durablement toute possibilité d’action politique, ou encore moins un changement démocratique. Les promoteurs de cette révision constitutionnelle, qui sont à la recherche de possibilités pour dépasser la crise actuelle du régime, accentuent cette dernière et l’approfondissent du fait de la vacance du pouvoir, due à l’incapacité du président de la République à gouverner, ainsi qu’à l’impossibilité d’actionner le Conseil constitutionnel pour constater cette vacance.

Ainsi et à la faveur de cet ultime viol de la Constitution, le groupe extraconstitutionnel qui usurpe les fonctions du président de la République plonge le pays dans une crise sans précédent, en éliminant toute possibilité d’arbitrage ou de recours à la Constitution dans les conflits politiques. Il laisse, en effet, une seule issue ouverte pour la résolution de ces problèmes à travers le rapport de force, où le pouvoir de l’argent et la violence sont les maîtres du jeu. Il est donc clair que ce qui est appelé révision constitutionnelle ne vient pas en réponse à des attentes de la population, en matière d’exercice du pouvoir et de mise à niveau de la gouvernance du pouvoir dans notre pays au diapason de ce qui se fait dans le monde, mais elle vient plutôt consacrer constitutionnellement les pratiques politiques actuelles jugées anticonstitutionnelles.

Les paradoxes des initiateurs de cette mascarade, appelée arbitrairement révision constitutionnelle, deviennent plus apparents dès qu’il s’agira de restituer certaines dispositions contenues dans la Constitution de 1996 et qui furent piétinées ou tout simplement violées.
Dans ces cas, nous pouvons citer les exemples suivants :

- le Conseil supérieur de la Jeunesse qui existait auparavant et que le président de la République en exercice avait dissous ;
- le Conseil national de la Recherche scientifique et des Technologies qui existait depuis 1992, présidé par le chef du gouvernement et qui ne s’est réuni qu’une seule fois depuis cette date revient sous la même appellation ;

- le cas du Conseil national économique et social, une institution consultative qui avait gagné en crédibilité sous la présidence du regretté Mohamed Salah Mentouri, et qui fut totalement laminé par ce pouvoir, revient aussi sous l’égide du président de la République ;
- il en est de même pour ce qui est de l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption qui existait déjà, et également le Conseil national des droits de l’Homme.

Ce pouvoir reste, par ailleurs, insensible aux questions névralgiques qui engagent l’avenir du pays, à savoir l’éducation et l’énergie. Le Conseil supérieur de l’éducation, créé en 1995 sous l’égide du président de la République, fut dissous en 2000 sans raison, privant le secteur de l’Education d’une expertise qui aurait pu lui éviter l’état dans lequel il se trouve présentement.

Ce Conseil continue à ne pas être du goût des promoteurs des viols constitutionnels. Au même titre d’ailleurs que le désormais défunt Conseil national de l’Energie, qui ne s’est pas réuni depuis 1998, avec toutes les catastrophes, scandales, voire les séismes ayant frappé ce secteur stratégique, est tout simplement enterré par cette mouture du projet de révision constitutionnelle.

Le pouvoir actuel cherche, en recourant à des subterfuges en décalage avec le sérieux et la sérénité qui devraient accompagner une si lourde entreprise comme celle liée à l’amendement du texte fondamental de l’Etat-nation, à faire passer un hold-up des pouvoirs constituants le système régissant le pays, à travers des «concessions» apparentes à des segments de la société algérienne, à l’instar de l’officialisation du Tamazight ou l’interdiction d’emprisonner des journalistes.

Les tenants du pouvoir, conscients ou inconscients, continuent à manœuvrer à travers une officialisation empoisonnée, en faisant une distinction douteuse entre une langue officielle d’Etat et une langue officielle tout court, en laissant croire que la langue originelle des algériens n’est pas encore mature pour être la langue de l’Etat.

Ce même pouvoir qui a mis en prison des journalistes pour leurs écrits, en intégrant dans le code pénal la pénalisation du délit de presse, ne peut pas tromper une opinion avisée. Tout le monde connaît l’état des libertés en général et la liberté de la presse en particulier durant ces dernières années ; un article laconique, dans une révision anticonstitutionnelle, ne peut pas changer les habitudes d’un pouvoir rodé à la manipulation.

De la surveillance des élections et de l’alternance au pouvoir

Le cynisme des tenants du pouvoir a dépassé tout entendement devant le traitement infamant réservé à l’article 74 introduit par la Constitution de 1996, véritable victoire constitutionnelle et démocratique contre les tenants de l’autoritarisme et de la pensée unique. Cet acquis démocratique fut sacrifié pour assouvir les caprices d’un Président obnubilé par le pouvoir personnel et la hantise de le quitter vivant, au détriment de la sacralisation de l’alternance au pouvoir.Le pouvoir actuel pousse sa gâterie à son paroxysme, en faisant accroire à ceux qui lui font encore confiance qu’il vient d’initier une révolution démocratique en restituant les dispositions garantissant l’alternance au pouvoir après les avoir violées en 2008.

Ce pouvoir, qui continue à ruser depuis le discours programme de 2011, a fait perdre un temps précieux pour le peuple algérien dans sa quête de démocratie. Après des «réformettes» consacrées dans des lois organiques antidémocratiques, à l’image surtout de la loi électorale qui fut un véritable fiasco en matière de liberté, de démocratie et de transparence dans le domaine de l’organisation des scrutins, en impliquant, cette fois, les magistrats dans la fraude, qui fut à l’origine de ce Parlement mal élu, et de la mascarade de la présidentielle de 2014, voilà que cette mouture de la révision constitutionnelle propose une pseudo haute instance indépendante de surveillance des élections. Les dispositions relatives à cette instance constituent une véritable arnaque, car l’opposition n’a jamais évoqué la question de la surveillance, mais elle a réclamé une instance indépendante d’organisation, de contrôle et de supervision des élections.

Pis encore, le pouvoir donne l’impression, à travers sa proposition de se soumettre aux règles de la transparence en matière d’élections, alors qu’en réalité il maintient le contrôle par l’administration de l’ensemble du processus électoral, y compris celui de la surveillance puisque le président de la République désigne le président de cette haute instance, comme il désigne les magistrats y siégeant, proposés par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont il est lui-même le président, ainsi que les compétences «indépendantes» choisies au sein de la société civile, dominée actuellement par les comités de soutien du même président de la République.

L’opposition est sommée d’arrêter son propre agenda

Avec cette ultime farce, le pouvoir en place prouve, encore une fois, qu’il est imperméable à toute velléité de se réformer. Il tourne le dos, à la fois, aux aspirations du peuple et aux revendications de l’opposition. Pour lui, il n’y a qu’une seule opposition valable : c’est celle qui accepte son agenda, c’est-à-dire celle qui lui assure une façade pluraliste et d’alibi à l’extérieur. L’opposition ne doit plus se complaire dans son attitude mortelle, et continuer d’inscrire son action politique en réaction de ce que propose le pouvoir, voire ce qu’il décide.

L’opposition doit créer sa propre feuille de route, en œuvrant dans le sens de créer le rapport de force nécessaire pour imposer le changement démocratique salutaire pour l’avenir du pays. L’unité de notre pays en dépend.

L’opposition doit trouver ses propres outils pour créer ce rapport de force en investissant le front social totalement désorienté, ou canalisé dans des actions ponctuelles, voire dans les cas les plus extrêmes dans des émeutes improductives.

La tendance oligarchique du pouvoir, renforcée par la loi de finances 2016, fragilisera encore plus de larges couches de la société algérienne et accroîtra ses vulnérabilités face aux forces de l’argent. L’opposition doit s’engager fermement dans ce front social, en redoublant ses actions d’explication à l’adresse des citoyens, en engageant des actions de proximité tout en soutenant le renforcement de la société civile dans ses capacités d’organisation et d’action.

L’opposition doit, également, dénoncer à chaque fois les dérives de ce pouvoir oligarchique et lui rappeler ses scandales qu’il veut escamoter ou passer en justice sous silence, comme c’est le cas des affaires de Khelifa, l’Autoroute Est-ouest, Sonatrach…

Par Bendrihem Haïder

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La tendance oligarchique du nouveau régime algérien

Posted by bendrihem-haider on 2nd novembre 2015

Le glissement vers un désordre entretenu

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le 01.11.15 |

Par  : Haïder Bendrihem , ancien parlementaire et consultant en énergie renouvelable

Le régime algérien est objectivement, après 4 mandats, politiquement, biologiquement et physiquement en fin de course, mais sa tendance rentière, régionaliste et violente nous pousse à prévoir le pire.

Ce régime finissant est en train de glisser vers une nouvelle forme de système politique complètement oublié à travers le monde. Certes, il est admis et depuis longtemps que l’Algérie n’est ni une démocratie ni une dictature, c’est un régime oligarchique : le pouvoir de quelques-uns qui délibèrent entre eux des solutions qu’ils vont imposer à tous.

Il s’agit-là de la définition donnée par Hervé Kempf dans son essai L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, qui met en exergue ce type de régime qui se distingue par la concentration croissante du pouvoir décisionnel par un pouvoir restreint de dirigeants politiques, de quelques chefs d’entreprise proches du sérail et d’acteurs financiers qui se versent plus dans l’import-import.

Une oligarchie pour perdurer au pouvoir et protéger ses intérêts est prête à déclarer la guerre à tout un peuple en exploitant à des fins personnelles le pouvoir politique qui a autorité sur la force publique, le Trésor public, la justice et l’administration publique. Ce type de pouvoir représente un réel danger pour la sécurité nationale du pays et pour son intégrité territoriale. Nous enregistrons ces derniers temps des propos plus que préoccupants, autoritaires et menaçants des tenants du pouvoir, signe de panique et de désarroi.

Le président du FCE, dont les revendications financières et fiscales, notamment de son «syndicat», sont prises en compte et appliquées à la lettre et même avec zèle par ce gouvernement, un pouvoir devenu très proche de ce syndicat d’entrepreneurs et qui s’éloigne chaque jour des préoccupations de la communauté nationale, en arrive à dominer aujourd’hui la scène politique et économique nationale.
Ce pouvoir, au lieu de s’atteler à protéger les intérêts de la communauté nationale, se contente aujourd’hui d’adopter les orientations d’un syndicat d’entrepreneurs dont le seul mérite est d’avoir soutenu le 4e mandat. Les Algériens se rappelleront de la fameuse rencontre de l’Aurassi.

Ce syndicat ne se positionne plus comme partenaire du gouvernement, mais se comporte comme sa tutelle. Ce syndicat ne possède pas seulement des prolongements au sein du pouvoir, il est en passe de devenir le nouveau pouvoir.

 

Comme l’a si bien décrit notre ami Djamel Zenati, «ces groupes informels de tous bords se posent en concurrents de l’Etat. Ils s’octroient des prérogatives régaliennes, édictent lois et codes et sévissent en toute impunité. Le pouvoir de l’Etat se déplace graduellement vers ces micro-pouvoirs occultes. A partir de ce lieu stratégique et dissimulé, l’oligarchie donne le ton et la mesure, ose et impose sans jamais avoir à rendre des comptes».

