Le Blog de BENDRIHEM Haider, Le CRI pour le Changement: L’Algérie mérite mieux que son sort actuel:Démocratie, Justice et Dignité.

Militons pour la Refondation de l’Etat National. Justice, Équité, Liberté, Démocratie, Dignité, nos objectifs et les principes constants et indéfectibles de notre projet.

Archive for the 'Uncategorized' Category

De Benbella à Bouteflika : 50 ans de reproduction de la faillite

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

De Benbella à Bouteflika : 50 ans de reproduction de la faillite

BARAKAT

Par Haider BENDRIHEM  octobre 2014  habendri57@yahoo.fr

 « C’est pure folie de faire sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. » Albert Einstein

La crise de l’été 1962 plane par ses effets négatifs sur l’Algérie de 2014, avec cette différence faisant que le militant pour la démocratie étouffé dès l’indépendance, n’est pas celui de l’Algérie actuelle. Celui qui refusait la main mise de l’Etat-major de l’ALN de l’Armée des frontières sur l’Etat et le système politique, se trouve aujourd’hui armé de 50 ans de déceptions et d’échecs suffisants pour revendiquer haut et fort un changement démocratique pour la sauvegarde de la Nation.

Ceux qui ont pris le pouvoir par les armes, en ravissant au peuple sa victoire sur le colonialisme après une guerre terrible ayant terrassé nos campagnes et nos villes, ont édifié un système antipopulaire, en se permettant le luxe d’écraser dans le sang des djounouds de la véritable ALN qui voulaient défendre la légalité et épargner au peuple la mise en place d’un système basé sur le parti unique qui glorifie le zaïm unique. Les mêmes personnes qui avaient ramené Ben Bella, un politique égaré, complètement coupé de la réalité, ont pu réussir là où le colonialisme avait échoué. Séduire un peuple sous des slogans creux et le mettre au pas. Aujourd’hui le peuple se croit toujours colonisé, en passant de la situation de colonisabilité, accepter le colonialisme, à la situation de servilité, accepté d’être servile; contraire de dignité et liberté pour qui tout un peuple s’est continuellement soulevé.

Ben Bella qui a eu ce génie de faire adopter la première Constitution de l’Algérie indépendante dans une salle de cinéma, en marginalisant une Assemblée constituante formée de la crème révolutionnaire de l’Algérie et qui pouvait doter l’Algérie de l’instrument idoine pour la construction de l’Etat nation tel que rêvé par nos glorieux chouhadas. En faisant le vide autour de lui, Ben Bella subira le coup de force de 1965 par son ministre de la défense Houari Boumediene qui va geler sa constitution. Le parti unique fut mis entre parenthèse et le nouveau homme fort d’El Mouradia va asseoir un régime fort mais sans institutions  viables.

Malgré les efforts fournis, durant les années soixante dix du siècle passé, pour mettre le pays sur la voie du progrès et du développement, le pouvoir qui puisait sans retenue de la fougue révolutionnaire suscitée par l’indépendance d’un colonialisme qui avait maintenu ce peuple cent trente deux ans durant dans les ténèbres de l’ignorance et la misère, avait failli dans son œuvre pour absence de démocratie et d’institutions librement élues au suffrage universel qui pouvaient mettre en œuvre cette politique volontariste.

Le peuple commençait à réaliser qu’il s’éloignait de plus en plus des objectifs arrêtés par les fils de la toussaint. L’objectif majeur de la Révolution de 1954, à savoir l’édification d’un Etat démocratique et social,  fut mise aux calendes grecques et le régime autoritaire pesait de tout son poids sur la société.

Les réformes engagées dans les années 1980 n’ont rien ramené, si ce n’est la destruction du tissu industriel maladroitement édifié durant la décennie de 1970. En l’absence d’une vision économique claire et d’institutions démocratiques et fiables, le parti unique fut remis en service pour parachever les rares acquis de l’indépendance.

Le soulèvement populaire d’octobre 1988 a eu une seule réussite, dans le sens où il avait pu imposer une révision de la Constitution, amandée déjà en 1976, après avoir été adoptée  dans une salle de cinéma.

Les objectifs majeurs de ce soulèvement, amené par le vent de liberté qui soufflait dans le pays, furent confisqués par une bipolarité sanglante ayant opposé d’abord, des islamistes radicaux aux tenants du pouvoir autoritaire caché sous le slogan de l’Algérie moderne, pour finir par une guerre sans merci livrée contre le peuple durant les années 1990.

Le peuple algérien a pris conscience du danger que représente l’islamisme radical et finit par vaincre ce fléau, mais au lieu de mettre en œuvre les ingrédients nécessaires pour changer le système et édifier un état démocratique et moderne, tel qu’il était édicté par les raisons ayant amené le mouvement du 11 janvier, c’est le système qui fut sauvé.

Le pluralisme issu du soulèvement de 1988, et grâce aux réformes engagées en 1989, devient une simple façade qui cache mal un régime autoritaire qui venait d’inventer, sous l’ombre du terrorisme, l’Etat sécuritaire qui refuse le débat politique contradictoire et qui a verrouillé les espaces d’expression. Boudiaf fut un espoir qui n’a pas duré longtemps, il est assassiné en direct avec son projet national et son amour pour ce peuple et son pays. 30 ans après l’indépendance, le symbole de novembre se rend compte que la souveraineté de la nation algérienne est loin d’être garantie. Un autre symbole des Aurès répond au devoir de la nation et accepte le sacrifice et la responsabilité lourde au moment où le pays croule sous les dettes, au moment où le baril ne dépassait guerre les 9 dollars, au moment où le terrorisme menaçait les fondements de la république, au moment où beaucoup se cachent ailleurs dans des capitales européennes et orientales loin des cris, de la misère et de la peur quotidienne. Le général Zeroual accepta la responsabilité avec d’autres patriotes afin de sauvegarder l’Etat nation de la désintégration.    

C’est dans ce contexte de crise multiforme qui menaçait l’Etat algérien de désintégration que le président Zeroual a décidé d’engager une nouvelle révision de la constitution en 1996, avec cependant un acquis majeur, dans ce qu’elle limite les mandats présidentiels à deux. Le président Zeroual, malgré la situation économique et sécuritaire, a lancé un vaste chantier de réhabilitation des institutions et notamment les organes de consultations et d’expertises tel le conseil supérieur de la jeunesse, le conseil supérieur de l’éducation, le conseil national économique et social, le conseil Algérien de l‘énergie.

Cet élan a été stoppé net après la démission de Zeroual et l’arrivé au pouvoir de Bouteflika qui a commencé par interdire la création de tout parti politique pendant 12 années de son pouvoir. La fermeture du champ politique et médiatique a engendré une nouvelle faune de politiques affairistes qui ont réduit l’image du politique en général et du député en particulier à un salaire. Le pouvoir en place a réussi à créer le vide politique et économique malgré l’aisance financière et la stabilité politique.

Durant le premier mandat du président Bouteflika, l’ère   de la Réconciliation nationale fut annoncée, à grandes fanfares, et le pouvoir en place vient encore d’user d’une autre arme pour justifier son rôle d’arbitre. Au lieu d’aller vers une véritable réconciliation avec les Algériens, dont notamment ces nationalistes qui furent assassinés pour une hypothétique accusation de berbérisme,   avec ces moudjahidine écrasés par les blindés de l’armée des frontières en 1962, avec ceux qui se sont soulevés contre la dictature en 1963 en Kabylie et en 1967 dans les Aurès, avec ceux qui furent internés par l’arbitraire, avec  les victimes du printemps de 1980, avec les chouhadas du soulèvement populaire de 1988, avec les familles des 200.000 Algériens morts dans la folie meurtrière des années 1990, le pouvoir a réconcilié les deux belligérants de la décennie et il ne s’est pas épargné le luxe de commettre un autre carnage lors du printemps noire de 2001et dans le sillage de la mise en œuvre de sa Réconciliation nationale, en ravissant à la vie 125 jeunes Algériens en Kabylie.

Au lieu de restituer l’Etat aux Algériens et de se réapproprier l’islam, comme religion des lumières et de progrès, le régime de Bouteflika a fait totalement le contraire de ce qu’attendait de lui le peuple. Le reflexe sécuritaire devient une religion d’Etat et le système qui vient, encore de s’accorder une longévité, abusa de l’islam qu’il a érigé en religion du système. C’est ainsi que les confréries religieuses se frayèrent un chemin vers le palais d’El Mouradia, pour se voir ériger en Conseil de culte pour le nouveau locataire des lieux. Au lieu d’encourager l’émergence d’un Etat civil, en épargnant l’islam de l’activité politique, le pouvoir en place a monopolisé l’islam pour s’octroyer le droit d’usage exclusif, et en se créant ses propres islamistes lissés et apprivoisés.

Le pouvoir a collectionné de la sorte les ratages avec les rendez-vous de l’histoire, pour  réconcilier l’Etat algérien indépendant avec son siècle et avec sa jeunesse. Il continue à le faire, en refusant de se remettre en cause et de tirer les leçons de ses échecs.

Nageant à contre courant de l’histoire, le pouvoir a encore usé de son bistouri pour violer la constitution en 2008, afin de permettre à son soldat de briguer un 3éme mandat qui fut le mandat de trop et de tous les dérapages. Le seul levier de l’alternance au pouvoir fut évacué, pour assouvir les caprices du maitre du jour.

Le Chef de l’Etat, s’est attribué ainsi des prérogatives d’un monarque absolu. Au moment où sous d’autres cieux, on donne plus de prérogatives au parlement et au gouvernement, au moment où dans les monarchies on rehausse le premier ministre en chef du gouvernement, le pouvoir algérien, alors qu’il savait très bien que le Parlement hermétiquement verrouillé par son Alliance présidentielle, lui était acquis corps et âmes, il fait de régression en régression, en s’appropriant les prérogatives du chef du gouvernement et le remplacer par un simple premier ministre, en fermant la scène politique, en dynamitant les partis politiques, en apprivoisant la justice, en asservissant l’administration et s’appropriant les médias lourds. En réalité, le Chef de l’Etat est revenu à la caricature du pouvoir populiste, personnel et absolu qui sévissait dans les années soixante sous Ben Bella.

Au moment, encore,  où sous d’autres cieux les gouvernants adoptent des projets pour anticiper sur la demande politique de leurs populations, et ils proposent un système parlementaire, avec des prérogatives élargies pour les élus du peuple, des mesures qui annoncent les prémices d’une véritable révolution politique pacifique, faisant que la nature du pouvoir, même dans un royaume, s’achemine vers un royaume constitutionnel, alors  qu’en Algérie et dans une République, le Chef de l’Etat s’est attribué les prérogatives d’un Empereur, avec des velléités de pouvoir à vie.

En assistant au changement brutal des pouvoirs autoritaires à nos frontières en 2011, le pouvoir, pris de panique, a décrété unilatéralement d’aller vers des consultations sur les réformes politiques, mais il semble  répondre par les mêmes vieilles recettes dont il a usé par le passé. Il voulait gagner du temps, comme il voulait dans les faits contrôler tout, y compris ce qui reste d’une opposition atomisée. Il est déplorable de constater, encore, que le pouvoir refuse visiblement de reconnaitre ses échecs et ses limites et le danger qu’il constitue pour une Algérie pérenne.

Au lieu de répondre positivement à l’avertissement du peuple, en engageant des changements réels, à travers un programme de changement qui consacre une fois pour toute les principes et les règles que tout le monde sera appelé à respecter, à commencer par les tenants du pouvoir, voilà qu’il redécouvre encore ses vieux reflexes séculiers pour sauver son personnel et sa clientèle, quitte à jouer l’avenir du pays dans un tour de passe-passe, en vidant les réformes politiques engagées sous la pression de la rue, par une fraude sans précédent durant les élections législatives du 10 mai 2012 avec la complicité des occidentaux et leurs multinationales, en utilisant des institutions de la république qui sont sensées être au dessus des partis, notamment la justice, l’administration et l’ANP. Si on continue à ruser pour gagner du temps, tôt ou tard, le vent du changement arrivera et balayera et la constitution et ses gardiens.