Et le président du FCE d’annoncer, à l’instar des tenants du pouvoir actuels, que la crise ne touchera pas l’Algérie, dans un discours provocateur qui ignore le quotidien des algériens, verse dans la démagogie et contredit les réalités économiques du pays : un discours populiste et dévastateur, malgré les appels répétés de l’ensemble des experts en général et de l’opposition en particulier sur la nécessité de préparer notre pays à l’après-pétrole avant qu’il ne soit trop tard.

Ces nouveaux riches ne partagent plus rien avec les Algériens.
Ils ne se font plus de soucis pour s’octroyer de nouveaux projets de gré à gré, ni pour les nouveaux prêts bancaires à leur convenance ni pour l’éventuel effacement de dettes et  d’arriérés fiscaux. Ils ne se font pas de soucis non plus comme la masse des Algériens qui compte au dinar près ses fins de mois. Ces nouveaux riches et leurs protecteurs s’accrochent au pouvoir pour continuer à siphonner le reste de la rente pétrolière et tromper l’opinion publique.

Quel Algérien n’aime pas l’entreprise qui crée la richesse et l’emploi ? On peut critiquer ceux qui mettent tous les entrepreneurs dans le même sac, mais cela n’empêche pas de constater qu’une majorité de ces nouveaux milliardaires fabriqués durant les 16 années de pouvoir ont été enrichis de la façon la plus bizarre et à la vitesse de la lumière ; on est passé de l’Etat autoritaire à un Etat délinquant. La politique qui est censée être au service de l’intérêt général et du peuple est devenue durant ces dernières années un instrument pour s’enrichir et enrichir les copains et les coquins.

Elle est devenue à juste titre l’ennemi de l’économie en général et de l’entreprise en particulier. Cette politique désastreuse au service des intérêts de cette  oligarchie est tout le contraire d’une économie au service de la communauté nationale.

Le problème est que la somme des intérêts privés n’est jamais égale à l’intérêt général ni au bien commun. Le gouvernement et ses courtisans doivent sortir de leur bulle en se focalisant uniquement sur la baisse de la rente des hydrocarbures et commencer au moins à se poser ces questions : pourquoi après des recettes de plusieurs milliers de milliards de dollars engrangés durant les 16 dernières années, l’Algérie est toujours une économie rentière et dépendante au lieu d’une économie de production et d’innovation ?

Pourquoi après 16 années d’investissements massifs l’Algérie est toujours dépendante de cette rente et n’a pas réussi sa transition au moins économique en sacrifiant la transition politique ?

Les Algériens ont raté et la transition politique et la transition économique. Il est temps de faire un «bilan» politique et économique avant de décider de l’avenir de la nouvelle Algérie. 50 ans de bricolage et de ratages politique et économique, y en a assez !
Ne cédons pas aux discours faciles de ces rentiers zélateurs, porte-monnaie d’un clan et non créateurs de richesses, quand de vrais entrepreneurs et industriels sont rackettés, bloqués et alourdis par de faux problèmes administratifs et fiscaux, parce qu’ils ont refusé de mélanger leur rôle d’investisseurs créateurs de richesses et d’emplois avec celui de comité de soutien du clan pour un quatrième mandat.

Les attaques inutiles et improductives par un ministre d’un gouvernement qui navigue à vue, en présence d’un ministre étranger, contre un capitaine de l’industrie algérienne qui sort du lot, en l’occurrence Rabrab, le fondateur du groupe Cevital, est plus que symbolique. Un gouvernement au service de l’oligarchie et qui ne défend ni les industriels créateurs d’emplois et de richesses, ni les travailleurs.

Ce gouvernement a détruit et le monde syndical et le monde de l’entreprise. Quelle conséquence cela a-t-il sur l’économie quand on demande aux salariés d’accepter la précarité, quand les représentants de ces nouveaux entrepreneurs revendiquent le blanchiment de l’argent sale, quand les représentants de ces nouveaux industriels revendiquent l’effacement fiscal et des dettes malhonnêtes ? quelles conséquences cela a-t-il sur l’économie quand des salariés sont licenciés sans aucun droit, quand le droit syndical devient un ennemi de l’entreprise et une infraction à la loi pour ces nouveaux patrons et leurs protecteurs au pouvoir ?

Une économie saine et citoyenne est une économie non rentière : une économie qui reflète les objectifs d’un projet national, accepté par tous et bénéfique pour tous, une économie qui a pour objectif une croissance durable, forte, mais également politiquement acceptée et socialement juste. Une économie basée sur l’import-import et sur les monopoles au détriment de la production et de l’innovation est une économie qui ne développe que misère et frustration sociale.

Une économie plus saine et à même de ramener la confiance entre l’Etat et le citoyen et redorer l’image du pays au niveau international suppose la promotion de la transparence et de l’intégrité, la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, et surtout la lutte contre la fraude fiscale et en parallèle la réhabilitation de la vertu du savoir, du travail, ainsi que de l’éthique.

Une économie saine et juste suppose la refondation du droit du travail, du système financier et fiscal, de la formation professionnelle et de la sécurité sociale pour mieux préparer l’entreprise algérienne à affronter les défis de la mondialisation et les besoins divers du pays en général et du citoyen en particulier.

Un  travailleur satisfait, sécurisé et bien formé permet à l’entreprise de créer plus de richesses et d’être compétitif. Le terrorisme, c’est aussi moins de droits au travail, moins de travailleurs formés, plus de chômage, de misère, une généralisation de la corruption, de la précarité et de la délinquance avec pour conséquences de la violence et de l’instabilité. Il faut un contrôle accru et permanent contre la délinquance économique.

Plus il y a une volonté politique de lutter contre les détournements et la corruption, plus les effets de la crise sont supportables et plus il y a des chances de réussir la transition économique en douceur et avec moins de dégâts pour le pays.
Qu’il s’agisse donc du président du FCE ou de n’importe quel ministre de ce gouvernement, arrêtez d’insulter l’intelligence des Algériens et leur capacité à réfléchir.

Le véritable ennemi de l’économie nationale est l’entrepreneur opportuniste et rentier qui se sert des projets de gré à gré, très souvent surfacturés mais jamais exécutés selon les normes et souvent réévalués. Nous ne sommes pas contre l’entreprise productrice de richesses et d’emplois, ni contre l’entrepreneur patriote qui paie ses impôts et respecte ses travailleurs, nous sommes contre l’entreprise antinationale et les entrepreneurs voyous.

Nous le rappelons et le confirmons à notre tour à la face de ce pouvoir autiste devenu porte-parole de tous les délinquants politiques et économiques ; l’Algérie est à l’orée d’une grave crise dont les répercussions seront désastreuses pour le devenir de toute une nation, victime de décisions politiques et économiques catastrophiques d’un pouvoir qui ne veut même pas reconnaître ses torts.

Les tenants du pouvoir qui ont dirigé le pays depuis plus de 16 ans savent-ils au moins qu’ils vont laisser l’Algérie classée parmi les derniers pays dans tous les domaines ? Ils ont réussi à assurer un classement honorable parmi les pays les plus corrompus au monde, et le pays qui a produit le plus de milliardaires en un laps de temps très court sans aucune production visible, puisqu’on importe tout, malgré une manne de 1000 milliards de dollars. Ils se sont enrichis en se servant du Trésor public et en servant le pouvoir comme porte-monnaie durant les campagnes électorales et hors-campagne.

Ce pouvoir a réussi à détruire l’école algérienne, la santé des algériens et leur pouvoir d’achat. Comme il a réussi à sous-développer davantage le secteur agricole qui a englouti plus de 60 milliards de dollars. Il en est de même des autres secteurs productifs. Cette oligarchie qui se caractérise par la gestion du statu quo pour se maintenir au pouvoir est devenue le problème et ne peut en aucun cas être la solution.
Après quatre mandats, ces tenants du pouvoir ont laissé le pays exsangue de ses ressources financières, perdu dans un désert sans eau, sans guide et sans boussole. Ils ont lamentablement échoué et ils ont fait rater à l’Algérie le train d’une refonte nationale aux plans politique, économique et social et qui l’aurait hissée au rang des pays émergents.

Ce n’est pas avec l’intimidation et la répression que les mécontents de cette gouvernance vont se taire. On sait tous comment on a exfiltré un criminel politique et économique comme Chakib Khelil, passible de poursuites pour haute trahison, mais on a tous aussi suivi l’excès de zèle avec lequel un général en retraite et malade a été à la limite kidnappé.

Le message est clair : toute personne qui risque de critiquer ou contrarier les décisions de l’oligarchie et ses protecteurs connaîtra le même sort. Ce qu’ils ignorent, par contre, c’est qu’ils ne peuvent pas emprisonner tout un peuple.

Ce pouvoir disparaîtra par la vertu de la capacité de ses enfants, toutes catégories confondues, à prendre en charge sa propre destinée et ranger dans la poubelle de l’histoire ceux qui ignorent qu’on peut tromper son peuple un temps, mais qu’on ne peut pas tromper son peuple tout le temps. Dieu protège l’Algérie !

Haïder Bendrihem

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Un smig de consensus national pour la sauvegarde de la nation