Le pouvoir s’éloigne de jour en jour de la volonté d’instaurer un système démocratique soit en passant par le chemin le plus court vers la légitimité, en allant vers une constituante, ou au moins vers des élections présidentielles propre et honnête sans le président malade, afin de permettre au futur président d’engager des négociations sérieuses et à la hauteur de la gravité de la situation pour persuader l’ensemble de la classe politique à s’engager vers une sortie de crise collective en organisant des élections législatives; et à ce moment, ouvrir des débats sur la portée et le contenue d’une refondation constitutionnelle consensuelle.

Aujourd’hui nous avons des exemples à méditer à nos frontières soit la leçon Libyenne et son anarchie, soit la victoire du peuple Tunisien grâce à la responsabilité et la conscience collective de sa classe politique. Le peuple Algérien en général et l’opposition en particulier doivent savoir qu’il n’y a plus rien à attendre du pouvoir  d’Alger qui se permet le luxe de défier tout un peuple en présentant un président visiblement malade à un 4éme mandat et lui permet de gagner cette élection à 80% sans être entendu ni vu. Ce pouvoir est devenu un danger pour la sécurité de l‘Etat et la stabilité du pays. Il a montré par ce geste méprisant et inconscient qu’il a perdu le sens de la responsabilité et qu’il a choisi volontairement et égoïstement le syndrome Libyen quitte à mettre le pays à feu et à sang pour sauvegarder ses privilèges en gardant encore le pouvoir pour un 4éme mandat, 15 ans de destruction, de mensonges, de dilapidations et de corruptions généralisées ne leurs suffit pas, ils veulent maintenant enterrer le pays et une grande partie de son peuple avant l’enterrement de leur gourou.

Il continue à ignorer et mépriser tout le monde en reproduisant la faillite, par une modernisation de l’autoritarisme, de la corruption et la fraude en particulier.

On peut comprendre  que dans des pays pauvres leurs jeunesses prennent des embarquements de fortune pour mourir en méditerranée mais pour un pays comme l’Algérie qui a dépensé plus de 1000 milliard de dollars, dont une grande partie pour des projets improductifs et qui se targue d’avoir plus de 200 milliards de dollars, qui ne contribue guère à améliorer le quotidien du citoyen, en ce moment sa jeunesse se suicide en mer, c’est le témoignage incontestable de la faillite d’un régime et la fin d’une époque.

Toute la politique actuel  est un échec, on n’a rien réglé pour relancer le grand Maghreb, on n’a pas réussi la réforme de l’éducation pour préparer le pays à l’après pétrole, on n’a pas réussi la réforme de la justice pour donner de l’espoir à notre jeunesse, et on a encore moins réussi la réforme de l’Etat à travers des institutions pérennes et au service du citoyen pour instaurer un Etat de droit et du citoyen libre.

On n’a pas réussi à vendre les régions touristiques aux opérateurs, on n’a pas convaincu les grands groupes étrangers à investir en Algérie, on n’a pas profité de la crise européenne en investissant les réserves de change, qui ne rapporte rien en ce moment, à travers la création de grands groupes nationaux dans le cadre de partenariats ciblés, on n’a pas non plus réussi la réconciliation de l’Etat avec son peuple. C’est la reproduction de la faillite, de l’échec et du désespoir qui continue.

Il est temps d’admettre la vérité des chiffres et de la situation alarmante du pays, des milliers de contestations violentes enregistrés à travers le pays, des milliards de dollars détournés, des milliers de jeunes se jettent à la mer, des milliers de cadres et universitaires de hauts niveaux quittent le pays, tout cela montre le fossé qui se creuse quotidiennement entre l’Etat et ses citoyens. Il est temps de se dire la vérité et de tirer les conséquences d’une telle situation ubuesque,  en s’organisant pour créer le déclic d’une nouvelle révolution démocratique et pacifique dans le cadre d’un regroupement de toute l’opposition algérienne afin de converger tout notre effort autour d’un projet d’une transition démocratique qui permettra de sauver notre pays d’une désintégration certaine.

Cette transition pose le préalable de retour à la légitimité : Une commission souveraine et indépendante qui sera chargée d’organiser toutes le sélections de la façon la plus transparente et démocratique. Un gouvernement de transition qui sera chargé de gérer les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un président de la république. Un président qui s’engage à respecter les partis politiques en général et l’opposition en particulier comme étant ses partenaires et non des ennemis, un président qui considère la jeunesse comme un atout pour l’Algérie et non des traitres potentielles au service de l’étranger, un président qui mettra la richesse du pays au service du développement et non au service des courtisans et les multinationales, un président qui garantira la séparation des pouvoirs et non les concentrer entre ses mains pour se servir et servir ses courtisans,  un président qui rassemblera tous les enfants de l’Algérie à un débat national, franc et responsable qui tracera le chemin à prendre durant la décennie à venir et les réformes à engager, notamment une constitution consensuelle.  

Plus on retarde ce changement et surtout politiques pour maitriser et contrôler les réformes économiques, plus les factures économiques et sociales seront plus douloureuses et politiquement désastreuses. La refondation politique n’est pas seulement souhaitable mais indispensables avant que ça soit trop tard. Cette refondation doit être menée en concertation avec l’ensemble des acteurs politiques, économiques et socials pour assurer une transition avant que ça soit trop tard. Une transition démocratique et pacifique est le salut pour notre pays, car la rente n’est pas éternelle. Seul le génie de l’Algérien et son patriotisme sont les garants de ce sursaut patriotique à la limite du miracle.   

Posted in Uncategorized | No Comments »

Le cri d’une nation en détresse

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

Le cri d’une nation en détresse

Haider BENDRIHEM Mars 2014

La situation que traverse le pays est grave. Des observateurs avertis de la sphère politique algérienne ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Avec les nouveaux rebondissements, œuvres d’apprentis politiques et d’aventuriers instrumentalisés par une oligarchie politico-financière naissante, qui cible frontalement  des institutions névralgiques de la République, le pays bascule déjà vers une crise qui ressemble à celle de l’été 1962.

Les faits sont là. La majorité parlementaire ne gouverne plus. Les partis politiques, mêmes majoritaires, n’ont plus de pouvoir. Ils sont devenus de simples appareils électoraux. Le principe faisant qu’un parti politique est créé pour la prise du pouvoir et l’application d’un programme politique, en solitaire ou en coalition n’est plus de mise. C’est ce qui a annihilé la notion de militant politique, laissant place à de simples courtisans cooptés pour servir les maitres du jour. La notion constitutionnelle de séparation et de l’équilibre des pouvoirs n’a plus de sens devant la situation qui prévaut actuellement.

L’image du parlementaire a été volontairement souillée et amoindrie par le pouvoir exécutif pour arriver à un Parlement qui ne contrôle plus rien. D’une simple chambre d’enregistrement, il est devenu un corps inutile, squatté par une majorité d’élus qui ne sait même pas à quoi elle sert. Sinon, comment expliquer le mutisme du Parlement, avec ses deux chambres, devant les scandales de corruption ayant terni l’image de l’Algérie au niveau international. Comment expliquer le silence du Parlement devant les événements dramatiques qui secouent des régions de notre pays, notamment la wilaya de Ghardaïa. Il est utile de rappeler, dans ce cadre, que même dans la situation la plus difficile de l’Algérie, durant les années de braise marquées par la détérioration de la situation sécuritaire, le Parlement exprimait ses points de vue. Les commissions d’enquêtes, les interpellations du gouvernement sur des sujets brulants de l’actualité nationales étaient courantes et découlaient naturellement des prérogatives du législateur. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Le pouvoir judiciaire n’a pas échappé à cette entreprise de destruction. Ce n’est plus un pouvoir jouissant de prérogatives garantissant son indépendance, mais, un instrument au service de l’exécutif et ses relais. Le témoignage récent à travers la presse nationale d’un ancien ministre de la justice sur la l’état de la justice et les interférences dans ses prérogatives n’est plus à démontrer.

Les organes de contrôle judicaire ont été tout simplement mis au placard,  à l’image de la marginalisation de la Cours des comptes devenue obsolète. La généralisation de la corruption trouve son explication dans cet état lamentable caractérisant le pouvoir judiciaire actuel.

D’autres conseils consultatifs ayant un rôle à jouer pour orienter l’exécutif et qui fournissent l’expertise nécessaire pour engager des politiques publics efficaces, ont été apprivoisés pour certains et dissous pour d’autres.

Le CNES, transformé en Conseil qui justifie les errances économiques et sociales de l’exécutif. A cela s’ajoute le gèle du Conseil algérien de l’énergie qui détermine et oriente la politique énergétique du pays, faisant de ce secteur stratégique et vital pour la Nation, un secteur ouvert aux prédateurs nationaux et internationaux.

 

La dissolution du Conseil supérieur de l’Education qui œuvrait à doter le système éducatif national d’une politique efficace, en termes d’enseignement, de formation, de recherche scientifique pour le mettre au diapason des attentes des Algériens ambitieux de mettre leur pays dans le giron des Nations qui avancent, fut aussi un acte irréfléchie, dont les résultats aujourd’hui sont perceptibles, à travers la délinquance juvénile ayant pris des proportions alarmantes et la déliquescence de la société, ainsi que la non performance du système économique et social.

Aujourd’hui, il n’y a plus d’équilibre des pouvoirs, mais, un seul pouvoir qui instrumentalise le Parlement, la justice et même les pouvoirs intermédiaires, à savoir les partis politiques, les syndicats et le mouvement associatif.

Le salut de notre pays passe par une refondation d’une constitution consensuelle et acceptée par tous qui instaure de la façon la plus claire et sans équivoque la séparation et l’équilibre des pouvoirs, une condition impérative pour construire l’Etat de droit et des citoyens.

Le Parlement doit retrouver sa vocation principale, celle de légiférer en toute indépendance et de contrôler l’exécutif en toute autonomie. Le pouvoir judiciaire doit inéluctablement être réhabilité. Il s’agit d’une urgence salvatrice qui sauvera le pays du chaos. Le pouvoir judicaire doit reprendre entièrement ses prérogatives pour mettre un terme à la gabegie,  à la dilapidation des richesses de la Nation et à la « hogra ». Il est impératif aussi de libérer le champ politique de manière à réhabiliter l’opposition politique et lui conférer son rôle naturel, celui du contre pouvoir et de jouer pleinement sa mission celle d’assurer l’alternance démocratique et pacifique. Il est aussi urgent de remettre de l’ordre dans la fonction publique, en réhabilitant le statut du commis de l’Etat, de façon à garantir sa neutralité, en l’affranchissant de la tutelle partisane et de le soustraire de sa situation actuelle, celle qui fait de lui, un courtisan au service d’une oligarchie et non pas au service de l’Etat et du citoyen.

Ces mesures découlent de notre souci de redressement de la situation, de réhabilitation des institutions de la République, ainsi que la création des conditions favorables à une refondation nationale qui passe par l’apaisement du climat social et politique, déjà, suffisamment délétère menaçant l’Etat-nation de désintégration.

Cet appel à toute la classe politique est un cri de détresse d’une nation en état de démantèlement, un cri citoyen et patriotique qui découle d’une conviction et d’une démarche mûrement réfléchie et surtout de notre souci d’œuvrer d’une manière résolue et pacifique pour instaurer l’Etat de droit, ancrer le pays dans la stabilité, condition sine qua none pour un véritable décollage économique.

La seule manière pour répondre à ce cri d’une nation en détresse est de mobiliser toutes les forces patriotiques et toutes les élites de la nation, autour d’un rassemblement le plus large possible pour barrer la route à l’oligarchie politico-financière et extirper le pays des mains de ceux qui veulent le noyer.  Un rassemblement autour de taches bien définies, à savoir la mise en place d’une transition démocratique pour doter le pays d’une Constitution consensuelle, redonner la parole aux citoyens en ouvrant le champ politique et médiatique et surtout permettre à la société civile de se réorganiser en toute autonomie.