Posted by bendrihem-haider on 21st juillet 2015

L’impérieuse nécessité d’un front de l’opposition

Haider BendrihemPublié dans El Watan le 04 - 06 - 2015

«Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements en se rassemblant.» 
Noam Chomsky
«Quelquefois, on peut tuer un Etat sans tuer un seul de ses membres.»
J.-J. Rousseau
Notre pays sombre dans une crise grave. Il s’agit d’une crise politique profonde, suscitée par l’absence de légitimité ayant sérieusement et définitivement ébranlé les relations entre les citoyens et leurs gouvernants. Une situation qui, visiblement, mènera le pays à terme vers l’irréparable. Face à ce constat, le pouvoir connaît une cacophonie indescriptible. Il y a d’abord les institutions de l’Etat qui s’effritent devant l’autel du pouvoir personnel, ensuite il y a les partis politiques du système qui implosent, enfin il y a le front social qui continue à s’emballer avec des pics alarmants au sud du pays.
Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris de l’autre afin d’imposer un scénario qui risque de mettre le pays à feu et à sang. Qu’est-ce qui explique cet état de fait ?
Ce pouvoir refuse de dresser un quelconque bilan de sa gestion qui a englouti plus de 1000 milliards de dollars pour de piteux résultats. Si ces sommes mirobolantes avaient été déboursées dans un autre pays, avec une bonne gouvernance et une véritable stratégie de développement, il aurait postulé à la candidature au G20. Notre pays s’enfonce dans le sous-développement, avec des classes d’école surchargées, passées de 44 élèves avant 1999 à 55 élèves, voire plus, dans certains lycées du pays, un système de santé en ruine et ruineux, des routes mal faites, des coupures d’électricité… et la liste est longue.
Ce pouvoir autiste refuse tout dialogue politique pouvant aider le pays à sortir de la situation dans laquelle il se débat. Après 16 ans de pouvoir sans partage, on continue à prôner la politique de la fuite en avant, l’improvisation et la diversion pour éviter de poser les véritables problèmes, initiant les faux débats et proposant de fausses solutions.
Tantôt on nous sort la révision de la Constitution, quand il n’y a plus rien pour occuper l’opinion et quand ce pouvoir sent l’étau se resserrer autour de lui à travers les pressions sociales et surtout à travers les initiatives de convergence de l’opposition, il lance un nouveau remaniement gouvernemental, qui ne répond à aucune logique économique, sociale ou encore moins politique, il ruse pour détourner l’opinion publique des questions urgentes.
En l’absence d’une stratégie de développement et dans l’incapacité chronique de se reformer politiquement, le pouvoir actuel use avec frénésie des finances engrangées de la seule rente pétrolière et continue à ignorer toute voix qui ne partage pas son bilan politique et économique.
Les huit plans appliqués le long des 15 ans de règne de Bouteflika n’ont pas changé ce modèle rentier. Pis encore, aujourd’hui on parle de moins d’un milliard de dollars d’exportations hors hydrocarbures, pour près de 65 milliards d’importations, une part très importante finit dans les poches des prédateurs qui agissent aujourd’hui à visage découvert.
Devant cette impasse, à la fois politique, économique, sociale et morale, les tenants du pouvoir refusent de regarder la réalité du pays en face et continuent à manœuvrer pour perdurer, à n’importe quel prix, et à faciliter la tâche aux prédateurs pour accaparer ce qui reste de la rente.
Pour remettre le débat sur les rails et créer surtout un rapport de force salvateur pour le pays, l’opposition est appelée à se mobiliser, se rassembler et surtout inscrire en urgence dans son agenda immédiat la préparation de l’après-Bouteflika.
Nous avons le choix entre l’option fataliste, en laissant notre pays sombrer dans une situation de régression stérile, sans fin, qui produit la prédation, la corruption, la mauvaise gouvernance et le mépris du citoyen, ou se lancer dans une opération de rassemblement de l’ensemble des patriotes qui veulent le bien pour ce pays. Cela aboutira à un consensus patriotique pour sauver le pays de la désintégration et de la violence programmée.
L’Algérie se trouve, aujourd’hui, dans une impasse historique. La crise dure depuis de nombreuses années, mais le chaos qui s’est installé ces dernières années est plus que préoccupant. Les institutions ont été déstabilisées de manière à remettre en cause même les fondements de l’Etat et son autorité.
Depuis plusieurs années, les contre-valeurs ont été davantage dopées, favorisant une corruption généralisée, ainsi qu’un populisme érigé en mode d’ascension politique. La nation ne peut supporter plus de dérives et de scandales.
Ce sont l’unité nationale et la cohésion sociale qui sont mises en péril. Il y a vraiment urgence de se mobiliser pour une action collective afin de sauver la nation d’une désintégration annoncée.
La conférence nationale de Zéralda du mois de juin 2014 constitue, certes, un acte fondateur politique majeur. Elle a permis de réconcilier une opposition fragmentée et a permis aussi de lancer les jalons d’une vision commune pour une sortie de crise. Mais elle n’a pas encore créé ce déclic citoyen pour engager un rapport de force avec les tenants du pouvoir, afin de les ramener à la table de négociations pour une sortie de crise apaisée.
Elle n’a pas non plus engagé une réflexion consensuelle sur les options qui peuvent éviter à notre pays le statu quo. Cette vision reste à concrétiser dans un projet commun et dans un cadre plus large que celui de Zéralda, à travers un congrès national de l’opposition pour une sortie de crise aboutissant à une action collective que les Algériens n’ont pas réussie depuis Novembre 1954.
Ce congrès fera l’objet d’un débat serein et responsable sur la base de la plateforme de Zéralda et arrêtera une stratégie commune et une feuille de route sous forme d’appel aux consciences patriotiques, afin d’arriver à l’objectif d’un changement apaisé et salvateur pour la nation entière.
Cet appel patriotique interpellera, d’abord, les organisateurs afin de s’éloigner des malentendus stériles, des débats marginaux et des manœuvres de leadership. Il interpellera, ensuite, les tenants du pouvoir sur leur responsabilité à continuer à ignorer une bonne partie de l’opinion publique et surtout à ignorer le danger qui guette la nation.
Il s’adressera, aussi, à l’ensemble de la classe politique afin de l’amener à surpasser ses divergences et à accepter une convergence responsable, dans l’objectif de créer les conditions de l’instauration d’une société démocratique, juste, pluraliste, pleinement respectueuse des droits humains, des libertés individuelles, fonctionnant selon des mécanismes socioéconomiques susceptibles d’assurer le bien-être de tous. Notre pays possède les moyens humains et matériels pour réussir ce défi.
L’opposition doit, dès aujourd’hui, s’entendre sur les outils d’une transition concertée avec toutes ses composantes et les forces patriotiques de la nation.
Seule une opposition unie et clairvoyante est capable de mobiliser le peuple pour une transition apaisée susceptible de remettre le pays sur le chemin du développement et du progrès.
La seule demande que l’opposition doit brandir, à l’heure actuelle, et qu’elle est appelée à considérer comme une condition non négociable, est la création d’une commission indépendante d’organisation des élections.
Cette commission doit centraliser à son niveau la révision du fichier électoral, le dépôt de dossier des candidats, le contrôle du scrutin et la publication des résultats. Après la mascarade des législatives de 2012, ayant permis au parti de l’argent de contrôler le Parlement, et celle de 2014 qui a permis à un Président malade et incapable de gouverner de rempiler pour la quatrième fois, il est du devoir de l’opposition et du peuple algérien de ne pas reculer sur cette demande légitime, pour barrer la route à toute autre élection en dehors de ce cadre afin de mettre à nu les fossoyeurs de la République.
Seule une action collective de toute l’opposition et des forces patriotiques de la nation, appuyée par une adhésion consciente du peuple, est à même de sauver l’Algérie de ce naufrage annoncé. Cet appel d’urgence pour un sursaut patriotique doit mettre l’ensemble des forces politiques devant leur responsabilité historique.
Un consensus doit être trouvé avec les tenants du pouvoir pour l’instauration de cette commission nationale d’organisation et de contrôle des élections.
Dans d’autres pays, comme la Tunisie, l’opposition s’est trouvée seule face à la vacance du pouvoir, habitée de ce devoir historique de mettre en place cette commission, alors que dans notre pays l’expérience est différente dans ce sens qu’un pouvoir de fait existe. Une fois que le consensus sera obtenu autour de cette commission, le débat sera ouvert sur les échéances électorales.
Quand l’opposition et les tenants du pouvoir s’accorderont sur la nature et les prérogatives de cette instance nationale d’organisation et de contrôle des élections, une Constitution consensuelle deviendra une réalité nationale et mettra le pays définitivement à l’abri de toute tentative de déstabilisation. L’opposition et les tenants du pouvoir sont appelés à concrétiser ce smig patriotique, à défaut le pays se dirigera droit vers la désintégration.
Le salut de la nation viendra inéluctablement d’urnes transparentes et d’élections propres, organisées par cette commission indépendante. Cette approche garantira le retour de la légitimité, facilitera le consensus pour une transition démocratique et en dernier lieu nous permettra de réussir le pari pacifique du changement de la nature actuelle du pouvoir. C’est la seule issue possible qui assurera à toutes les parties une sortie honorable et qui évitera certainement, si elle est matérialisée, à notre pays la tragédie libyenne, l’impasse au Yémen ou le drame syrien. 

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Ce pouvoir est devenu fou

Posted by bendrihem-haider on 19th juillet 2015

Ghardaïa, meurtrie, nous interpelle tous : ce pouvoir est devenu fou

Ghardaia sous état d'urgence maquillé.

Ghardaia sous état d’urgence maquillé.

Jacques Vergés, ancien membre du collectif des avocats du FLN en France durant la guerre de libération nationale, à propos du régime Algérien actuel: “Pour être tout à fait juste, je veux bien considérer qu’il existe entre Massu et vous une vraie différence. Massu combattait dans un pays qui n’était pas le sien, des hommes qui lui étaient en tout points étrangers. Vous, dans votre propre pays, vous traitez en ennemis des hommes qui sont vos frères, (…)Vous ne pourriez rien connaitre de pire. Je vous plains. Sincèrement, les maladies de l’âme se transmettent par les fesses. Ayant posé les vôtres sur les fauteuils des pieds-noirs, vous en avez attrapé les réflexes, et pire, les modes de pensées”.

L’Algérie n’est plus gouvernée au sens conventionnel du terme. Son président demeure toujours absent de la scène politique, en dehors de quelques apparitions protocolaires et une participation épistolaire et occasionnelle aux débats de l’heure, et ce, depuis son AVC en mars 2013. Au même moment, le pays, qui s’achemine avec ténacité et application vers une impasse politique, économique, culturelle et sociale historique, n’a jamais autant ressenti le besoin d’avoir un homme fort et clairvoyant aux commandes, accompagné d’institutions légitimes. Car, l’Algérie est fortement ébranlée par des jacqueries récurrentes qui risquent d’emporter le pays dans un mouvement de désintégration sociale incontrôlé.

Le Sud du pays s’embrase. Ouargla et Laghouat n’ont pas encore absorbé les mouvements de colère de ses chômeurs, In Salah brûle toujours sous la menace du gaz de schiste, Tamanrasset, Adrar et toutes les régions de l’Ahaggar et du Touat se solidarisent avec et observent les dérapages de ce pouvoir qui a perdu totalement la boussole au milizu de grand désert algérien, voilà que Ghardaïa n’a pas encore pansé ses blessures profondes depuis plus d’une année qu’elle replonge dans une crise très dangereuse pour la cohésion sociale et pour l’unité nationale. Devant ces menaces, le gouvernement semble être frappé par le syndrome “d’El Gueddafi”. Le feu est dans la demeure, au moment où ces gouvernants regardent ailleurs.

Les coûts de la non-gouvernance commencent à se faire sentir, et les dégâts sont déjà là. Les parrains de la décision du quatrième mandat pour un homme très malade et visiblement très fatigué, ne sont pas seulement des irresponsables politiques mais des criminels au sens politique, économique et humain. Il ne faut pas s’étonner de constater l’anarchie dans laquelle le pays s’est engouffré.

Les événements sanglants qui ont secoué les localités de Oued M’zab sont le prolongement naturel de toutes les émeutes que le pays a connu depuis le printemps noir de Kabylie où plus de 125 jeunes Algériens avaient été ravis à la vie par des balles assassines.

Ce qui vient de se passer à Ghardaia et ailleurs fait réellement honte à ce système, qui refuse d’entendre les cris de détresse des citoyens et la sonnette d’alarme tirée par des experts en politique, en économie et surtout le syndrome de la fin de la rente pétrolière et l’échec criminel de la non- préparation de l’Algérie à l’après pétrole.

Notre économie est toujours dépendante à 98% des exportations pétrolières, malgré plus de 1000 milliards de dollars dépensés pour une imaginaire relance économique, mais, pour un réel enrichissement extravagant de la nomenklatura et les courtisans du pouvoir. Quel crédit peut-on encore accorder à ce pouvoir, quand il demande aux algériens de serrer la ceinture. Pis encore, il a mis ce secteur entre des mains criminelles qui ont travaillé beaucoup plus pour préserver les intérêts des multinationales que les intérêts des Algériens. Quinze ans de non-gestion, de siphonage de notre pétrole, de gabegie, de corruption, voilà que nos gouvernants se réveillent tardivement pour réaliser qu’ils n’ont rien fait pour diversifier notre économie, mais qu’ils ont créé une oligarchie devenue dangereuse pour la sécurité nationale.

Le pire est devant nous et non derrière nous.

Que les gouvernants de ce pays assument les conséquences et les dégâts qui en découlent! L’histoire retiendra leurs noms liés à leurs méfaits voire à leurs crimes.