Posted in Uncategorized | No Comments »

Le cri de colère des Aurès : le changement en marche

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

Le cri de colère des Aurès : le changement en marche

Par Haider BENDRIHEM Ex Député de Batna habendri57@yahoo.fr

Article publié dans le quotidien le soir d’Algérie le 18 mars 2014

Un poète marocain criait sa colère contre la répression et les injustices subis par le Makhzen du roi disait : « Retenez vos chiens, nos lions risquent de se lâcher » 

Il est tout à fait claire, avec la dernière dérive du directeur de campagne du candidat président Abdelmalek Sellal, que l’oligarchie régnante sous l’ivresse du pouvoir, se prend la tête et se croit tout permis. Ce comportement est semblable à plus d’un égard à celui des colons les plus zélés qui, ayant perdu espoir de garder l’Algérie, avaient tiré leur venin contre tous ceux qui avaient dans leur cœur l’indépendance de leur pays.

Sellal, ex-chef de daïra devenu premier ministre par la grâce d’un président impotent, croit que tous lui est permis en usant et en abusant de blagues  tissées contre des populations algériennes, dans la même tradition léguée par la colonisation qui faisait passer le paysan algérien en bougnoule qui serait imperméable  à la civilisation et incapable d’intégrer l’ère  de la modernité. Sa plaisanterie frise le sketch chorba hérité de la France colonialiste qui montrait l’Algérien dans ses différentes facettes, Kabyle, Chaoui, Guebli, Sahraoui ou Jijeli, sous une posture réfractaire au progrès et la modernité. Voilà ce que fait Sellal quand il passe son temps à rire et faire rire les autres, en racontant des blagues sur les gens de Mascara ou en insultant toute une région du pays, comme il vient de la faire.

C’est à se demander si Sellal n’a pas finalement raté sa vocation. Il aurait bien réussi en faisant le bouffon sur scène au lieu de le faire à partir de son statut de Premier ministre payé par l’argent du contribuable.

Cet ex-chef de daïra assume des responsabilités depuis 40 ans au sein des instances de la République, ce qui n’a pas pour autant forger en lui l’image du commis de l’Etat et tout le sens de la retenue que cela suppose. En adolescent politique, il continue à traiter les questions hautement politiques de la façon la plus vulgaire. L’ivresse du pouvoir aidant, il a confondu entre la satire et la raillerie contre ses concitoyens, pour s’engouffrer dans un comportement  d’une ruralité évidente transformé, pour les besoins du quatrième mandat d’un président malade, en un discours politique de circonstance.

Finalement, cet ex-chef de daïra devenu premier ministre n’a rien à vendre en dehors de ses blagues d’un mauvais goût. Sinon, comment expliquer que quelqu’un qui a passé 40 ans dans les arcanes du pouvoir ne sait même pas communiquer, ni tenir un discours cohérent. Les Algériens avaient découvert, lors de la conférence de presse animée suite aux événements de Tiguentourine, un Premier ministre perdu qui ne sait même pas parler avec son peuple, et qui était incapable de convaincre la presse étrangère venue en force couvrir l’évènement. Sa piètre prestation restera gravée dans la mémoire des Algériens qui venaient de découvrir le niveau atteint par le personnel politique qui le gouvernait. Un Premier ministre bégayant,  incapable d’articuler correctement une phrase dans une seule langue.

Que peut-on réellement garder de Sellal l’ex-premier ministre devenu directeur de campagne de ces périples l’ayant conduit dans les 48 wilayas du pays.

Rien, absolument rien de bon qui puissent augurer d’un avenir pour notre pays. Pourtant ce ne sont  pas les problèmes qui manquent en Algérie et dans les différents secteurs.

En dehors de ses blagues, l’Algérien gardera un mauvais souvenir d’un Premier ministre qui, dans le sillage de son règne, les Algériens se sont entretués à Ghardaïa, à Bordj Badji El Mokhtar et autres régions. Au sommet de la crise algérienne, durant les années 1990, l’Algérie qui a vécu une situation  sécuritaire très grave  n’a pas connu de problèmes de minorités ethniques ni confessionnelles. La question se posait en termes de sauvegarde de la République contre un terrorisme abjecte. Sous son règne, l’Algérie qui croyait avoir rompu avec les problèmes l’ayant miné durant le moyen-âge et l’ayant transformé en pays vulnérable et colonisable ressurgissent encore une fois et risquent de torpiller sa cohésion  chèrement payée durant les 7 ans de guerre de libération.

Nous venons de passer le cap des excès du discours pour s’engouffrer corps et âmes dans le cap de la vindicte, de la menace et du régionalisme de bas étage, voire dans le comportement anti national. Sinon comment expliquer la sortie tonitruante du Sieur Saadani qui, sans aucune retenue, s’est pris de face à une institution de la République en faisant appel aux puissances étrangères pour juger la gestion de Tiguentourine et Tibhirine. Ce Saadani reconverti à la politique par miracle Bouteflikien s’est tout simplement mis au service des forces anti algérienne en faisant revivre le qui tue qui de sinistre mémoire. Ce même Saadani qui s’est trouvé, grâce à une stratégie de sape et de destruction, à la tête du parti qui a présidé à l’indépendance du pays, s’est découvert une âme de militant pour un état civil, se déchaine contre les opposants au quatrième mandat notamment des journalistes et des universitaires pour les traiter de traites à la nation et de suppôts des ennemis de l’Algérie.

Lui emboîtant le pas, le blagueur de la République s’en est pris avec violence contre l’élite algérienne, en traitant les animateurs du mouvement « BARAKAT » d’insectes qu’il  peut exterminer avec un insecticide.  Le braconnier démocrate n’a pas dérogé à la règle, il vient lui aussi mettre son sel dans cette marmite infecte du quatrième mandat en insultant ouvertement les Algériens. « Yanaal bou li mayhabnache », le propos est de Amara Benyounes, transfuge du RCD, transformé en militant rémunéré du Bouteflikisme.  

Dans cette course à l’insulte, l’ex-premier ministre devenu directeur de campagne pour le 4éme mandat s’est taillé la première place en s’en prenant, dans un langage ordurier, à l’une des plus illustres régions du pays. Le blagueur de la République doit ignorer l’histoire de son pays. Les habitants de la vieille Numidie sont toujours là pour lui rappeler les sacrifices consentis par de valeureux aguelids,  de Moudjahids et de chahids pour que ce pays demeure debout. De Jugurta à la Kahina, de Messaoud Azelmat à Benboulaid, de Ben M’hidi à Abbès Laghrour, de Si Lhoues à Azil Abdelkader, de Grine Belkacem à Souai Mahmoud, de Meriem Bouattoura à Ziza Massika, et la liste est longue de ses valeureux combattants et combattantes qui ont arraché l’admiration de l’ennemi, cette région a tout donné pour préserver la fierté et l’honneur de l’Algérie.

L’ex-premier ministre Sellal ignore certainement le prix payé pour la dignité de son pays pour se comporter de la sorte et insulter une partie chère à l’Algérie.

La région des Aurès compte certainement des lèches botes parmi la meute qui trouvent des vertus au quatrième mandat du président candidat qui risque de disloquer ce qui reste de l’Etat algérien indépendant, mais cette région historique a enfanté des symboles de l’amour du pays, de la justice, de la liberté, de l’indépendance et du sacrifice. L’histoire a inscrit avec leur sang, l’appel du 1er Novembre, le Kassaman et la plateforme de la Soummam. Encore, cette région a enfanté l’homme qui ne s’est pas dérobé en 1994, au moment où l’Algérie était mise à feu et à  sang et au moment où de nombreux héros du dernier quart d’heure avaient pris la poudre d’escampette. Il s’agit de Liamine Zeroual qui avait pris ses responsabilités en sauvegardant l’honneur de la République et mené le bateau de l’Algérie à bon port. Liamine Zeroual avait laissé des institutions en construction qui devaient être consolidées.  Ces mêmes institutions furent balayées devant les ambitions monarchiques d’un homme avide de pouvoir et de ses courtisans goinfres. Au moment où il jouissait d’une grande popularité, Liamine Zeroual a préféré écourter son mandat en laissant une Constitution qui consacrait l’alternance au pouvoir, un principe arraché par le sang durant les années de la folie du terrorisme. Ce même principe consacré dans l’article 74 fut tout simplement violé par ces mêmes personnes devenus les chantres du pouvoir à vie.  

Cet ex-premier ministre qui trouve un malin plaisir à se moquer des montagnards de notre pays doit savoir que ces mêmes montagnards des Aurès, du Djurdjura, des Beni Chougrane, du Ouarsenis, du Jijelii, des Nemamchas, de Djebel Boukehil et la liste est longue, ont été derrière la défaite de la quatrième puissance militaire du monde et son soutien de l’OTAN. Ces montagnes viendront certainement au secours de leur pays menacé de désintégration par cette oligarchie politico-financière. Forcément en 2014, les Aurès contribueront encore à cet effort, en traçant la voix du salut à cette nation comme ils l’avaient fait en 1954.

Les montagnards algériens en général et les chaouis en particulier ont eu beaucoup de patience durant la longue histoire et ils connaissent les vertus de la résistance contre la nature, contre la soif, contre la faim et contre le mépris des envahisseurs et des colonisateurs mais ils avaient toujours refusé que leur dignité et leur honneur soit atteint, car, durant l’histoire ils n’avaient jamais perdu ces deux vertus, la dignité et l’honneur, qui incarnent le montagnard algérien en général et le chaoui en particulier que cet ex-chef de daïra vient d’insulter.

Gouverner c’est prévoir. Alors, cet-ex-premier ministre doit ignorer qu’il vient d’allumer la mèche d’un mouvement en marche pour le changement qui va certainement emporter le monarque et sa cour pour instaurer enfin la république rêvée par nos chouhadas. 

Posted in Uncategorized | No Comments »

Grandeur et décadence : « L’Etat civil » de Benmhidi et Abane à Saadani

Posted by bendrihem-haider on 5th octobre 2014

Grandeur et décadence : « L’Etat civil » de Benmhidi et Abane à Saadani

 Par Haider Bendrihem  habendri57@yahoo.fr

 Publié dans le quotidien ELWATAN

                        

Le pouvoir semble vivre dans une cacophonie indescriptible. Le peu de culture d’Etat qui subsistait encore après la prise du pouvoir par Bouteflika a été réduit à néant. Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris de l’autre afin d’imposer un scénario qui risque de mettre le pays à feu et à sang. Qu’est ce qui explique cet état de fait ?

Quand Amar Saadani annonce des changements profonds dans les hautes sphères de l’Etat dans les jours à venir, en réalité il annonce la fin éminente d’une étape du pouvoir actuel et la mise en œuvre d’un plan qui va être imposer au peuple.

Il veut en réalité, aussi, vendre le maintien du clan qui gouverne le pays à travers la formule toute trouvée de « l’Etat civil ». C’est quoi « l’Etat civil » pour Amar Saidani ? Abane et Benmhidi ont certes annoncé la primauté du civil sur le militaire, tout en consolidant la cohésion et la complémentarité du militaire et du politique pour la libération de l’Algérie. Le binôme Abane et Benmhidi avait réussi à structurer la révolution et l’a doté de ces organes légiférant et exécutif. Mais leur œuvre n’a pas vécu trop longtemps suite à la main mise des trois B sur l’ensemble des structures du pouvoir. Le militaire, alors, avait primé sur le civil et tout le pouvoir sera mis entre les mains des militaires après la crise de l’été 1962.  

« L’Etat civil » rêvé par Abane et Benmhidi n’est certainement pas celui de Saadani, qui est lui-même un produit de l’Etat sécuritaire.  Cet « Etat civil » ne sera possible que dans un contexte d’un état de droit qui consacre la légitimité populaire.

Pour Saadani, qui est un homme averti, bien informé et exécutant une feuille de route déjà mise en œuvre, « l’Etat civil » n’est pas la séparation des pouvoirs, bien au contraire,  la révision de la constitution, en 2008, a concentré tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme. « L’Etat civil » n’est pas la  consécration du contrôle de l’exécutif à travers des mécanismes démocratiquement élus tel qu’il est de tradition dans les pays où la société civile est la garante de la pérennité  de la démocratie, les élections de 2014 ont bien montré un mépris pour tout un peuple en donnant 80% à un président malade et totalement effacé.

Les parrains de Saadani cherchent en réalité à affaiblir l’autorité capable de s’opposer à une certaine candidature à la présidentielle qui serait fatale au pays. C’est clair, c’est une partie de l’armée qui est visée à travers cette formule aussi ambigüe que la personne qui en est l’auteur.