Les événements de la vallée du M’zab et ailleurs sont entrain de sonner le glas de ce système grabataire. Encore une région meurtrie par des émeutes qui tournent au drame qui vient nous rappeler la crise sans précédent qui secoue une grande partie du sud du pays depuis plus d’une année. C’est un autre signal fort qui interpelle toute la société en général et les patriotes de ce pays en particulier.

Qui est en train de jouer avec le feu ? Qui veut orienter la colère légitime des jeunes algériens vers des dérives communautaristes meurtrières pour la cohésion nationale ? Ce pouvoir, qui ne lésine devant aucun moyen pour perdurer, risque d’avoir un coût très élevé pour notre peuple meurtri par des décennies de violence. Ce pouvoir et ses prolongements courtisans sont devenus un danger pour la sécurité nationale et la cohésion sociale.

D’abord, si le Président de la république est capable de gouverner, selon les affirmations de ses soutiens, il aurait pu se déplacer à Ghardaïa, à Ouargla, à Touggourt et à In Salah pour circonscrire la fitna à sa racine et remédier à la situation caractérisant cette partie du pays gagnée par le pourrissement.

Aujourd’hui, avec les protestations, les émeutes, les marches et les occupations des places publiques, il n’y’a désormais plus d’ordre ; c’est l’anarchie et même la désobéissance qui s’installent.

La crise est politique, il faut le répéter à chaque occasion pour ce pouvoir devenu autiste et aveugle, et elle nécessite prioritairement des solutions politiques et non sécuritaires. Des milliers de policiers et de gendarmes sont stationnés à Ghrardaia depuis plusieurs mois sans aucun résultats et aujourd’hui le pouvoir d’Alger a pris la décision de mobiliser des militaires qui ne sont nullement formés pour ce genre de conflit, cela coûte non seulement très cher au trésor publics mais risque à la longue de fragiliser ces forces de l’ordre voire mettre en danger cette institution importante pour la sécurité nationale, juste pour combler les défaillances et dérives de politiques hasardeuses et illégitimes.

On ne gouverne pas un pays durablement à coups de matraques ou de Kalachnikov pour cacher les misères de la mauvaise gouvernance et l’incapacité à gérer les affaires de la Nation. Ces policiers, gendarmes et militaires sont en fin de compte des citoyens.

Il est temps de penser, dans le cadre de la refondation nationale, à une loi cadre clarifiant les champs d’intervention des institutions sécuritaire et militaire, afin, de mettre définitivement un terme à l’utilisation de balles réelles contre des manifestants citoyens, tout en soulignant clairement l’utilité publique de ces institutions sécuritaires au service de la Nation et non au service de personnes et des dérives d’un pouvoir illégitime.

Les bénéficiaires de ce système, qu’ils soient civils ou militaires, savent déjà que le vent du changement commence à souffler, ils s’attaquent frontalement et de façon disproportionnée à toute voix discordante qui risque de mettre leurs intérêts en danger.

Ce qui s’est passé à In salah, à Tamanrasset, à Tougourt et qui se répété à Ghradaia, prend aujourd’hui des allures de révoltes et de désobéissance civile, ceci n’est qu’une partie de leur bilan et de leurs œuvres.

Un bilan qui est, sans conteste, négatif, marqué par la corruption, le régionalisme, les détournements des biens de l’Etat, le gaspillage et la fronde qui a gagné l’ensemble des couches sociales.

Le pays vit une crise politique inédite, caractérisée par l’absence d’un centre de décision politique clair et responsable, remplacé par des centres de décision opaques qui servent des intérêts personnels et claniques, au détriment de l’intérêt général, de la stabilité et de la sécurité du pays.

La crise de Ghardaïa, de Touggourt d’In Salah et d’ailleurs, est, d’abord, une crise de représentativité politique. Les citoyens respectés et respectables ne s’engagent plus dans les élections puisqu’ils savent d’avance que les élections seront truquées et que l’administration favorisera ceux qui sont soumis à son diktat. Les conséquences du nouveau code communal en vigueur depuis deux ans sont là.

Depuis 2 années de crise grave à Ghardaïa, nous n’avons jamais entendu parler de rencontres entre les élus locaux et les citoyens, la primauté de l’administratif et du sécuritaire sur le politique est le résultat de cette catastrophe nationale. Touggourt, In Salah et aujourd’hui Ghardaïa ne sont que des micro-laboratoires de ce qui se passera demain dans toutes les wilayas du territoire national.

Il est temps que de nouvelles lois dans le cadre d’une rupture radicale avec ce pouvoir plus qu’irrésponsable et corrompu et dans le sillage d’une refondation nationale réhabilitant le politique et, surtout, l’élu que ce soit local ou national, en redonnant tout d’abord à l’élection son sens politique majeur, à savoir la réhabilitation du rôle du député dans ses fonctions de législateur et contrôleur des politiques de l’exécutif, du maire qui doit être le premier magistrat de la commune et le rôle du président de l’APW qui devient le premier magistrat de la wilaya, si toutefois nos assemblées élues reflètent le véritable choix des électeurs.

Le wali et son exécutif sont les représentants du gouvernement au niveau de la Wilaya, ils veillent à l’exécution et au respect des lois et non à la gestion politique et économique des affaires de la wilaya. Tant qu’on n’a pas répondu à ces questions sensibles, faisant que l’élu est responsable devant ses électeurs et que le fonctionnaire n’est responsable que devant celui qui le nomme, la corruption, les émeutes et la désobéissance civile continueront à se généraliser. Actuellement, il n’y’a plus de contrôle sur la gestion, ni contrôle populaire ni contrôle judiciaire, les élections sont truquées et la justice n’est ni indépendante ni un pouvoir à part entière.

Nous savons que les hauts fonctionnaires de la République, comme le chef de daïra et le wali, ne rentrent pas tous dans cette catégorie de véreux, il y’a beaucoup de cadres de l’administration locale qui sont compétents, intègres et dévoués à leurs travail. Ils ont besoin aussi d’être protégés par des statuts pour qu’ils soient réhabilités dans leur statut de commis de l’Etat au service des citoyens et non des employés au service d’un système ou d’un clan corrompu et anti national. Sinon comment expliquer la mort tragique du wali d’Annaba et la démission de plusieurs commis de l’Etat.

Actuellement, les programmes des élus locaux se limitent à des projets de réfection de routes et de trottoirs, des opérations de surcroît surévaluées et sources de corruption et qui ne se terminent jamais. Il est temps que le développement local ait un sens dans le programme des élus locaux. Il est temps que les élus locaux s’occupent sérieusement de la gestion de la cité, de l’école, de l’environnement et du développement au sens durable du terme. Il est temps que les élus locaux prennent en charge les préoccupations des citoyens, surtout les plus vulnérables. Il est temps que l’élu local ait une idée sur les besoins de sa localité, le nombre de chômeurs, le type de formation qu’il faut pour les jeunes en chômage, en fonction du développement de la région et des projets programmés dans sa localité.

Il est temps aussi que les partis politiques deviennent des institutions et des écoles politiques et que le ministère de l’Intérieur s’occupe sérieusement des réformes du territoire et de la sécurité des citoyens et de leurs biens, au lieu de continuer à jouer à la police politique, en tant que machine qui bloque la vie politique. A ce moment ce genre de conflit trouvera vite des interlocuteurs crédibles et sérieux pour trouver des solutions fiables et justes.

Les partis politiques ont un rôle à jouer dans la formation des futurs élus de la République dont la stabilité et le développement en dépendent.

Ghardaïa, Touggourt et In Salah sont peut-être aussi, une occasion pour prendre conscience de nos insuffisances pour mieux y remédier. Un défi pour une refondation de l’Etat national est lancé. Il est encore temps de sauver la République de cette dérive oligarchique meurtrière. La sauvegarde des acquis de l’Etat nation a un coût certes, mais, il sera certainement moins coûteux que celui du maintien de cette oligarchie à la tête du pays.

Haider Bendrihem

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Autopsie d’une élection présidentielle: Plus jamais ça

Posted by bendrihem-haider on 27th mai 2015

Autopsie d’une élection présidentielle :

Plus jamais ça !!!

Par Haider Bendrihem habendri57@yahoo.fr Avril 2015

« Les coups de feu, tirés ce 1er novembre, avaient surtout pour but de sonner l’alarme, de réveiller le pays de sa torpeur et de provoquer l’élan voulu d’engagement et de solidarité ».

Autopsie d’une guerre-Ferhat Abbas-

La situation à la fois alarmante et fragile dans laquelle le pays a été mis par cette oligarchie renseigne de façon claire sur l’absence du sens de la responsabilité et du patriotisme chez ce groupe qui veut demeurer à la tête de l’Etat quitte à  sacrifier le pays et à généraliser l’anarchie.

Ce cri citoyen veut être notre coup de feu tiré le 1 novembre 1954, pour réveiller le pays de sa torpeur et de provoquer un élan citoyen afin que l’on comprenne que notre pays ne se résume pas à la rente tirée des hydrocarbures, détournée de manière éhontée, et que sa composante citoyenne frustrée de ses droits et objet d’injustice peut  à tout moment se prévaloir de son autonomie de jugement.

Ce pays n’est pas à vendre !.

Une campagne électorale, annonciatrice d’une décantation populaire claire et reflétant une volonté réelle de changement à travers une élection libre, s’est heurtée aux partisans du quatrième mandat  qui dés les prémices de cette campagne ont appréhendé leur rejet futur par le peuple et la nouvelle voie que celui-ci voulait emprunter, comme en témoignent les quolibets dont ils ont fait l’objet durant leurs meetings.

Faisant recours à des pratiques antinationales et que rejettent la morale, ils n’hésiteront pas à pousser le président-candidat à appeler des forces étrangères pour le soutenir. Certains médias à leur solde utiliseront la technique, aujourd’hui éculée,  de la peur d’un terrorisme imminent, pour essayer de détourner la volonté d’un peuple fatigué et marqué par plusieurs années de guerre civile.

L’autre argument de peur excipé est en relation celui là avec la nécessité de maintenir la stabilité du pays,  œuvre nous dit-on, de l’actuel chef de l’Etat. L’ex président Liamine Zeroual devrait pour l’histoire et pour lui-même clarifier ce point.

N’a-t-on pas vu le premier ministre lui-même sillonner le pays et répéter ad nauseam qu’un vote pour l’opposition provoquerait dans le pays  une situation analogue à celle qui prévaut en Libye et en Syrie. Il s’agit derrière cet argument de conditionner le peuple et provoquer des peurs irrationnelles et un retour aux reflexes sécuritaires qui feront accepter une fraude massive et programmée.

Un régime despotique stable est, en effet, toujours préférable à une démocratie naissante !!

La fraude a été massive  à tous les niveaux.

Même les média occidentaux, complices, ont été choqués par l’ampleur de cette mascarade. Pour les responsables politiques occidentaux, imbus eux des intérêts de leur pays, la validation de cette fraude éhontée ne posera aucun problème.

Ils n’avaient plus qu’à préparer la facture, retour d’ascenseur oblige.

Dans cette tragédie, c’est le peuple algérien qui, encore une fois, est le grand perdant. Nos gouvernants ont imposé ce mode de gouvernance à la fois délétère et préjudiciable aux intérêts fondamentaux de la nation, symbolisé par des élections fantoches et le maintien au pouvoir d’un candidat président malade et incapable visiblement d’assumer ses responsabilités constitutionnelles.

Que magnifique est l’image de notre pays avec une telle représentation !!

La manœuvre consistait aussi en recours à des montages audiovisuels grossiers et devant une opinion nationale médusée et une opinion internationale étonnée, à faire défiler des personnalités politiques étrangères, venues en fait récupérer leurs prébendes en échange d’une photo-op.

L’Algérie n’est plus gouvernée au sens conventionnel du terme. Son président, déjà handicapé depuis sa première alerte médicale en 2005, continue à se manifester par son absence, particulièrement depuis 2013, à un moment où le pays n’a jamais autant ressenti le besoin d’avoir un homme fort aux commandes, particulièrement devant les graves défis et menaces qu’il doit affronter, tant sur le plan interne que sur le plan international. Cette absence de centre de décision contribue à affaiblir l’Etat et explique en grande partie les événements, qui ont secoué la paisible ville de Ghardaïa et qui se sont étendus à d’autres localités de cette région, combien sensible et stratégique du pays.

 

Cette période se distingue par ailleurs par le développement d’une corruption à grande échelle, source de jugements en cascade, mettant en cause des personnalités proches du sérail présidentiel,  de  détérioration de l’image de marque du pays et de dangers pour l’unité,  la stabilité et de la sécurité de la nation.

Oubliée la légitimité du peuple, vive le soutien international !

Sinon comment expliquer la présence du secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, et autres dignitaires étrangers, dont l’espagnol en confident, à Alger à ce moment particulier de la vie politique du pays. Au même titre que Madame H .Clinton auparavant venue défendre, avec succès, les intérêts d’Anadarko et Général Electrique, le premier n’était concentré que sur le maintien sur le long terme des revenus de la rente pétrolière du peuple, placés à des taux quasiment nul auprès du système bancaire américain.

Appauvrissons notre sol, pour le bien être des multinationales et des systèmes bancaires   occidentaux, tel semble être la stratégie de ce système !!

Malgré cela, M. Kerry avait besoin de faire une pression « amicale » en déclarant souhaiter la transparence dans le processus électoral, propos repris dans son style traditionnel par l’Agence de presse officielle APS,  qui va donner sa propre lecture déformant cette déclaration. La manœuvre pour grosse qu’elle était constituera en fait un scénario gagnant-gagnant pout les deux parties, les Etats-Unis ne condamnant pas la fraude électorale, même si le président B.H.Obama n’a pas  félicité officiellement l’heureux Elu.

L’Union Européenne n’hésitera pas non plus à déjuger les principes de démocratie, de libertés et des droits de l’homme sur lesquels elle tient, de façade, son socle pour s’aligner elle aussi sur les résultats officiels prononcés par le juge-partie. Elle se réveillera une année plus tard, une fois reçue sa prébende, pour aligner ses conclusions sur celles du livre blanc sur la fraude du candidat Ali Benflis.

Vive les intérêts permanents, au diable les principes !!!

Le même silence sera de mise à l’intérieur du pays où l’on découvrira la thuriféraire du système et héraut, supposé, de la « la souveraineté national » Madame L.Hanoune,  orienter sa campagne électorale dans le sens de l’invective et des accusations gratuites (qui dans un système démocratique lui aurait value le courroux des tribunaux) contre l’opposition en général et contre le candidat Ali Benflis en particulier, ces derniers appelant selon elle à l’ingérence étrangère.

Comble du paradoxe qui confirme la sagesse de notre terroir qui dit : il m’a frappé, il a pleuré, il m’a précédé et il s’est plaint !!!

Une fraude programmée :

La fraude électorale a effectivement débuté avec la nomination d’inconditionnels, de la même localité de surcroit, à la tête du conseil constitutionnel, du ministère de l’intérieur et du ministère de la justice.

En parallèle, il fallait appliquer toutes les pressions possibles pour embrigader l’administration, toutes structures confondues, et détourner le budget de l’Etat en faveur du président-candidat. L’argent sale de l’oligarchie compradore viendra en complément pour faire peur, acheter les voix et corrompre les consciences.

Cette oligarchie va aussi mobiliser ses média propres, dont certains, crées à l’occasion de ce scrutin n’ont pas d’existence légal. En parallèle était éliminée ceux qui ont voulu respecter leur déontologie et faire preuve d’objectivité.

 Ne faisant plus la différence entre l’information vérifiée et la propagande destructive, et recourant sans aucun sens de l’éthique à l’accusation gratuite, et  faisant endosser de fausses déclarations, cette oligarchie se place déjà dans la perspective de l’après 4éme mandat…ou avant.

L’histoire retiendra aussi cette hystérie jamais enregistrée qui marquera ce scrutin et la volonté d’un système décidé à plonger le pays dans la violence afin de demeurer  à la tête de l’Etat même contre la volonté du peuple.

Quatre mandats… et après ?

« Dieu ne changera le sort d’un peuple que si ce peuple apporte les changement en lui-même » le saint coran.

Cette période qui aurait pu, en raison de la magnanimité céleste, constituer un tournant dans la vie politique, économique et sociale du pays au bénéfice de notre Nation, s’est transformée par la grâce de la mauvaise gouvernance et de la rapine, source de corruption quasi généralisée, en un véritable cauchemar qui  menace aujourd’hui la sécurité de l’Etat et sa stabilité.

Cette période a vu s’élargir  le fossé social et se magnifier les injustices contre les couches sociales les plus fragiles qui, révoltées par les détournements de toute sorte ainsi que par le gaspillage des deniers publics, n’hésitent pas à exprimer leur mécontentement et frustrations à travers, en particulier, le boycott des urnes et un embrasement du front social.

Cette situation et l’impossibilité de changer pacifiquement le système, contribueront  à terme à renforcer le spectre terroriste  et à transformer ces segments de la population en un terreau de recrutement renforçant ce phénomène qui a aussi des adeptes politiques. L’actuel président n’a-t-il pas  déjà déclaré, s’agissant des jeunes qui prennent les armes contre leur propre pays: «si j’avais leur âge, j’aurais fait comme eux»

Pour toutes ces considérations, l’opposition dans son ensemble n’a pas cessé de tirer la sonnette d’alarme. Il ne suffit plus de dénoncer ou de s’indigner, il est temps que ces pratiques,  dénuées d’éthique politique et contraires à l’esprit de la Constitution et des lois de la République, cessent.

L’heure est grave.

L’opposition, maintenant unifiée, prend à témoin les Algériens sur les errements et dépassements d’un système en phase finale, menace pour la sécurité et la stabilité du pays, et tout citoyen responsable se doit de condamner cette situation et ces méthodes de gouvernance et de gestion d’un événement national de l’importance d’une élection présidentielle et appuyer les rangs de l’opposition citoyenne et dire :

Jamais plus ça.

 

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Nous sommes tous d’In Salah, Reggane plus jamais

Posted by bendrihem-haider on 5th mars 2015

Contribution : Nous sommes tous d’In Salah,
Reggane plus jamais

Haider Bendrihem (*)
habendri57@yahoo.fr


Il est malheureux que le sous-sol algérien - comme on a déjà vu par le passé, les expérimentations atomiques - redevienne le laboratoire du monde pour une nouvelle expérimentation de l’extraction de gaz de schiste.
Comme l’histoire se répète ! Sous d’autres gouvernants, nous avons haussé les sourcils en parlant de fatalité colonialiste. Le gouvernement actuel est pourtant issu de moudjahidine, d’enfants de chouhada et de moudjahids avec une mémoire encore gravée, des livres d’histoire racontant ce passé colonialiste récent, violentant notre terre pour leur besoin d’armes atomiques.
50 ans après, les enfants d’In Salah, conscients et au fait de ces techniques scientifiques dites barbares, des mots mêmes des plus grands scientifiques américains, de la violence destructive sur l’environnement qui résulterait de cette technologie, sortent manifester leur opposition à l’utilisation de ce procédé sur leur terre ancestrale. Comment des fils du peuple se retrouvent plus au fait et mieux informés et plus citoyens que leurs gouvernants ayant à leur disposition des centaines de conseillers et scientifiques aguerris ? Hélas, la mémoire est sélective ! Le peuple se souvient encore de Reggane et d’In Ikker. Les pouvoirs publics, amnésiques ou pas très au fait de leur Histoire, ont réprimé de manière violente et injuste ce peuple citoyen.
Il est dommage que les pouvoirs publics réagissent de cette façon contre des citoyens qui s’attellent à tirer la sonnette d’alarme sur un sujet très sensible pour la région, pour la nature et pour les réserves en eau, ô combien précieuses et rares dans notre pays. Il est dommage, aussi, que les pouvoirs publics n’aient pas salué le civisme et le haut degré de conscience de ces citoyens, afin de les écouter et d’ouvrir un débat avec eux sur les dangers de la fracturation de la roche qui nécessite beaucoup d’eau mélangée à des centaines d’additifs chimiques dont la nocivité est prouvée sur la nature et l’homme. Ces citoyens sont aussi responsables du devenir de leur pays au même titre que ces gouvernants. Il ne fallait pas les prendre de haut comme l’avait fait le gouvernement. Nous sommes en 2015, l’âge de la G3 et de la G4. Désormais avec les nouvelles technologies, même le profane en la matière peut mesurer les dangers encourus par l’usage des techniques de la fracturation de la roche pour obtenir du gaz ou du pétrole.
Au lieu d’engager un débat national sur une question aussi cruciale que décisive pour l’avenir du pays, voilà que nos gouvernants reviennent aux méthodes surannées du fait accompli et de l’autoritarisme.
Il est surtout dommage que la classe politique, en général, et l’élite, en particulier, n’aient pas réagi à temps depuis déjà plus d’une année, période au cours de laquelle cette question nationale fut posée.
Il est regrettable que les pouvoirs publics réagissent de la façon la plus brutale, à chaque fois contre des citoyens, qui ne veulent qu’exprimer leur opinion citoyenne contre un projet controversé à l’échelle planétaire. Le pouvoir actuel est responsable des éventuelles conséquences de l’exploitation du gaz de schiste et des dérapages sur les plans sécuritaire et sociale qui en découleront.
Il est plus que douteux de la façon dont ce gouvernement se comporte depuis la chute des prix des hydrocarbures.
Pourquoi s’acharne-t-il à exploiter ce gaz de schiste qui est sur le sol algérien et qui le restera au profit des générations futures, une fois la technologie améliorée et maîtrisée afin d’allier efficacité énergétique et respect de l’environnement ? La chute brutale des prix du pétrole a mis à nu ce pouvoir aux commandes de l’Algérie depuis plus de 15 ans. Une simple chute des prix a démontré la faillite de la démarche économique opérée par ces pouvoirs publics depuis plus d’une décennie. Leur modèle de développement a échoué, et ce n’est pas en bradant le sous-sol algérien à ces alchimistes étrangers des temps modernes qu’ils renfloueront les caisses de l’Etat. Le peuple considère que le baril à 1 dollar ou 100 cela ne changera rien du tout, leur ministre du pétrole ne s’inquiète pas pour le peuple, mais pour ses employeurs, les vrais détenteurs de la richesse et du pouvoir en Algérie. Il est scientifiquement démontré que l’exploitation du gaz de schiste ne peut se faire sans porter atteinte aux ressources hydriques et à l’environnement, et, donc, devient ainsi une source de problèmes en perspective. Beaucoup de laboratoires de recherche en France et aux Etats-Unis ont prouvé que l’exploitation de ce gaz à l’état actuel et avec les procédés actuels représente, tout d’abord, un danger sur la santé humaine, ensuite sur la contamination des eaux et enfin sources de dommages environnementaux, sur les activités agricoles et touristiques.
La manifestation des habitants d’In Salah n’est qu’un cri de détresse et leurs craintes quant aux conséquences de ce procédé technique de la fracturation hydraulique sur l’environnement et les nappes phréatiques qui constituent une source de vie vitale pour le pays, en général, et pour cette région, en particulier, sont plus que fondées. Des pays occidentaux qui ne tolèrent pas cette technologie sur leurs sols, en vertu des recherches avérées des laboratoires scientifiques décriant cette technique comme étant dangereuse, ont eu l’aval de nos gouvernants pour l’utiliser sur le sol algérien dont ils connaissent les risques grandissants.
Nos gouvernants, pris de panique générale, se comportent comme s’ils étaient sous pression de ces lobbys puissants et comme s’ils avaient beaucoup plus peur de ces lobbys que de leur propre opinion publique. Nous condamnons la violence disproportionnée utilisée par les forces de l’ordre sur décision des pouvoirs publics contre des citoyens venus manifester leur opposition légitime contre l’exploitation de ce gaz à ce stade de la recherche technologique et nous lançons un appel à l’ensemble de la classe politique afin de faire pression sur le gouvernement dans l’objectif d’arrêter toute exploitation de ce type de gaz et d’ouvrir un débat public sérieux pour enfin trancher de manière consensuelle la question du devenir de l’option du gaz de schiste et le moment de son exploitation. Des solutions pacifiques et durables peuvent être trouvées à tous nos problèmes politiques, économiques et énergétiques. La volonté citoyenne, les compétences et les idées existent ; le pouvoir en place doit enfin comprendre qu’il ne peut éternellement bloquer les initiatives et étouffer toute velléité de changement et d’amélioration. Notre pays a tous les moyens humains et matériels pour devenir un pays émergent, maître de son destin et de sa souveraineté totale. Reggane, plus jamais…