Actuellement, le seul acquis qui a réussi à maintenir le pays debout, malgré tous les coups et les insuffisances, est l’institution militaire, son unité, son professionnalisme, sa discipline et son patriotisme. C’est à cet acquis que cette meute d’affairistes s’attaque de front. L’ANP et tous les services de sécurité ne doivent pas être des outils au service du pouvoir ni d’un clan, ils appartiennent à la nation et ils sont au service de la nation toute la nation.

Créer la zizanie et diviser l’indivisible, même au sein des partis au pouvoir, ne leur suffit pas, ils s’attaquent aux derniers verrous qui maintient la république debout afin d’installer durablement  le pouvoir de l’argent sale.

Comment croire à une volonté de consacrer un Etat dans n’importe quelle  forme autre que celle d’un Etat non-militaire ou sécuritaire, quand ce pouvoir refuse de dialoguer avec l’opposition et lui refuse même les autorisations pour mener son activité. Pire encore, une simple conférence animée par un ancien chef du gouvernement à Tlemcen fut interdite, sans aucun motif apparent. Même le discours pacificateur et rassembleur d’un ancien chef du gouvernement s’apparente à de la subversion pour l’actuel pouvoir.

Ce qui apparait nettement claire, aujourd’hui, est la volonté affirmée pour la prise du pouvoir, tout le pouvoir, par la puissance de l’argent. Les derniers leviers qui agissent contre cette fatalité commencent à sauter.

Ceux qui  croient que Saadani est un simple fou du Roi doivent revoir leurs grilles de lectures.

Cet homme parle au nom du pouvoir réel, et ce pouvoir agit. Il est au centre de la décision politique. Il veut aujourd’hui tout le pouvoir, c’est-à-dire transformer la République algérienne en République bananière basée sur deux leviers, à savoir la rente pétrolière et son bras sécuritaire. En somme, c’est la définition réelle de « l’Etat civil » prônée par Saidani et ses mentors. En plus du pouvoir de l’argent, ce clan compte actionner son armée formée par ses clients au sein de l’administration qui a squatté les espaces qui reviennent aux institutions élues, en gérant seul le pays, en dehors de tout contrôle populaire, judiciaire ou autres, et en distribuant la rente pour colmater les demandes sociales et en renforçant le pouvoir de l’argent à travers les marchés publics

Le cas de la gestion de la crise de Ghardaïa illustre le mieux cette vision des choses. En effet, la défaillance des responsables est criarde dans cette affaire. Les élus locaux sont absents. Ils n’arrivent pas à se frayer un chemin parmi cette faune politique qui fait la navette entre Alger et Ghardaïa. Les élus au niveau des deux chambres du Parlement brillent aussi par leur absence et leur silence. Pouvaient-ils parler, eux qui souffrent de légitimité ?! A travers cette crise, le pouvoir a encore prouvé qu’il ne gère qu’à travers le sécuritaire et l’argent de la rente, c’est-à-dire les deux leviers, à savoir la rente et le sécuritaire.

Le pouvoir semble ne pas se poser de questions sur le coût de la gestion sécuritaire des crises telle que la crise de Ghardaïa au cour de laquelle des milliers d’hommes sont mobilisés avec leurs moyens, engins et outils de répression à longueur de l’année. Cet état de fait n’est pas la faute des gendarmes et  policiers qui peinent à maintenir l’ordre dans cette région meurtrie, mais, bien la faute de la décision politique qui demeure centralisée et entre les mains d’hommes incapables qui ont mené le pays à une faillite généralisée.   .

Ainsi, c’est un nouveau type d’Etat qui est entrain de se former. Un Etat rentier et sécuritaire consacrant une République bananière, appelée par Saidani « Etat civil ».

 

 

Devant cette impasse, à la fois, politique, économique, sociale et morale, le pouvoir en place  s’acharne à anéantir ce qui reste des fondements de l’Etat républicain, pour permettre aux prédateurs de s’accaparer de ce qui reste de la rente, à travers un pouvoir dominé par l’argent sale, en imposant à la société une nouvelle forme de transmission du pouvoir à la syrienne.

Pour l’opposition, le temps est malheureusement pour les luttes de leadership et pour les plans d’alternance qui nourrissent des mythes et qui donnent des faux espoirs au peuple.

Certes, l’opposition a prouvé son évolution et son sens de la responsabilité, en se réunissant d’abord et en murissant des plans de sortie de crise pour épargner à notre peuple d’autres drames. Mais, dès l’entame de son action, une partie de l’opposition fut évacuée par des calculs de leadership de certaines composantes de cette initiative.

La main tendue au pouvoir n’a pas eu de suite, il est temps que l’opposition revoit sa grille de lecture, en s’inscrivant dans l’après Bouteflika et surtout en posant les premiers jalons d’un congrès de toute l’opposition pour la refondation nationale et pour la construction d’institution civiles et républicaines qui passent par la légitimité des urnes.

Pour remettre le véritable débat sur les rails et créer surtout un rapport de force salvateur pour le pays, l’opposition est appelée à inscrire certaines urgences dans son calendrier immédiat.

L’après Bouteflika a sonné et le pouvoir de l’argent est en  phase d’action pour ne pas être surpris par une vacance prématurée du pouvoir. Il est du devoir de l’opposition d’agir dans l’urgence pour refuser la fatalité de la transmission familiale du pouvoir, ou la fatalité du pouvoir considéré comme un legs, afin, d’épargner à notre peuple meurtrie par plus de 10 ans de sang et d’instabilité, la tragédie libyenne, l’impasse égyptienne ou le drame syrien.

La refondation de l’Etat nation passe inéluctablement par le refus de cette fatalité et la revendication d’une commission indépendante d’organisation des élections pour aller conquérir le pouvoir à travers les urnes. L’opposition doit, dès aujourd’hui, s’entendre sur le contenu et les outils  de cette transition élue. Cette transition élue doit être concertée avec toutes les composantes de cette opposition, autour d’un programme orienté sur la refondation de l’Etat nation, tel que rêvé par les initiateurs du 1er Novembre 1954.

 

Posted in Uncategorized | No Comments »

L’Algérie face à son destin : La démocratie ou le chaos

Posted by bendrihem-haider on 25th décembre 2011

L’Algérie face à son destin : La démocratie ou le chaos  
Idées-débats : les autres articles

Haider BendrihemEl Watan : 14 - 12 - 2011

Entre optimisme béat des uns et le scepticisme défaitiste des autres, les réformes politiques en Algérie, bien que répondant à une pression régionale générée par les révoltes maghrébines et arabes ainsi qu’à une demande intérieure souvent mal formulée ou peu visible, tardent à voir le jour du fait de tergiversations et des pressions de partis siégeant au Parlement qui maintiennent le statu quo et qui demeurent réfractaires à toute reforme émanant des forces politiques qui ne s’inscrivent pas dans leur logique.
Il est facile aussi de se complaire dans une attitude attentiste et de se draper de l’argument fataliste, disant que le pouvoir cherche à redorer son image à travers l’implication de l’opposition dans ses desseins, pour une consommation extérieure qui est au demeurant peu soucieuse de l’avenir démocratique de l’Algérie. Le changement ou les réformes politiques qui visent une refondation nationale sur une nouvelle vision qui se base sur les principes du respect de la personne humaine dans sa dignité, sa liberté et son droit à la justice, à l’équité et à une éducation de qualité ainsi que de la démocratie et le respect des libertés ne peuvent émaner que d’un mouvement social porté sur le changement, dont le porte-voix est à trouver dans cette élite porteuse de l’idéal d’une Algérie nouvelle.
Les expériences les plus récentes dans notre voisinage immédiat renseignent sur l’ampleur du retard constaté entre le moment historique de la révolte populaire et le projet du changement proposé lequel profiterait davantage aux forces de la «stagnation historique», même auréolées d’un discours moderniste de circonstance. Le cas de la Libye est davantage problématique que révélateur d’un avortement d’une expérience démocratique en gestation qui s’est métamorphosée, par l’intervention directe de l’OTAN, en nébuleuse peu convaincante sur le plan du respect de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés. Les sociétés assujetties à des pouvoirs autoritaires sont souvent travaillées par des courants politiques radicaux et puisant leurs substances idéologiques dans les prismes identitaires, les cas de l’Egypte, du Maroc et de la Tunisie, font figure d’école dans le sens où les électeurs se réfugient temporairement dans un vote sanction contre l’injustice et les méfaits du pouvoir en place.
Le cas du Mouvement d’Ennahdha en Tunisie et du PJD au Maroc viennent encore valider cette thèse déjà vérifiée ailleurs. Ce «vote sanction» se transformera en «vote conscient» après une courte période d’essai démocratique, et une fois le citoyen se rendant compte que ces mouvements, qui jouent plus sur le sentiment que sur la raison, sont incapables de répondre à ses préoccupations socio-économiques telles la garantie des libertés, une éducation de qualité pour ses enfants, une justice indépendante, une formation qui aboutie à un emploi durable… Aller, en outre, dans le sens d’accréditer la thèse consistant à dire que le soulèvement d’octobre 1988 constitue en soi une révolution populaire ayant balayé le parti unique, relève d’une interprétation simpliste du mouvement social et d’une lecture erronée de la réalité qui ne confirme pas, du moins, la mort de la pensée unique en Algérie suite à ces événements.
Dire aussi que la situation en Algérie ne peut ressembler à celles prévalant dans les pays arabes ayant subi des révoltes populaires, pour la simple raison qu’elle avait connu une situation similaire en octobre 1988, relève, pour ceux qui crient sérieusement à cette thèse, de la naïveté politique, alors qu’elle s’apparente, pour ceux qui cherchent à durer dans le pouvoir en propageant ce mythe, à un égoïsme dévastateur qui se négocie même sur le dos des intérêts suprêmes de l’Etat. Certes, le pouvoir en place qui a verrouillé – en profitant de la situation sécuritaire, prévalant dans le pays durant les années de braises – la scène politique, en maintenant des débris d’institutions factices, a été fortement tétanisé par l’avertissement populaire du 5 janvier dernier.
En organisant ses «consultations politiques», un show de bonne volonté politique, le pouvoir en place qui voulait échapper aux pressions extérieures, montre tout de même des signes d’ouverture dont l’appréciation juste et concrète demeure tributaire du contenu des nouvelles lois à promulguer. Malgré le peu de changement introduit à travers les projets de loi, il faut noter que les lois les plus importantes tardent à voir le jour, notamment le projet de loi sur les partis politiques et celui relatif à l’audiovisuel, démontrant de la sorte les tiraillements qui continuent à miner le système en place et la volonté, de beaucoup de parlementaires à continuer à entretenir la fermeture du champ politique et médiatique qui ne plaident pas en leur faveur ni en faveur de leurs partis.
En réalité, tout le monde sait que l’arsenal proposé n’apporte rien de nouveau, alors qu’il fallait tout simplement s’atteler à appliquer les lois issues de l’ouverture politique des années 1990. Cependant, l’opposition ne détient aucun moyen pour l’heure que de mettre le pouvoir devant ses responsabilités, dans un contexte historique trouble, en le mettant devant le fait accompli. En dépit de ce constat, il demeure que la volonté réelle du pouvoir et ses desseins ne peuvent être vérifiés que sur le terrain, en l’acculant à accepter une véritable opposition et à négocier une sortie de crise bénéfique pour le pays.
Dire qu’il est inutile de s’organiser en parti politique pour proposer des solutions à la société est aussi nuisible à l’avenir du pays, car, il faut bien admettre que ni les réformes ni d’ailleurs les révolutions ne viennent du néant. L’opposition ne peut être efficace que dans l’action. C’est ce que les différentes expériences des pays qui avaient réussi le pari de l’ouverture démocratique, après une longue période de despotisme et de dictature, nous enseignent aujourd’hui.
Pour ceux qui, par paresse politique ou par calcul politicien, cherchent à dissimuler leur incapacité à s’imposer sur le plan populaire, en accréditant la thèse tendant à faire admettre que le pouvoir continue à louvoyer en se montrant permissif face à l’éventualité de création de partis d’opposition, en somme, en disant que le pouvoir cherche une légitimité en reproduisant une démocratie de façade, à travers de nouveaux acteurs d’une parodie de pluralisme politique à l’algérienne, la réalité qu’avec eux ou sans eux, le pouvoir perdurera en l’absence d’une opposition crédible et forte.
Le contexte est propice aujourd’hui pour l’émergence de pôles d’opposition construits non pas autour du «zaïm» ni sur la base d’un partage d’influences qui est au demeurant éphémère, mais sur la base d’alliances stratégiques construites sur des programmes ayant pour objectif de remettre l’Algérie sur les rails du progrès. La solution et le salut de l’Algérie ne résident pas dans une bipolarité des forces entre ceux qui veulent maintenir le pouvoir en état, et qui ne cessent, au demeurant, de reproduire la faillite, et ceux qui comptent sur des révoltes sanglantes ou l’intervention des forces extérieures grâce à une zone «no flight» imposée par l’OTAN pour s’installer au pouvoir.Une transition négociée avec les forces politiques en présence ayant au préalable bénéficié de la bénédiction et de l’adhésion des masses populaires est à même à conduire le pays à bon port. Ainsi, il apparaît clairement que le pouvoir en place risque de conduire le pays vers le chaos s’il s’obstine encore à reproduire une transition imposée comme il l’avait fait dans les années 1990.
Pour ce faire, il est aussi suicidaire de compter sur une opposition basée sur le zaïmisme ou un pouvoir dominé par une seule personne. Le zaïmisme a été la maladie infantile et fatale du mouvement national algérien et du mouvement de la reconstruction de l’Etat algérien indépendant. D’ailleurs, la petite fin de Ben Bella, le pseudo zaïm qui a sacrifié l’indépendance de la révolution algérienne, pour bénéficier de la bénédiction du pharaon du panarabisme du Caire, ainsi que la fin tragique de Messali El Hadj, qui a sacrifié un demi-siècle de militantisme nationaliste, pour assouvir un instinct nombriliste sont là pour nous renseigner sur les ravages d’une telle approche. Le zaïmisme est une faillite absolue, même quand il est dominant dans l’opposition. Que reste-t-il donc de l’opposition démocratique construite dans le feu et le sang, durant les trois premières années de l’indépendance ? Que reste-t-il des partis nés de l’impasse démocratique des années 1990. Rien. Absolument rien.
Ces appareils politiques n’arrivent pas à peser sur le cours des événements. Si cette mort programmée est à mettre à l’actif des agissements malveillants et antidémocratiques du pouvoir, il n’empêche que la dérive zaïmiste est pour quelque chose dans cette chute libre de l’opposition algérienne. Cela ne veut pas dire que les partis politiques ne peuvent pas se construire autour d’un ou plusieurs leaders. Sauf, il faut l’admettre, du moins dans ce cas, que la qualité de leader s’arrache par le militantisme, par l’action sur le terrain et par le programme convaincant que la personnalité politique arrache à la faveur d’arguments justes et de sacrifices.
Le changement politique ou les réformes ne viennent pas des mouvements spontanés des masses. Les situations prérévolutionnaires ne deviennent révolutions authentiques que quand elles sont muries grâce à un travail effectué par des organisations politiques porteuses de projets de sociétés. C’est ce qui explique d’ailleurs les attentes avortées du soulèvement populaire du 5 octobre 1988 et les statu quo générés par les révolutions «saisonnières» arabes qui s’agglutinent dans le marécage des débats idéologiques stériles.
Aujourd’hui, et dans le cas algérien, le pouvoir en place gagnerait à ouvrir le champ politique en favorisant une approche du changement à travers des étapes négociées dans la sérénité et la paix sociale, au lieu de continuer dans son aventure actuelle, en s’agrippant encore à l’image du pouvoir personnel ayant montré depuis longtemps ses limites ailleurs, à travers souvent des bains de sang inutiles. Aujourd’hui, aussi, la possibilité du changement s’offre plus que jamais aux forces démocratiques, pour peu qu’elles s’organisent autour d’un programme politique, moins idéologique, mais porteur d’espoir de changement, à travers une alternative programmatique étudiée et franchement versée dans la démocratie, le pluralisme et le respect des libertés. Il est temps de s’affranchir de la tutelle de pouvoir personnel, de se libérer du mythe de «l’homme providentiel».
Seule l’organisation politique résolument versée dans la modernité et attachée aux valeurs authentiques de la société algérienne peut répondre aux attentes du peuple pour l’édification, enfin, de cet état démocratique et social rêvé par les chouhada. L’Algérie est face à sa dernière chance d’opérer un changement démocratique, pacifique et serein. Il s’agit d’une chance historique pour tous les enfants de l’Algérie qui ont une meilleure idée de leur pays, pour unir leurs efforts, leurs forces et leur intelligence afin de sortir l’Algérie de son bourbier.
Il s’agit aussi d’une chance historique pour ceux qui ont failli dans leur mission, de regarder l’avenir et de faire preuve, au moins pour une fois, de sentiment patriotique envers ce pays meurtri par plus de 7 ans de guerre pour l’indépendance et près de 20 ans de terrorisme. 50 ans après, la Déclaration du 1er Novembre 1954 ne cesse de nous interpeller sur notre devoir national, à savoir celui de l’édification d’un Etat souverain, démocratique et social, dans le cadre des valeurs de l’Islam.