Conclusion
Tout le monde parle de réchauffement climatique, d’économie d’énergie et de l’intégration des énergies renouvelables, mais peu a été fait dans ce sens par ce gouvernement. Les vingt prochaines années seront «cruciales» pour notre pays. Il est urgent de réorienter les investissements vers une économie verte, basée sur l’industrialisation des énergies renouvelables, accompagnée de la planification de la formation du primaire jusqu’au supérieur, en passant par la formation professionnelle, ainsi que la préparation des PME/PMI pour créer une relance économique verte, créatrice de richesse, d’emploi et, surtout, protectrice de l’homme et de l’environnement.  Si nous choisissons une bonne politique de développement et nous réalisons les bons investissements dans les domaines de la formation et de la recherche scientifique, de la planification urbaine, des systèmes énergétiques et de l’utilisation de moyens générés par l’exportation des hydrocarbures, nous nous mettrons sur la bonne route, sinon ce sera le cheminement vers le désastre.
H. B.
(*) Ancien président du Syndicat national des chercheurs

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Algérie : Des universitaires, journalistes et personnalités appellent au changement .

Posted by bendrihem-haider on 8th octobre 2014

21 janvier 2011

Un groupe d’universitaires, de journalistes et de personnalités algériennes ont publié vendredi 21 janvier un appel au changement démocratique dans leur pays, après celui survenu en Tunisie voisine. Les signataires indiquent qu’ils appellent « à la convergence de toutes les (…) initiatives de citoyens, d’associations, de syndicats et de partis politiques allant dans le sens de la levée du carcan sur la vie publique et pour l’avènement de l’alternance démocratique en Algérie ».


Cette déclaration signée par une trentaine de personnalités, est une première, semble-t-il au moins depuis les émeutes qui ont secoué l’Algérie du 4 au 9 janvier. Le texte, transmis par courriel et également visible sur Facebook et sur le site du quotidien algérien Le Matin, rend un hommage appuyé au mouvement des Tunisiens qui ont renversé le président Zine AL Abidine Ben Ali.Les signataires estiment que cette « juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun ». Evoquant « le désespoir social » en Algérie, illustré par les émeutes du début du mois qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés dans leur pays, les signataires critiquent vivement leur gouvernement pour n’avoir donné à ces événements qu’ « une seule explication: la hausse du prix des produits de base ». « La crise de janvier n’est pas soluble dans l’huile », affirment-ils en référence à ces denrées, tout en soulignant que « les mouvements sociaux n’ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années » en Algérie.« Le pouvoir est seul face au désarroi et à la colère des Algériens », affirment encore ces personnalités très critiques envers le maintien de l’Etat d’urgence depuis 1992, « la répression policière, la manipulation et le verrouillage médiatique », selon eux.

Parmi eux, l’universitaire et journaliste Fodil Boumala, un ancien député, Haïdar Bendrihem, les universitaires Zoubir Arous et Ahcène Bechani, un ancien combattant de la guerre d’indépendance Saïd Boudiaf, l’éditeur Boussad Ouadi et Youcef Lakhdar Hamina, universitaire. (Avec AFP)

Le texte de l’appel

La chute brutale du régime dictatorial  de Zine Al Abidine Ben Ali par la juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun. Cette revendication pour la liberté et le changement s’exprime de différentes manières depuis longtemps en Algérie. Des milliers de jeunes algériens de toutes les régions du pays, exclus, démunis, sans espoir pour leur avenir, ont répondu à l’enfermement dans lequel est tenue la société algérienne par le seul moyen à sa disposition : l’émeute. Ils ont exprimé les frustrations de tout un peuple. Ils ont payé de leurs vies et de leur intégrité physique leur rejet de cet ordre étouffant. Cette irruption d’explosion sociale est, en réalité, une expression permanente par la fracture et l’émeute  depuis octobre 1988.Le gouvernement a choisi de lui donner une seule explication : la hausse du prix des produits de base. La crise de janvier n’est pas soluble dans l’huile. La tentative du pouvoir et de ses médias de délégitimer les manifestants est vaine. Le pouvoir dépense sans compter et sans contrôle  depuis qu’il dispose de grands revenus énergétiques. Mais les émeutes, les mouvements sociaux, n’ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années : relogement, eau, route, électricité, Hogra, emploi, exclusion, le nombre de foyers de tensions se comptent par milliers sur l’année. La corruption, le déni des droits alimentent le désespoir social. Aujourd’hui, partie de Sidi Bouzid, la vague d’immolations par le feu de citoyens algériens désespérés ravage le pays. La situation est grave.Le pouvoir est seul face au désarroi et à la colère des Algériens. Il ne compte que sur l’Etat d’urgence permanent, la répression policière, la manipulation et le verrouillage médiatique. C’est le résultat d’un étouffement sans précédent de la vie publique nationale. Droit d’organisation, de réunion, de manifestation, d’association, libertés syndicales, libertés d’expression, tout à été retiré aux citoyens ne leur laissant de recours que la Harga, les émeutes et le suicide incendiaire.

Comme en Tunisie, les viols de la constitution et l’instauration d’un système de présidence à vie en Algérie, ont précipité le pays dans une impasse dramatique.

Nous signataires de la présente déclaration,

- Affirmons notre détermination à refuser la fatalité de cette crise nationale. L’Algérie n’a pas payé le tribut dramatique de dizaines de milliers de victimes d’une guerre civile pour vivre perpétuellement sous un ordre autocratique, liberticide, producteur d’impasses, de morts et de régression
- Saluons le combat magnifique du peuple tunisien et le soutenons pour avancer vers un Etat de droit
- Décidons de mettre en commun nos énergies et notre foi en une Algérie forte par sa combativité, pour construire ensemble un nouveau cadre d’expression libre en faveur de l’ouverture et du changement démocratique
- Soutenons et appelons à la convergence de toutes les autres initiatives de citoyens, d’associations, de syndicats et de partis politiques allant dans le sens de la levée du carcan sur la vie publique et pour l’avènement de l’alternance démocratique en Algérie.

Les Signataires :

• Fodil Boumala (Universitaire-Journaliste)
• Ihsane El Kadi(Journaliste)
• Mohamed Lakhdar Maougal (Universitaire)
• Haidar Bendrihem(Universitaire,Ancien député)
• Mohamed Hennad(Universitaire)
• Zoubir Arous (Universitaire)
• Ahcène Bechani (Universitaire)
• Ramdane Moulla (Ancien député)
• Abed Charef (Journaliste-écrivain),
• Said Boudiaf (Ancien Moudjahid)
• Boussad Ouadi (Editeur)
• Kamel Slahdji (Cadre d’entreprise)
• Redouane Boudjemâa (Universitaire)
• Nasreddine Lezar(Avocat)
• Ali Kessaissia(Universitaire)
• Ahmed Rouadjia(Universitaire, Ecrivain)
• Mustapha Heddad (Universitaire)
• Youcef Lakhdar Hamina (Universitaire)
• Amar Manâa (Universitaire)
• Said Djaafer (Journaliste),
• Farid Cherbal (Universitaire),
• Ouali Ait Yahia (Universitaire),
• Nourredine Ahmine (avocat),
• Smain Mohamed (Militant droits humains),
• Yassine Temlali (Journaliste),
• Ali Ihaddadène (Cadre financier).
• Mohamed Bouazdia (Journaliste)
• Ahcène Khellas (Universitaire)

Contact et signatures :
algerie.changement@gmail.com

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L’impérieuse nécessité d’une action collective citoyenne

Posted by bendrihem-haider on 8th octobre 2014

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ELWATAN le 08.10.14 |

Demain, personne ne dira je ne savais pas. L’Algérie de demain se décide aujourd’hui.

L’Algérie se trouve aujourd’hui dans une impasse historique. La crise dure depuis de nombreuses années mais le chaos qui s’est installé depuis cette dernière décennie est plus que préoccupant. Les institutions ont été déstabilisées de manière à remettre en cause même les fondements de l’Etat et son autorité. Depuis plusieurs années, les contre valeurs ont été davantage dopés favorisant une corruption généralisée ainsi qu’un populisme érigé en mode d’ascension politique. La nation ne peut plus supporter plus de dérives et de scandales. Ce sont l’unité nationale et la cohésion sociale qui sont mis en périls. Il y a vraiment urgence de se mobiliser pour une action collective afin de sauver la nation d’une désintégration annoncée.

La conférence nationale de Zeralda du mois de juin 2014 constitue un acte fondateur politique majeur, portant de nouvelles exigences et ouvrant de nouvelles possibilités ; elle a été un espace public de débats féconds et participatifs. Elle a permis de réconcilier une opposition fragmentée, elle a permis de lancer les jalons d’une vision commune pour une sortie de crise. Cette vision reste à concrétiser dans un projet commun et dans un cadre plus large que celui de zeralda, pour un consensus national afin de lancer les bases de la refondation de l’Etat nation, une action collective que les Algériens n’ont pas réussis depuis novembre 54.