Posted in Uncategorized | No Comments »

Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Actualités : CONTRIBUTION dans le soir d’Algérie en date du 17 janvier 2011Le défi algérien pour le changement : de la soumission à la détermination citoyenne

Par Haïder Bendrihem

L’Algérie est en train de subir une offensive effroyable contre le progrès, la dignité et les libertés que personne n’aurait pu imaginer, il y a 12 ans. Le pouvoir en place a mis en coupe réglée toute vie en Algérie. Il attaque tout d’abord la vie partisane en interdisant la création de partis politiques, en détruisant les partis en place par la multiplication de comités de redressement gérés par l’ancien ministre de l’Intérieur. La scène politique brille par un vide politique généralisé, œuvre magistrale d’un pouvoir imaginatif dans son rôle inique de policier en chef. Ensuite, il s’attaque à l’Etat et ses institutions en confisquant la souveraineté populaire.Il subvertit la démocratie, bref, il a réussi dans son entreprise de destruction massive des hommes et leurs libertés. Aucun contre-pouvoir n’est toléré, ni parti politique, ni syndicat, ni presse, ni association. Aujourd’hui, le pouvoir en place se trouve seul face à la rue, face à son œuvre macabre, résultat du verrouillage de la vie politique, du rétrécissement du champ des libertés et de l’absence de démocratie et d’espaces d’expressions libres. Le pouvoir autoritaire retrouve son réflexe naturel. Celui de répondre à la revendication légitime en usant de la matraque et de la répression. Le pouvoir s’étonne et s’indigne devant les scènes de saccages et de sabotage, quand lui-même se tait devant le pillage systématisé et dans l’impunité des biens de la communauté nationale. N’est-il pas plus juste de juger des dignitaires de la corruption qui ont trahi la nation et mis à sac ses biens, au lieu de mettre en prison de jeunes adolescents bercés dans la violence. L’exemple de la Tunisie devrait donner à réfléchir à nos gouvernants. A force de verrouiller le champ politique et d’user de la répression, comme seul langage face aux masses, Zine El Abidine Ben Ali a fini par prendre la poudre d’escampette, comme un vulgaire brigand qui a peur du jugement du peuple. Le combat pour la justice, la dignité et les libertés est un impératif pour tout un chacun, c’est un devoir, c’est une obligation. Le changement ne sera réalisé que par l’action politique et sous la pression des mouvements sociaux. Il faut transformer la question du changement en une affaire dont se saisit le peuple. Face à un pouvoir disposant de tous les moyens, omniprésent, brouillant les clivages politiques, mais ne disposant ni de projet, ni de stratégie pour le pays, il y a urgence à construire une opposition réaliste, consciente des enjeux, proche du peuple et combative.Une opposition audacieuse et innovante que les Algériens attendent depuis longtemps.L’action du gouvernement à l’encontre de la fermeture du champ politique et médiatique est responsable de la démission collective des citoyens vis-à-vis de différentes élections, ce qui suscite beaucoup de questions quant à l’effectivité de la démocratie dans le pays. Par ailleurs, les faits suivants ont amplifié la frustration sociale et la contestation populaire, à savoir les scandales financiers, notamment l’affaire Khalifa, l’affaire BCIA, Condor, FNDRA, Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest, le détournement des terres agricoles pour des amis promoteurs dans le cadre de 1 million de logements et les dizaines de scandales financiers qu’on ne peut tous énumérer. Mais, la violation de la Constitution en date du 12 novembre 2008 a confirmé la nature de ce pouvoir qui ne recule devant rien pour consolider plus son autoritarisme et continue à confisquer les richesses du pays pour le compte d’une minorité au détriment de la majorité ; les émeutes d’ampleur nationale, œuvre d’une grande partie de la jeunesse, ne sont que l’expression d’une exaspération et de désespoir face à un pouvoir répressif, autiste et aveugle. Le mal dont souffre notre pays est connu. Il n’a qu’un seul nom, le «pouvoir autoritaire» mis en place en dehors de la Constitution et des lois de la République. Le présent et l’avenir de l’Algérie et des Algériens ne l’intéresse guère. Il est au-dessus de la loi. Il se moque des principes civiques et moraux qui sont à la base de la «bonne gouvernance». Ces éléments qui ont fortement mobilisé une frange de la population doivent inciter la classe politique et les personnalités et leaders politiques de l’opposition à se regrouper et débattre dans la sérénité d’une sortie de crise et redonner ainsi espoir à notre population. Convaincre et faire adhérer une majorité de la population à notre projet, afin de faire pression sur ce pouvoir qui se comporte comme le propriétaire de ce pays et considère sa population comme ses sujets qui ne sont-là que pour l’applaudir sinon, ils sont considérés comme des terroristes, et les leaders de l’opposition comme des traîtres à la nation. Comment peut-on suivre ce pouvoir dans sa logique politique, alors que tous les indicateurs politiques, économiques et sociaux du pays nous renseignent sur une situation catastrophique ? Comment peut-on croire un pouvoir qui n’arrête pas de maquiller la réalité à sa convenance ?On doit revendiquer fortement la levée de l’état d’urgence, la fin du monopole sur les médias publics, la réouverture du champ politique et médiatique, conditions essentielles pour l’instauration d’une vraie démocratie et de la transparence dans la conduite des affaires de l’Etat.Par ailleurs, nous constatons que si cette situation est amenée à perdurer, les risques seront fatales pour le devenir du pays et de la population. Après 12 ans de pouvoir sans partage, l’Algérie souffre d’une crise aiguë d’immobilisme et le peuple algérien vit dans une misère sordide sans précédent dans l’histoire de notre pays. L’Etat algérien est au bord de la faillite. Le pouvoir en place est au bout du rouleau. Les caisses de l’Etat se vident de jour en jour à travers des projets qui n’ont aucun impact économique, ni social. Les réserves de devises étrangères s’amenuisent. L’administration centrale tourne au ralenti. Les investisseurs tant nationaux qu’étrangers ne sont plus attirés par les fameux «projets géants» que constitue le programme du président. La pauvreté s’est généralisée. La corruption a atteint des proportions jamais égalées, dépassant de loin le stade de l’alarmisme. Les terres agricoles ont été dilapidées ; les paysans paupérisés gagnent par fournées les villes, venus y grossir ces poches de la misère et accentuer les fléaux et les maux qui rongent notre société. Les usines fermées ou vendues au dinar symbolique à des prédateurs d’un autre âge, les ouvriers sont réduits à la mendicité, à la merci d’un néo-libéralisme sauvage. Le marché informel a grossi, pour s’imposer comme maître à bord dans un marché en déconfiture. Les compétences, formées sur l’épargne de la communauté, quittent par vagues le pays, livré ainsi à la merci de la médiocrité et du replâtrage éphémère. Le chômage est endémique, dans un pays où l’épargne va renflouer les banques occidentales, faisant le bonheur des pays déjà suffisamment riches. Ces pays qui passent pour les chantres des droits de l’homme et de la démocratie oublient vite ces valeurs, dès qu’il s’agit de leurs intérêts, quitte à soutenir des régimes les plus autoritaires. Désormais, il ne faut rien attendre d’eux. La liberté s’arrache et la démocratie se construit par les peuples. La roublardise, la «tchippa» et la cupidité ont chassé les valeurs patriotiques, pour s’ériger en seuls valeurs régissant des rapports de pouvoir maffieux. Ce qui est, par contre, réconfortant, c’est que, malade ou bien portant, le président en place a, d’ores et déjà, condamné son propre régime à une triste et lamentable fin qu’aucune initiative ne peut plus sauver du naufrage. Personne ne sait qu’aujourd’hui comment ce régime disparaîtrait dans la nuit des temps. Mais, ce qui nous intéresse maintenant, c’est la question de savoir comment éviter l’avènement d’un régime semblable à celui que toute l’Algérie rejette désormais. Car à l’allure où va le pays, le pire n’est pas nécessairement derrière nous.Il faut oser penser autrement la fatalité dans la dignité et le respect de l’autre.H. B.