L’esprit de Zeralda a besoin d’une prochaine étape dans le cadre d’un congrès de refondation équivalent dans ses objectifs au congrès de la Soummam. Ce Congrès décidera le type d’organisation et de consensus à mettre en œuvre autour d’une instance collégiale, réellement représentative de l’ensemble des composantes de l’opposition et des forces patriotiques du pays. Cette instance doit placer les intérêts de la nation au dessus de tout.

L’esprit de Zeralda interpelle, d’abord, les organisateurs afin de rassembler encore plus et de s’éloigner des malentendus stériles, des débats marginaux et des manœuvres de leadership. Il interpelle les responsables politiques et militaires sur leur responsabilité à continuer à ignorer une bonne partie de l’opinion publique, à ignorer le danger qui guette la nation et enfin il les interpelle à accepter d’aller vers une conférence de consensus national pour la refondation de l’Etat nation. Il s’adresse aussi à l’ensemble de la classe politique afin qu’elle surpasse ses divergences et accepter la convergence patriotique afin de créer les conditions de l’instauration d’une société démocratique, juste, pluraliste, pleinement respectueuse des droits humains, des libertés individuelles, fonctionnant selon des mécanismes socio-économiques susceptibles d’assurer le bien-être de tous.

Face à ce constat et face à cette effervescence, le pouvoir semble vivre dans une cacophonie indescriptible. Le peu de culture d’Etat qui subsistait encore, après quatre mandats de pouvoir absolu, est réduit à néant. Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris de l’autre afin d’imposer un scénario qui risque de mettre le pays à feu et à sang. Qu’est ce qui explique cet état de fait ?
Ce pouvoir qui refuse de dresser un quelconque bilan de sa gestion passée, ayant engloutie plus de 1000 milliards de dollars avec de piteux résultats, s’empresse encore à ouvrir la tirelire pour dilapider 262 milliards dollars. Ces sommes faramineuses si elles avaient été déboursées dans un autre Etat, avec une bonne gouvernance et une véritable stratégie de développement, il serait aujourd’hui un pays émergent, respectueux et même membre du G20.

Malheureusement, aujourd’hui, notre pays s’enfonce encore dans le sous développement, avec des classes d’école surchargées, passées de 44 élèves avant 1999 à près plus de 55 élèves, voire plus dans certains lycées, actuellement, un système de santé en ruines et ruineux, des routes mal faites, des coupures d’électricité…et la liste est longue.

En l’absence d’une stratégie de développement, le pouvoir actuel use avec frénésie des finances engrangées de la seule rente pétrolière. Les huit plans appliqués le long des 15 ans de règne par ce pouvoir rentier n’ont rien donné. Pire encore, aujourd’hui, on parle de moins d’un milliard de dollar d’exportations en dehors des hydrocarbures pour près de 65 milliards d’importations qui vont dans les poches de prédateurs de tout acabit. Aujourd’hui, des pays voisins comme le Maroc exportent pour 25 milliards de dollars et la Tunisie pour 16 milliards de dollars.

L’économie Algérienne se résume à l’exportation du pétrole et à l’importation de tout.
Cette situation n’a pas manqué d’inspirer le Premier ministre Sellal qui s’est enorgueilli du fait que «l’Algérie exporte aujourd’hui la sécurité», alors qu’un touriste français fut kidnappé et lâchement assassiné dans la région de Tizi Ouzou, quelques jours seulement après les auto-satisfécits du Premier ministre. Ce responsable demeure sourd aux appels des spécialistes qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur l’éminence d’une crise économique majeure sur tous les plans, résultat d’une simple baisse du prix du pétrole ou du volume de production.

Devant cette impasse, à la fois, politique, économique, sociale et morale, le pouvoir en place refuse de regarder la réalité du pays et continue à manœuvrer pour perdurer, à n’importe quel prix, et à faciliter la tâche aux prédateurs pour s’accaparer de ce qui reste de la rente, à travers un pouvoir dominé par l’argent sale, en imposant à la société une nouvelle forme de transmission du pouvoir à la syrienne. Pour remettre le véritable débat sur les rails et créer surtout un rapport de force salvateur pour le pays, l’opposition est appelée à se mobiliser, se rassembler et surtout inscrire en urgences dans son calendrier immédiat la préparation de l’après Bouteflika.

L’après Bouteflika a sonné et le pouvoir de l’argent est en phase d’action pour ne pas être surpris par une vacance prématurée du pouvoir. Il est du devoir de l’opposition d’agir dans l’urgence pour refuser la fatalité du pouvoir considéré comme un legs, afin, d’épargner à notre peuple meurtrie par plus de 10 ans de sang et d’instabilité, la tragédie libyenne, l’impasse égyptienne ou le drame syrien.  La refondation de l’Etat nation passe inéluctablement par le refus de cette fatalité.

L’opposition doit, dès aujourd’hui, s’entendre sur les outils de la refondation de l’Etat nation à travers une transition élue et concertée avec toutes les composantes de l’opposition et les forces patriotiques de la nation autour d’un programme orienté et réfléchi pour réhabiliter l’Etat nation menacé d’effondrement.  Seule une opposition unie et clairvoyante est capable de mobiliser le peuple pour une transition élue capable de remettre le pays sur les chemins du développement et du progrès.

La seule demande que l’opposition doit brandir, à l’heure actuelle, et qu’elle doit considérer comme une condition non négociable est la création d’une Commission indépendante d’organisation des élections. Cette commission doit centraliser à son niveau le fichier électoral, en procédant à sa révision, afin de ne pas laisser la volonté populaire entre les mains de ceux qui œuvrent à remettre les clés du pouvoir entre les mains des forces de l’argent sale.  Après la mascarade des législatives en 2012 ayant permis au parti de l’argent de contrôler le Parlement, et celle de 2014 qui a permis à un président malade et incapable de gouverner de rempiler pour la quatrième fois, il est du devoir de l’opposition et du peuple algérien de ne pas reculer sur cette demande légitime, pour barrer la route devant ces fossoyeurs de la République.  Seule une action collective de toute l’opposition et des forces patriotiques de la nation, appuyée par une adhésion consciente du peuple est à même de sauver l’Algérie de ce naufrage annoncé.

Haider Bendrihem

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Grandeur et décadence : « L’Etat civil » de Benmhidi et Abane à Saadani

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

Grandeur et décadence : « L’Etat civil » de Benmhidi et Abane à Saadani

 Par Haider Bendrihem  habendri57@yahoo.fr

 Publié dans le quotidien ELWATAN

Le pouvoir semble vivre dans une cacophonie indescriptible. Le peu de culture d’Etat qui subsistait encore après la prise du pouvoir par Bouteflika a été réduit à néant. Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris de l’autre afin d’imposer un scénario qui risque de mettre le pays à feu et à sang. Qu’est ce qui explique cet état de fait ?

Quand Amar Saadani annonce des changements profonds dans les hautes sphères de l’Etat dans les jours à venir, en réalité il annonce la fin éminente d’une étape du pouvoir actuel et la mise en œuvre d’un plan qui va être imposer au peuple.

Il veut en réalité, aussi, vendre le maintien du clan qui gouverne le pays à travers la formule toute trouvée de « l’Etat civil ». C’est quoi « l’Etat civil » pour Amar Saidani ? Abane et Benmhidi ont certes annoncé la primauté du civil sur le militaire, tout en consolidant la cohésion et la complémentarité du militaire et du politique pour la libération de l’Algérie. Le binôme Abane et Benmhidi avait réussi à structurer la révolution et l’a doté de ces organes légiférant et exécutif. Mais leur œuvre n’a pas vécu trop longtemps suite à la main mise des trois B sur l’ensemble des structures du pouvoir. Le militaire, alors, avait primé sur le civil et tout le pouvoir sera mis entre les mains des militaires après la crise de l’été 1962.

« L’Etat civil » rêvé par Abane et Benmhidi n’est certainement pas celui de Saadani, qui est lui-même un produit de l’Etat sécuritaire.  Cet « Etat civil » ne sera possible que dans un contexte d’un état de droit qui consacre la légitimité populaire.

Pour Saadani, qui est un homme averti, bien informé et exécutant une feuille de route déjà mise en œuvre, « l’Etat civil » n’est pas la séparation des pouvoirs, bien au contraire,  la révision de la constitution, en 2008, a concentré tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme. « L’Etat civil » n’est pas la  consécration du contrôle de l’exécutif à travers des mécanismes démocratiquement élus tel qu’il est de tradition dans les pays où la société civile est la garante de la pérennité  de la démocratie, les élections de 2014 ont bien montré un mépris pour tout un peuple en donnant 80% à un président malade et totalement effacé.

Les parrains de Saadani cherchent en réalité à affaiblir l’autorité capable de s’opposer à une certaine candidature à la présidentielle qui serait fatale au pays. C’est clair, c’est une partie de l’armée qui est visée à travers cette formule aussi ambigüe que la personne qui en est l’auteur.

Actuellement, le seul acquis qui a réussi à maintenir le pays debout, malgré tous les coups et les insuffisances, est l’institution militaire, son unité, son professionnalisme, sa discipline et son patriotisme. C’est à cet acquis que cette meute d’affairistes s’attaque de front. L’ANP et tous les services de sécurité ne doivent pas être des outils au service du pouvoir ni d’un clan, ils appartiennent à la nation et ils sont au service de la nation toute la nation.

Créer la zizanie et diviser l’indivisible, même au sein des partis au pouvoir, ne leur suffit pas, ils s’attaquent aux derniers verrous qui maintient la république debout afin d’installer durablement  le pouvoir de l’argent sale.

Comment croire à une volonté de consacrer un Etat dans n’importe quelle  forme autre que celle d’un Etat non-militaire ou sécuritaire, quand ce pouvoir refuse de dialoguer avec l’opposition et lui refuse même les autorisations pour mener son activité. Pire encore, une simple conférence animée par un ancien chef du gouvernement à Tlemcen fut interdite, sans aucun motif apparent. Même le discours pacificateur et rassembleur d’un ancien chef du gouvernement s’apparente à de la subversion pour l’actuel pouvoir.

Ce qui apparait nettement claire, aujourd’hui, est la volonté affirmée pour la prise du pouvoir, tout le pouvoir, par la puissance de l’argent. Les derniers leviers qui agissent contre cette fatalité commencent à sauter.

Ceux qui  croient que Saadani est un simple fou du Roi doivent revoir leurs grilles de lectures.

Cet homme parle au nom du pouvoir réel, et ce pouvoir agit. Il est au centre de la décision politique. Il veut aujourd’hui tout le pouvoir, c’est-à-dire transformer la République algérienne en République bananière basée sur deux leviers, à savoir la rente pétrolière et son bras sécuritaire. En somme, c’est la définition réelle de « l’Etat civil » prônée par Saidani et ses mentors. En plus du pouvoir de l’argent, ce clan compte actionner son armée formée par ses clients au sein de l’administration qui a squatté les espaces qui reviennent aux institutions élues, en gérant seul le pays, en dehors de tout contrôle populaire, judiciaire ou autres, et en distribuant la rente pour colmater les demandes sociales et en renforçant le pouvoir de l’argent à travers les marchés publics

Le cas de la gestion de la crise de Ghardaïa illustre le mieux cette vision des choses. En effet, la défaillance des responsables est criarde dans cette affaire. Les élus locaux sont absents. Ils n’arrivent pas à se frayer un chemin parmi cette faune politique qui fait la navette entre Alger et Ghardaïa. Les élus au niveau des deux chambres du Parlement brillent aussi par leur absence et leur silence. Pouvaient-ils parler, eux qui souffrent de légitimité ?! A travers cette crise, le pouvoir a encore prouvé qu’il ne gère qu’à travers le sécuritaire et l’argent de la rente, c’est-à-dire les deux leviers, à savoir la rente et le sécuritaire.