Nombre de lectures : 2371

Posted in Uncategorized | No Comments »

Le changement est en marche: Qui sauvera le soldat Bouteflika

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Qui sauvera le soldat Bouteflika ?
Le Changement est en marche
Haidar Bendrihem
El Watan : 14 - 02 - 2011

La rue s’est révoltée. Cette jacquerie «rurbaine», pour reprendre un concept cher au défunt Mustapha Lachraf, a dégagé un avant-goût d’un «tsunami» politique imminent. Devant l’ampleur de la réplique de ce miniséisme annonceur d’un séisme populaire plus dévastateur, le régime de Bouteflika, tétanisé et pris de panique, a répondu d’abord d’une manière musclée, en interdisant les marches et les manifestations pacifiques et il s’est confiné ensuite dans un mutisme qui renvoie dans les pratiques du pouvoir en place à un conclave pour remodeler le système dans l’espoir de le sauver. Le chef de l’Etat réagit enfin, en rusant encore, en annonçant pompeusement qu’il va vers la levée de l’état d’urgence. C’est comme s’il fait une offrande au peuple. C’est bien les sacrifices de militants infatigables qui viennent d’arracher cette décision et qui continuent à lutter pour le changement radical et non un replâtrage de façade. Il est clair qu’il réalise qu’il s’est bien trompé de peuple.Ce dernier a cru que ce nouveau «messie» qui promettait le changement n’est que le soldat d’un système qui cherche à perdurer quitte à le maintenir en poste à vie. Au lieu de répondre aux attentes du peuple qui, depuis 12 ans de son pouvoir personnel, croyait que ce porteur de miracles allait changer le cours de l’histoire dans un pays meurtrie par le terrorisme, la rapine, la corruption et la hogra, le monarque «républicain» a préféré aller conjecturer à Charm El Cheikh, avec d’autres présidents et roitelets arabes, tétanisés par la révolution du peuple tunisien. Même devant le drame, les chefs d’Etats arabes savent se montrer ridicules. Ridicules, ils le sont, quand ils se concertent au sommet pour débattre d’un fonds d’aide à la création d’entreprises de jeunes de 2 milliards de dollars, quand, ailleurs, on estime la seule fortune du dictateur déchu, Ben Ali, à plus de 5 milliards d’euros et celle du pharaon d’Egypte à plus de 40 milliards de dollars. Piteuse image que celle que veut donner Bouteflika à son régime. Cet homme qui méprise le peuple a eu plusieurs chances pour sortir du bourbier dans lequel il s’est fourré la tête haute. Aujourd’hui et après avoir succombé aux caprices du dictateur, les tenants du pouvoir se démènent pour sauver leur soldat, même moribond, croyant que la sauvegarde du système passe par la sauvegarde du soldat Bouteflika.Le dernier verrou d’une tyrannie, qui s’est imposée par les armes depuis la crise de l’été 1962, n’a plus la verve de 1999 et encore moins celle de 2004. Le grand «messie» s’avère, aux yeux du peuple, l’architecte d’un système basé sur l’exclusion, la corruption et la rapine. Les tentatives de mettre en avant un hypothétique remaniement du gouvernement, pour absorber les manifestations ayant caractérisé la rue algérienne, dès le début de l’année 2011, ne vont tromper personne. En langage direct, le soldat Bouteflika procèderait à un remaniement au sein du gouvernement pour dire au peuple que voilà, après 12 ans de pouvoir et grâce à la révolte des jeunes, je viens de découvrir que mon gouvernement est mauvais et qu’il ne travaillait pas suffisamment, oubliant ainsi que c’est bien lui le handicap et le frein de tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a fermé la télévision au débat, en disant dans un show télévisé qu’il ne va pas permettre à l’opposition de «danser» avec l’argent du contribuable. A la fin, le JT de la télévision payé par l’argent du contribuable est donné sous une forme faisant que celui confectionné à l’époque du parti unique passerait pour un JT révolutionnaire, par rapport à celui d’aujourd’hui où, même les messages de survol du grand voyageur Bouteflika sont lus d’une manière religieuse et solennelle, rappelant l’époque stalinienne. Aucun président de la République, depuis le hold-up de Ben Bella qui a fait son entrée à Alger sur les tanks flambant neufs de Boumédiene, n’a eu les coudées si franches.D’abord, il y a eu une amélioration de la situation sécuritaire, si sensible que le terrorisme fut déclassé dans la rubrique des faits divers, le président qui ne voulait pas être un quart de président, hérite des prérogatives d’un Franco, ensuite l’embellie financière fut et reste inimaginable pour un pays qui manque de tout. Bouteflika a eu ce miracle qu’au lieu de faire du surplace, il n’a cessé de faire un pas en avant et deux en arrière.En avançant sur la sphère sécuritaire, ce qui a été présenté comme une prouesse, il reculait dangereusement sur le plan des libertés et les acquis démocratiques, au point où le pays qui ambitionnait de s’inscrire parmi les pays démocratiques se trouve, grâce à sa dérive autoritaire, parmi les pays qui ne respectent même pas les normes élémentaires de la démocratie et, lui-même parmi les dix plus vieux dictateurs du monder, à côté de Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak qui ont été renversés par leurs peuples respectifs dans une révolution populaire qui ne tardera certainement pas à balayer tout le reste des dictateurs du monde arabe. Son règne budgétivore coute à la nation ses richesses. Rien que le secteur de l’agriculture a englouti 60 milliards de dollars pour un piteux résultat. L’autoroute pompeusement annoncée s’avère l’autoroute qui va marquerl’histoire comme l’autoroute la plus chère du monde qui connait des travaux de réfection avant même qu’elle ne soit entièrement réceptionnée.Pire encore, même l’Agence des barrages vient d’être secouée par un séisme de la même magnitude que celui qui a secoué Sonatrach sous Meziane et l’un des proches de Bouteflika, le nommé Khelil. Au lieu d’épargner au pays d’autres retards, il préféra céder à ses caprices de règne, en violant délibérément et avec préméditation la Constitution, en recourant au vote d’un Parlement élu par moins de 20% des électeurs. En recourant à un vaste remaniement de son gouvernement pour contourner la grogne de la frange juvénile de la société, Bouteflika feigne d’oublier que ce gouvernement issu de l’alliance présidentielle, PFLN, RND, HMS, applique dans les faits son programme ou sa feuille de route. Personne ne peut croire aujourd’hui que celui qui parlait des 15 chats et qui a su au moment opportun se débarrasser des responsables «encombrants», est complètement innocent de la rapine qui s’est installée dans le pays depuis que les prix du pétrole ont connu une augmentation sensible et que la tirelire de l’Etat est devenue fort alléchante.Les scandales financiers se sont succédé à un rythme soutenu, plaçant le pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Aucun haut responsable n’a été jugé. Même lors du jugement du hold-up du siècle en Algérie, à savoir l’affaire Khalifa, les ministres dont la responsabilité était avérée sont venus au tribunal de Blida en témoin et reparti en témoin, par la grâce de la juge en charge de ce procès et de la justice de nuit.Même le ministre des Finances de l’époque, qui a eu un aveu fort révélateur devant la juge obstinée à épargner les hauts responsables de sa majesté, en disant «qu’il n’a pas été assez intelligent», s’est vu propulser au poste du premier responsable de la diplomatie du pays, une diplomatie dans laquelle continue à activer le plus vieux diplomate du monde, Missoum Sbih et dans une capitale-clé pour l’Algérie (Paris). Missoum Sbih a, aujourd’hui, 82 ans. Le pouvoir n’ayant pas tiré de leçons de l’affaire Khalifa qui a lourdement terni son image, voilà qu’il récidive avec les affaires de l’autoroute, le FNDRA, Sonatrach, des barrages. Le président ne peut pas endosser toute la responsabilité au gouvernement, il est personnellement responsable de la systématisation de la rapine et de la corruption en Algérie. Ce triste épisode de la gestion du président Bouteflika ne peut renvoyer qu’à l’absence de projet ou de stratégie de développement pour le pays qui traverse une période rare d’aisance financière, il a gouverné et continue à le faire sous l’emprise de l’improvisation. C’est là, la triste vérité de 12 ans de règne sans partage. L’exemple tunisien et celui de l’Egypte sont trop proches de nous, pour croire que le peuple va encore se contenter de fusibles ayant sauté bien avant, par la grâce du viol de la constitution en novembre 2008, pour assouvir la soif du pouvoir d’une personne.Le chef du gouvernement, devenu par la grâce d’un président qui voulait tout le pouvoir, Premier ministre qui n’est en réalité qu’un coordinateur d’un exécutif, dont la majorité est issue d’une promotion «douariste».Le douar s’est bien installé dans les rouages du pouvoir pour faire main basse sur les richesses du pays, à travers un hold-up politique des plus spectaculaires du nouveau millénaire, agrémenté d’un score brejnévien obtenu en 2009. A force de museler l’opposition, le «sauveur» de la nation découvre, au début du mois de janvier, la réalité de la rue désormais investie par une révolte d’un autre type à laquelle le pouvoir n’est pas habitué.Ceux qui croyaient en 1999 que le peuple recevait un Mandela algérien ou un Silva da Lula découvrent avec regrets qu’il ne s’agit en réalité que d’un Mougabi au mieux un Boris Eltsine qui risque d’emporter le pays dans sa sénilité. Dans les rares moments de lucidité du soldat Bouteflika, les observateurs ont eu à découvrir que le «messie» s’est rendu compte, 10 ans après, qu’il croyait mener le peuple sur la voie du paradis, alors qu’il le menait droit vers l’enfer (son discours devant les walis au Club des Pins en 2008). Au lieu d’en tirer les leçons, il se rebiffe dans son silence, en ouvrant un peu plus la «tirelire nationale» pour engager son programme quinquennal de 260 milliards de dollars. Une somme, dont la grande partie ira certainement droit dans les poches des maffieux et leurs mentors d’outre-mer. Il a lui-même catalogué son règne de la décennie de la rapine et de la cleptomanie en disant, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire en 2007 : «Nous sommes sortis de la décennie du terrorisme et nous sommes rentrés dans une décennie de cleptomanie».La situation devient réellement dramatique, il faut sérieusement sauver le soldat Bouteflika de lui-même. Celui qui est allé assister à un Sommet africain sur le Sida au moment où une partie de l’Algérie était à feu et à sang, avec 125 martyrs tués par balles réelles, celui qui ne cesse d’outrager les sentiments d’un peuple méprisé et réduit à un tube digestif s’est permis d’aller assister à une mascarade, à Charm El Cheikh, réunissant, dans un cirque de mauvais goût, les dictateurs et monarques arabes, au moment où la rue vivait un bouillonnement sanglant, ayant emporté cinq jeunes innocents et plusieurs autres qui se sont immolés après avoir tenté de fuir le pays sur des barques de fortunes, préférant servir de nourriture aux requins que d’assister à la dilapidation de leur patrimoine chèrement acquis par d’autres requins à apparence humaine. L’urgence de sauver le soldat Bouteflika devient insistante. Le seul moyen pour le faire est d’aller vers une période de transition, l’ouverture du champ politique et médiatique et lui ouvrir, en même temps, une porte de sortie afin, et par respect à son âge et son état de santé, de lui éviter la fin tragique de Ben Ali et de Moubarak. Le chef d’Etat doit avoir le sens élevé de la responsabilité, en sachant à quel moment il faudrait quitter la table, afin d’épargner d’autres tragédies au pays.habendri57@yahoo.fr Février 2011

Posted in Uncategorized | No Comments »

Mais taisez vous Monsieur Zerhouni

Posted by bendrihem-haider on 29th mars 2011

Mais taisez-vous M. Zerhouni !