Le pouvoir semble ne pas se poser de questions sur le coût de la gestion sécuritaire des crises telle que la crise de Ghardaïa au cour de laquelle des milliers d’hommes sont mobilisés avec leurs moyens, engins et outils de répression à longueur de l’année. Cet état de fait n’est pas la faute des gendarmes et  policiers qui peinent à maintenir l’ordre dans cette région meurtrie, mais, bien la faute de la décision politique qui demeure centralisée et entre les mains d’hommes incapables qui ont mené le pays à une faillite généralisée.   .

Ainsi, c’est un nouveau type d’Etat qui est entrain de se former. Un Etat rentier et sécuritaire consacrant une République bananière, appelée par Saidani « Etat civil ».

Devant cette impasse, à la fois, politique, économique, sociale et morale, le pouvoir en place  s’acharne à anéantir ce qui reste des fondements de l’Etat républicain, pour permettre aux prédateurs de s’accaparer de ce qui reste de la rente, à travers un pouvoir dominé par l’argent sale, en imposant à la société une nouvelle forme de transmission du pouvoir à la syrienne.

Pour l’opposition, le temps est malheureusement pour les luttes de leadership et pour les plans d’alternance qui nourrissent des mythes et qui donnent des faux espoirs au peuple.

Certes, l’opposition a prouvé son évolution et son sens de la responsabilité, en se réunissant d’abord et en murissant des plans de sortie de crise pour épargner à notre peuple d’autres drames. Mais, dès l’entame de son action, une partie de l’opposition fut évacuée par des calculs de leadership de certaines composantes de cette initiative.

La main tendue au pouvoir n’a pas eu de suite, il est temps que l’opposition revoit sa grille de lecture, en s’inscrivant dans l’après Bouteflika et surtout en posant les premiers jalons d’un congrès de toute l’opposition pour la refondation nationale et pour la construction d’institution civiles et républicaines qui passent par la légitimité des urnes.

Pour remettre le véritable débat sur les rails et créer surtout un rapport de force salvateur pour le pays, l’opposition est appelée à inscrire certaines urgences dans son calendrier immédiat.

L’après Bouteflika a sonné et le pouvoir de l’argent est en  phase d’action pour ne pas être surpris par une vacance prématurée du pouvoir. Il est du devoir de l’opposition d’agir dans l’urgence pour refuser la fatalité de la transmission familiale du pouvoir, ou la fatalité du pouvoir considéré comme un legs, afin, d’épargner à notre peuple meurtrie par plus de 10 ans de sang et d’instabilité, la tragédie libyenne, l’impasse égyptienne ou le drame syrien.

La refondation de l’Etat nation passe inéluctablement par le refus de cette fatalité et la revendication d’une commission indépendante d’organisation des élections pour aller conquérir le pouvoir à travers les urnes. L’opposition doit, dès aujourd’hui, s’entendre sur le contenu et les outils  de cette transition élue. Cette transition élue doit être concertée avec toutes les composantes de cette opposition, autour d’un programme orienté sur la refondation de l’Etat nation, tel que rêvé par les initiateurs du 1er Novembre 1954

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L’Algérie mérite bien mieux que son sort actuel

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

L’Algérie mérite bien mieux que son sort actuel

Haider Bendrihem Ancien Député/ février 2014

Article publié le 27 février 2014 ELWATAN

L’ambition de l’actuel chef de l’Etat de rester président n’est pas pour le titre. Il est président depuis 15 ans, son ambition n’est pas pour mettre en œuvre un projet mûri pour l’Algérie, il est là depuis 15 ans et il n’a jamais eu de projet pour son pays. Il ne peut pas avoir d’autres ambitions que la protection de son clan et ses courtisans. Alors, avant on maquillait la réalité par des grands discours et la distribution de grandes sommes d’argents pour des projets inutiles, à travers ses sorties folkloriques dans les wilayas, sans aucune planification ni contrôle du parlement. On parlait déjà de tendance monarchiste, quand il avait toutes ses facultés physiques et mentales. Aujourd’hui, on achète non seulement des placards publicitaires dans de grands quotidiens dans le monde, mais aussi, les consciences et les complicités à l’intérieur et à l’extérieur, notamment des dirigeants de pays, qui se vantent d’être les détenteurs des valeurs démocratiques, en contre partie de contrats juteux plus que douteux. Ces dernières années, les visites à Alger de délégations étrangères ressemblent plus à des voyages d’affaires que des visites d’État dans un pays livré au pillage.

L’Algérie ne cumule pas seulement les résultats les plus mauvais au monde dans le domaine économique et social, mais, notre président s’il brigue un 4eme mandat, il sera certainement classé parmi les tops 10 des accrocs au pouvoir, après avoir été cité au classement des 10 dictateurs les mieux élus au monde.

Aujourd’hui, le chef de l’Etat cumule 15 ans de pouvoir avec un bilan plus que discutable. Un 4eme mandat (soit  20 ans de pouvoir) sera désastreux pour le pays. ll y a peu de temps, Bouteflika pouvait compter sur la magie de son verbe, sur son dynamisme et ses qualités de tribun. Il parlait et tout s’arrangeait. Aujourd’hui, l’âge, la maladie, les scandales et l’usure du pouvoir ont anéanti le mystère Bouteflika. Il ne parvient plus à retourner une opinion résiduelle auparavant acquise. Il est devenu invisible même pendant les moments les plus graves du pays.

 Les observateurs au niveau national et international s’accordent tous à dire que ce n’était pas le président qui voulait le 3eme mandat, en violant la constitution en 2008, et il n’est certainement pas  désireux du 4eme mandat, en 2014, mais, il est devenu l’otage d’un entourage qui n’a même pas de pitié pour sa santé. La rente pétrolière les a rendus insensibles et inhumains.

Benachenhou, qui n’était autre que le ministre des finances de Bouteflika et son conseiller économique, soutenait que “Le président est mal entouré et mal conseillé, ayant plus de courtisans que de militants”. Quand on n’a pas de projet pour l’Algérie, on ne peut pas avoir d’objectifs et de stratégie et quand on n’a pas de stratégie, on n’a pas besoin de compétences, ministres ou conseillers, pour exécuter cette stratégie. La malédiction de l’Algérie c’est son pétrole, dont une partie a certes servi le peuple algérien, mais, une bonne partie  n’a servi qu’à enrichir la nomenclature du système, au détriment d’un projet national pour utiliser cette rente pour le développement du pays, à savoir une rente qui servira les générations futures et surtout préparer le pays à l’après pétrole.

Ce qu’on peut constater avec certitude, depuis plus de 10 ans, c’est que la richesse de la collectivité nationale est mise entre les mains de personnes sans foi ni loi qui ont exploité ce patrimoine pour s’enrichir et rester au pouvoir en mettant nos hydrocarbures au service des multinationales. Pour Machiavel, le but de la politique et sa finalité ce n’est pas la morale, mais tout faire pour rester au pouvoir.

C’est le cas de notre pauvre pays, pour obtenir et conserver le pouvoir, tous les moyens sont permis, au diable le patriotisme, la démocratie, l’alternance, le respect de la constitution, les libertés, le bonheur des citoyen et la sécurité de la nation, ce sont des valeurs rejetées et combattues par ce régime machiavélique.

A la fin, politiquement et constitutionnellement le président est le premier responsable de tous ces dérapages. Il n’est plus «président stagiaire», mais il est à son troisième mandat, s’il a mal choisi ses conseillers et ses gouvernements successifs, toute la responsabilité de ce désastre lui incombe.

Chawki Ammari  a affirmé, dans une chronique au quotidien d’El watan intitulée « A qui appartient l’Algérie’ synthétise bien ce sentiment collectif », « 50 ans après, l’impression que nous ne sommes pas chez nous est encore tenace, comme si une caste dominante travaillait toujours pour des intérêts étrangers, exportant nos ressources (les hydrocarbures), en jetant quelques centimes aux khammas locaux ».

Le modèle démocratique ne fait pas seulement peur aux dirigeants arabes, mais aussi, aux occidentaux qui ont soutenu et soutiennent toujours des pouvoirs autoritaires surtout quand il s’agit de pays pétroliers, des pouvoirs qui s’appuient sur une oligarchie politico-financière et une bourgeoisie compradore.  

La gouvernance autoritaire a réussi à transformer ce merveilleux pays riche en pays misérable, corrompu et fui par sa jeunesse…Aujourd’hui,  Alger est classée  125eme sur 130 parmi les villes où insécurité et violences sont alliées au manque de structures et de pénuries de logements (130éme Dacca au Bangladesh et Lagos au Nigeria 127éme), malgré les milliards qui furent investis dans la capitale, lors de grandes manifestations culturelles arabes, africaines et internationales.

Année après année, l’Algérie continue de collectionner les mauvais points en matière de performances économique, politique et sociale. Elle fait partie des 20 nations les plus corrompues de la planète et en terme de liberté, on trouve l’Algérie à la 141e place et au 100e rang (sur 179) au classement de l’ONU sur le développement humain (éducation, santé, niveau de vie…).

Ceci est la conséquence directe de la mauvaise gouvernance et l’usure du pouvoir qui ont aggravé la chute, année après année, et depuis 10 ans, des indicateurs du développement humain malgré un PIB par habitant très élevé. Ce qui reflète une gouvernance désastreuse et une répartition des richesses particulièrement inégale et injuste.

Ce pouvoir, il faut le dire, est devenu un facteur de division pour la cohésion nationale et un frein pour le développement du pays, il est un danger pour la sécurité de la nation.

Il est alarmant de constater l’abrutissement intellectuel dans lequel est plongée la scène politique algérienne. Il est alarmant, aussi, le degré atteint par la corruption, ayant terni l’image de l’Algérie au niveau international. Il est alarmant d’apprécier le niveau atteint par le système éducatif et universitaire, mettant en péril l’avenir de la nation. Il est de même alarmant de mesurer l’étendue de  la destruction de l’industrie algérienne et des PME /PMI au détriment des importations massives.

Zola dans des moments de détresse face à l’injustice et à l’impunité disait : «La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera. Ce que je crie, c’est la détresse de notre généreuse et noble patrie, c’est l’effroi de l’abîme où elle roule». Y’a-t-il un Zola algérien qui criera haut et fort un J’accuse dénonciateur contre les agissements de ce pouvoir destructeur, démoralisateur, fossoyeur de la vérité et méprisant. Il est temps que vous partiez Monsieur le président dans la dignité. Une telle issue peut encore vous réserver dans l’histoire et préserver le pays de sa descente aux enfers. 

L’heure est grave. La classe politique est vivement interpellée pour se mobiliser afin de faire sortir le pays de ce bourbier. Il n’est plus le temps de se résigner au fatalisme et de douter des chances qui restent intactes pour sauver le pays. Le peuple algérien qui ne croit plus aux sirènes des clairons du 4ème mandat attend de son élite un sursaut patriotique et salvateur, pour imposer une refondation nationale et sauvegarder l’acquis majeur de notre glorieuse guerre de libération nationale.

 

 

 

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