Il existe des situations ubuesques où le commun des mortels ne peut souhaiter que le ridicule soit l’arme idoine pour faire taire les marionnettes politiques. C’est le cas malheureusement de l’ancien ministre de l’intérieur et l’actuel vice-premier ministre. 

Il faudrait peut-t-être un autre sacrifice d’un million et demi d’Algériens pour voir ce pays s’affranchir, enfin, de ces gérontocrates qui ne réalisent pas encore que la génération du nouveau millénaire n’a rien de commun avec celle ayant grandi à Oujda, qui ont pris le pouvoir, il y a cinquante ans, sur le dos des blindés de l’armé des frontières. Ces gens venus se servir du pourvoir n’ont pas tremblé pour achever les dernières katibates de l’ALN que la France n’arrivait pas à anéantir. Voilà, la vérité que les jeunes émeutiers ne savent pas et que leurs gouvernants leur cachent encore et depuis 50 ans.

Mr Zerhouni qui n’est pas pourtant un brillant politique a eu cette tâche délicate,  dix ans durant, de jouer le rôle à la fois complexe de policier en chef de Bouteflika et celui, fort délicat, de porte parole autoproclamé du gouvernement.

L’ancien « malgache » collectionnait allégrement les bourdes, au point qu’il fut qualifié du « gaffeur » par excellence d’un gouvernement qui s’il ne communique pas du tout, il le fait d’une manière très maladroite.

La récente sortie de Mr Zerhouni , à travers la presse nationale, lors de la session d’automne de l’APN, fut aussi retentissante encore par son côté ridicule qui fut, d’ailleurs, vite balayer d’une main par le Chef de l’Etat, suite au Conseil des ministres qu’il a présidé, une journée après l’énième bourde de l’ancien ministre de l’intérieur. Le démenti que lui a asséné son Chef d’Etat fut si retentissant qu’il ne s’en est pas encore complètement réveillé.

Quand Mr Zerhouni se refugie dans ses reflexes sécuritaires, en disant que l’Etat d’urgence ne sera pas levé pour la simple raison qu’il ne dérange personne et, surtout, que le terrorisme est toujours menaçant, c’est qu’en réalité il cache une aversion maladive à toute activité politique de l’opposition.

La contradiction lui est venue de la part de son propre Chef d’Etat, dont il a protégé le trône plus d’une décennie à coup de scores brejnéviens aux élections et en interdisant l’activité politique à Alger, pour évacuer l’opposition vers les wilayates et les laisser à la merci des caprices des walis qui fonctionnent au téléphone.   

Cette cacophonie survenue en l’espace de 24 H entre le Chef d’Etat et le vice-Premier ministre dénote encore que la pouvoir personnel est bien réel et que la décision est entre les mains du Chef de l’Etat et que les autres responsables de l’Etat sont bon pour le décor. Finalement, l’Etat d’urgence sera bien levé, n’en déplaise à Mr Zerhouni et son argument sécuritaire.

Il faut  dire que la gestion politique pour l’ancien ministre de l’intérieur passe par l’aspect sécuritaire. C’est ce qu’il a de commun avec Beria, avec, cependant, cette différence que Beria, dans sa célèbre froideur, alignait des résultats qui lui ont valus les faveurs de Staline.

Car et sur la question sécuritaire,  l’ancien ministre de l’intérieur démontre encore que visiblement il a la mémoire courte. Il serait peut-t-être inélégant de le critiquer sur cet aspect lié à l’âge, car, la nature impose ses règles même dans le cas de ces mortels emportés par l’ivresse du pouvoir au point de se croire immortels.

Depuis 6 ans ou un peu plus, l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui refuse, au demeurant, de parler de l’AQMI préférant l’appellation « Hattabienne »  du GSPC, ne se fatiguait pas de marteler que le nombre de terroristes encore en activité ne saurait dépasser les 350 criminels. Plus de six ans après, ce groupe continue à sévir et se transforme, comme par enchantement, en argument pour l’ancien ministre de l’intérieur pour maintenir l’Etat d’urgence. En invoquent cet argument, Mr Zerhouni aurait souhaité que le nombre de terroristes en activité soit plus élevé, rien que pour maintenir ce dispositif restrictif sur le plan des libertés.

Cet artisan des dernières mascarades électorales devrait se rendre compte qu’il est plus indiqué pour lui de se taire, à défaut de consolider son image de ministre coupé de la réalité et qui collectionne les gaffes.

Oublieux ?  peut-t-être, Mr Zerhouni qui a eu à gérer la marche des Arouchs à Alger, en recourant aux prisonniers qui ont été montés contre les manifestations, à des « Baltadjias » fascistes de Hosni Moubarek, a été derrière les dérapages meurtriers enregistrés. Il a eu le ridicule d’expliquer ces dépassements, en endossant la responsabilité à un organisateur qui a éteint  son téléphone portable et que le ministre ne réussissait pas à contacter pour nouer le dialogue. Une personne anonyme que le ministre n’a pas encore identifiée. Pire encore, ce ministre oublieux ne se rappelle pas qu’il a été derrière le feu qui a allumé la mèche de la colère en 2002 en Kabylie, lorsqu’il avait traité Massinissa Guermah, froidement assassiné dans une brigade de Gendarmerie, de voyou qui n’a pas réussi dans ses études. Le démenti lui est venu du père de ce dernier qui a brandi le bulletin de Massinissa, faisant qu’il était brillant au lycée, mieux encore un bachelier en puissance.

L’homme au passeport biométrique qui n’a pas encore vu le jour, a eu en particulier des positions qui plaident pour lui. Ne s’est-t-il pas opposé contre la dénationalisation des hydrocarbures que son Chef d’Etat avait décidé avant de se rebiffer. Il aurait pu en tirer les conséquences et de maintenir  cet image qui plaide pour lui, au lieu de s’engouffrer tête baissé dans des incohérences, au   point de se voir déjuger et tourner au ridicule par un Chef d’Etat qu’il a servi au point de commettre des atrocités et d’en collectionner les gaffes. N’est-t-il pas profitable pour Mr Zerhouni de se taire ?               

                                                                                                   Haidar Bendrihem fevrier 2011

Posted in Uncategorized | No Comments »

La société de surveillance et le spectre de la menace biométrique Sous le voile de l’Etat policier…

Posted by bendrihem-haider on 21st août 2010

 

Il s’en cache des choses dans la tête de nos dirigeants politiques ! Même sans voile et sans barbe… Savez-vous, qu’au nom de la pseudo modernité et sous couvert encore et toujours de la lutte contre le terrorisme, et sous la responsabilité encore et toujours des mêmes personnes qui ont échoué à nous débarrasser de quelques badauds égarés dans les maquis depuis une quinzaine d‘années, on s’apprête à interdire le port de la barbe et du foulard pour complaire aux ordres de l‘occident, nos responsables sont devenus plus royaliste que le roi. Ces lois sont au dire des anglais et des américains impossible à appliquer.

Pour avoir un passeport ou une carte d’identité, il fallait jusqu’à aujourd’hui et dans le monde entier justifier d’une résidence stable, fournir un questionnaire d’identité réglementaire et commun et ce depuis de la création des passeports et la démocratisation des voyages ainsi qu’une photo « réglementaire selon des NORMES REQUISES (internationales ou nationales).

L’excès de zèle administratif dans l’application de la biométrie dans les documents d’identité ne fait guère dans le détail.

Qu’est-ce qui peut bien pousser Mr Zerhouni à aller si vite dans la promulgation de textes administratives n’ayant même pas vu le jour, ni même soumis à une assemblée pourtant asservie à ses ordres, jusqu’où Mr Zerhouni poussera-t-il ses prérogatives monarchiques et son mépris de ses élus.

Savez-vous qu’il est question au nom de la lutte contre le terrorisme (fliquabilité des citoyens) de monter des fichiers pour chaque citoyen désirant avoir un passeport, d’avoir un garant sous peine de non recevoir(une personne pour vous identifier que c’est bien vous): il faudra impliquer une seconde personne comme pour un mineur, avoir un garant avec tout ce que cela implique, il s’agit d’abord d’un renfort de l’Etat policier.

Le citoyen sera ainsi « mieux cerné », les noms des ascendants et des descendants ne suffisent plus à notre très zélé ministre de l’intérieur, il lui faut d’autres moyens de pressions et de répressions, pour créer le nouvel Algérien sans citoyenneté, sans culture, sans religion, sans traditions. Il devient un Algérien (article) codé..Il ne manque plus que l’introduction de puces électroniques sous forme de bague à vie pour chaque citoyen Algérien afin de contrôler tous ses gestes et ses amis,  pour savoir qui était à quel endroit, avec qui et à quelle heure« the big brother is watching you, George Orwell 1984 ».

 

Voilà, ceux qui nous gouvernent illégitimement, savent bien pousser le curseur de la démocratie apparente vers la dictature des lois « d’exceptions » dès que le peuple dérange leurs affaires ou risque de prendre conscience, ils l’alourdissent de tracasseries continuelles et récurrentes. Les dépassements lors des contrôles routiers, sous couvert du nouveau code de la route, s’avèrent déjà une brimade scandaleuse qui révolte tous les citoyens et voilà que le contrôle s’aggrave encore, tous les citoyens sont aux yeux de nos responsables des criminels potentiels.

 

Sous d’autres cieux, le citoyen est innocent jusqu’à preuve de sa culpabilité, par contre aux yeux du pouvoir Algérien, le citoyen Algérien est coupable jusqu’à ce qu’il fasse preuve de son innocence.

Certain citoyen porteur de pièces d’identité ont dû fournir à moult services administratives des preuves supplémentaires les identifiant, l’honneur du citoyen est ainsi bafoué. Aucune déclaration sur l’honneur sans document légalisé, attestant de la bonne foi du demandeur n’est actuellement prise en compte. Le Ministre de l’intérieur, au lieu de s’atteler à la débureaucratisassion de l’administration Algérienne et ainsi alléger le système hérité du colonialisme déjà lourd et fortement noué, il s’empresse à ajouter d’autres nodosités plus stressantes pour le citoyen.

 

Nous voilà de plus en plus noyés dans un système qui est en train de nous étouffer, sous la fallacieuse allégation de lutte contre le terrorisme, dans un Etat définitivement policier. Ne nous trompons pas de croisière, les nouvelles décisions sur les documents d’identité biométrique reste bien un prétexte de quadrillage de la société…« quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt«  l’essentiel pour notre ministre de l’intérieur n’est pas la photo, les oreilles ou la barbe mais le fichage et plus de stress pour le citoyen, une nouvelle forme de torture.

Les peu d’espaces de respiration de la liberté sont de jours en jours étranglés et déformés. Contrôlés, espionnés, surveillés, fliqués chaque jour davantage. Comment pourrait-on accepter cette intrusion continuelle dans nos vies ? L’Algérie reste une des sociétés les plus répressives.

 

Sous couvert de l’application de la biométrie dans les documents d’identité, c’est encore la liberté qu’on attaque…rien d’autre que l’aspiration à la liberté. Sur un autre registre, la somme des renseignements qui seront collectés seront directement mis au service de la compagnie à qui Zerhouni a généreusement accordé ce juteux contrat. Tous nos secrets seront donc gracieusement livrés à cette compagnie, et certainement revendus à d’autres puissances. Alors que cette opération stratégique aurait pu être mené en collaboration avec quelques laboratoires de recherches en Algérie, tout aussi performant et tout au moins nationaliste. Dévoyée de son but initial, à savoir l’étude quantitative de certaines caractéristiques des citoyens, la biométrie entre les mains de notre ministre se transforme en une arme de surveillance massive, un outil qui réduit les Algériens déjà diminués à des octets et des fichiers qui se baladent, à leur insu, dans les réseaux nationaux et internationaux, la traitrise n‘est pas loin. Ils ont vendu nos puits de pétrole, nos usines, notre histoire, notre jeunesse et maintenant ils soldent la population et son devenir et le même notre avenir.

Haider BENDRIHEM, Alger le 8 mai 2010

 

 

 

 

Posted in Uncategorized | No Comments »

La résistance pour la dignité en Algérie

Posted by bendrihem-haider on 10th mai 2010

“Nous faisons face à un pouvoir qui empéche toujours le peuple Algérien de s’exprimer libremennt; à un pouvoir déterminer à briser toute opposition et tout opposant; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaitre politiquement. En dépit de toutes les crises qui se succedent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique. Autour de nous, les Algériennnes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont entrain de s’éffondrer. La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au coeur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaisme et compromet serieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de forces nus.”   Hocine Ait-Ahmed l’un des chefs historiques de la glorieuse révolution Algérienne encore en vie et à qui l’histoire a donné raison dans toutes ses positions prises même les plus controversées de l’époque en 1963 et en 1992, longue vie à des Hommes comme lui qui ont combattu et milité pour la justice, l’équité, la liberté, la démocratie et la dignité de son peuple et de son pays. L’Algérie finira par se libérer encore une fois pour enfin instaurer la république démocratique et sociale dans le cadre des principes et valeurs de l’islam tel que rêvée par les concepteurs de novembre.

La situation du pays ne cesse de s’aggraver. Les libertés se sont amenuisées, au point où l’on ne peut parler d’opposition ou d’opinion discordante, tout simplement. L’Etat de l’économie ne cesse de se dégrader, malgré une embellie financière qui ne profite pas aux citoyens et qui continue à sourire aux prédateurs de tout acabit. L’alternance au pouvoir vient d’être enterrée par le coup d’Etat fomenté contre la Constitution par le biais d’une Assemblée populaire mal élue et ne représentant que les 20 % du corps électoral national. Un troisième mandat fatidique pour le pays, est quasi assuré par un conglomérat de partis politiques qui a pris en otage l’ensemble des Assemblées, et participe à la dilapidation du patrimoine national, à savoir sa culture, sa religion, la glorieuse histoire et ses ressources naturelles.

Le pouvoir en place qui s’est attelé le long d’une décennie à museler le champ médiatique, à miner toute tentative de création d’un mouvement politique ou citoyen, à niveler par le bas en limitant le droit au rassemblement, à déstabiliser et opérer des changements au sein des partis existants dans le but de maintenir un unanisme hérité de la période stalinienne et à dissuader le citoyen de s’intéresser aux questions politiques de son pays, en lui suggérant “qu’il est inutile de penser au changement, à partir du moment où ce pouvoir est une fatalité pour le pays”, tout cela sous la menace de l’état d’urgence qui reste comme le seul projet du pouvoir à proposer à la société.

L’Etat déliquescent de fait du terrorisme, de la bureaucratie, du népotisme, du régionalisme et de la corruption, est squatté par l’ambition d’un clan autour d’un président fatigué, dont la seule gloire est la pérennité au pouvoir méprisant tout un peuple et défiant les lois de la biologie.

Le désespoir frappe de plein fouet une jeunesse, réduite au statut de mineure perpétuel, et à qui on a imposé le choix de la misère et le chômage ou de la « Harga » et les maux sociaux. La répression est devenue le seul langage que le pouvoir réserve à toute contestation; le peuple voit ainsi ses acquis chèrement arrachés, disparaitre petits à petits.

Le bilan de la décennie 1999-2009 est frappant:

- Sur le plan politique, en 1999, le président Bouteflika a eu comme adversaires politiques les Ait Ahmed, Taleb Ibrahimi, Khatib, Hamrouche, Sifi et Djaballah  des courants politiques en voie de structuration, ce qui montre que la société était sur la bonne voie de s’organiser. En 2009, le président candidat se retrouve en face du vide qu’il a crée.

- Sur le plan économique et social, en 1999, la facture des importations ne dépassait pas les 10 milliards de dollars et en 2009, elle dépasse largement les 40 milliards de dollars, équivaut à plus de dépendance de l’extérieur, à l’anéantissement du tissu industriel productif, à la mauvaise gouvernance et à la mauvaise politique agricole malgré les milliards injectés avec les conséquences socio-économiques désastreuses. La décennie Bouteflika est créatrice du phénomène des harragas et des détournements, vols et corruptions à coûts de milliards.

- Sur le plan diplomatique, en 1999 et malgré une décennie d’isolation, l’Algérie avait gardé le cap de ses  positions historiques qui ont toujours caractérisé sa diplomatie courageuse et claire à la hauteur de son passé glorieux, en 2009 il ne nous reste ni positions ni même le discours mais rien que la diplomatie du cheque.

Durant les élections de 2007, organisées par le pouvoir et pour les sous traitants du pouvoir, et au mépris du citoyen, la majorité des Algériens a tournée le dos aux urnes avec une volonté clairement exprimée, pour signifier son opposition au pouvoir en place qui s’est foncièrement discrédité. Moins de 20% du corps électoral décide ainsi pour le sort de tout un peuple, voilà le miracle de la démocratie de BOUTEFLIKA qui vient se greffer à ses miracles que le peuple a eu à vérifier le long d’une décennie, marquée par la misère, la dilapidation des deniers publics, la déperdition des richesses nationales, la généralisation de la corruption et la déliquescence de l’autorité de l’Etat.

Malgré tout cela, le pouvoir est resté autiste et méprisant et l’opposition n’a pas su exploité ces brèches qui se sont offertes à elle, pour s’organiser et renverser la tendance, en faisant adhérer les citoyens à son projet. Ceci est du, essentiellement, à des ambitions individuelles des leaders de l’opposition conjuguées aux pratiques d’obstructions anti démocratiques au demeurant, machiavéliques dans leurs essences, exercées par le pouvoir en place.

Aujourd’hui, les animateurs de l’opposition, qu’ils adhérent au CRI pour le changement ou pas,  devraient reconnaitre qu’il est fondamentalement urgent de se rassembler pour s’opposer aux conséquences d’un troisième mandat, qui seront fatales pour le devenir du pays.  Devant un constat aussi alarmant, nous sommes nombreux à partager la même conviction, celle d’œuvrer en concert pour engager une réflexion débouchant sur des initiatives concrètes pour redonner espoir à ce peuple désorienté, désabusé, mais qui continue à porter le pays dans son cœur, malgré les déceptions, les trahisons, les fraudes et la confiscation de son ultime droit à présider à son destin .

Nous sommes nombreux et nous formons l’ensemble des franges de la société, refusant de sombrer dans un populisme ravageur, ou succomber à l’attrait d’un élitisme craintif, salonnard et coupé de la réalité, aspirons à réunir l’ensemble des valeurs sûres de la nation, à fédérer tous les patriotes qui vivent avec le souci  d’œuvrer à sauvegarder la nation d’un naufrage imminent, à mobiliser toutes les capacités du pays réduites à vivre dans l’ombre, afin d’accomplir l’ultime sursaut patriotique, à travers d’initiatives sous formes de réflexions et d’actions capables de redonner espoir à ce peuple trahit.

Nous sommes nombreux à récuser toute velléité de sectarisme et de régionalisme et nous refusons de faire dans la surenchère nationaliste, républicaine ou religieuse, nous sommes condamnés à travailler dans la concertation, l’échange de point de vue, la collecte d’informations et d’expertises utiles, dans la diversité sous l’unique emprise des règles de la démocratie.

Notre conviction, c’est fournir les efforts pour traduire ces idées en projet, justice et équité pour faire adhérer la majorité à ce projet, et surtout patience face aux entraves qu’on va subir. Mais, aussi, ni cupidité, ni peur, ni fatalisme. Ceci est notre crédo, notre point de mire, notre chemin et notre vocation.

Ayant une croyance, selon laquelle rien n’est imposé » à l’homme, sans son propre bon vouloir, nous devons appeler à l’affranchissement de nos concitoyens des fatalismes, des modèles préétablis, du conditionnement et des paternalismes.

Nous devons nous pencher sérieusement sur la crise qui secoue notre pays. Le pouvoir a manqué de clairvoyance, de transparence et de cohérence. La nécessité d’une opération vérité est devenue plus qu’obligatoire. On doit agir avec pragmatisme et vigueur.

Désormais, le combat n’est pas de s’opposer politiquement au président  Bouteflika, car cette bataille est déjà dépassée depuis la violation de la Constitution, l’important est de préparer l’avenir, et s’opposer avec détermination à un pouvoir autoritaire et dangereux pour la cohésion nationale. Le véritable affrontement avec le pouvoir en place passe inéluctablement par cette bataille pour une démocratie durable, politique d’abord, mais aussi économique, sociale et culturelle et ainsi vaincre l’injustice et la terreur par la force de la liberté.

Sommes-nous capables de réussir là où le système a échoué, et de répondre aux exigences et valeurs incarnées dans l’esprit de l’Appel du 1er Novembre 1954, à savoir l’édification d’un Etat souverain, démocratique et sociale, dans le cadre des valeurs de l’Islam ? Tellement souillé, cet Appel est oublié, voire jeté dans les calendes grecques car, nous avons vite oublié ceux qui sont morts pour cet idéal ; un idéal de résistance. Ce même esprit de résistance qui est toujours d’actualité.

C’est en s’inspirant de l’esprit et des valeurs du 1er Novembre que l’on peut mobiliser, à travers un débat sérieux, serein et responsable,  pour engager cette bataille salvatrice pour la nation. Car, ces valeurs ont, ensemble ou séparément, la capacité de motiver ceux qui désespèrent et d’inciter à se battre ceux  qui ont perdu le gout du militantisme et des risques qu’il implique.

Sommes-nous prêts à nous battre et capables d’adopter comme projet politique, celui qui vise à mettre en œuvre la démocratie, à travers les valeurs de solidarité, de liberté et de responsabilité dont elle est porteuse ?

Sommes-nous prêts à nous battre au quotidien pour que nous puissions vivre et exprimer nos points de vue dans les différents domaines, qu’ils soient politiques, économiques… afin d’éradiquer les inégalités et la précarité, sources de frustrations, de violences et d’instabilité permanente.

Aussi, sommes-nous capables de nous battre pour que la culture soit à la portée de chacun, que le développement soit bénéfique à l’ensemble des citoyens et l’éducation soit le ciment de la République, que la santé soit accessible pour tous, que la justice soit indépendante, que la solidarité sociale soit effective, bref pour l’édification d’une société algérienne plus humaine, plus généreuse, plus justes et morale ? Le CRI de l’Algérie pour le changement aspire à faire de la démocratie et de la liberté d’une part et du savoir et de la connaissance d’autre part la clé de lecture des problèmes de notre pays et de l’ensemble de la société algérienne.

Avec cette modeste contribution, il s’agit de reveiller les colères contenues, de stimuler de la résistance démocratique collective. Nos ancétres ont libéré en 1962 un territoire, notre génération doit remettre l’Algérie sur ses pieds, la tête en haut et les pieds en bas. Notre génération devrait mener la libération contre la faim, contre le sous-développement et contre le pouvoir autoritaire, mais une révolution sous forme de resistance pacifique et continuelle jusqu’à broyer cette main invisible qui maintient notre beau pays riche en pays misérable, afin que la richesse de notre pays ne servirait plus à l’enrichissement illicite des tenants du pouvoir et des instruments de repression contre la societé et ces citoyens.Il s’agit de mettre cette richesse et ces moyens au service d’un seul but: le bonheur de la société. Il faut transformer l’algérien commun de spectateur affamé, chomeur, humilié, méprisé, harrag, en  citoyen acteur, combattif, conscient, révolté et même insurgé. La victime devient alors acteur de son destin. C’est à la mise en oeuvre de ce processus pour le changemennt que le CRI veut contribuer. Notre rôle est de contribuer à réveiller les consciennces en vue de ce changement. Il ne suffit plus de dénoncer ou de faire le constat, mais le temps est arrivé pour que le peu de cercles ou mouvements ou partis d’opposition ou personnalités encore engagés contre l’autoritarisme, l’injustice, la corruption et le deni de droit, se mobilisent, se concertent et se rassemblent pour engager un vrai Front d’opposition pacifique pour la démocratisation du pays et afin de montrer à l’opinion nationale et internationale que les Algériens en ont assez de ce pouvoir anti démocratique et autoritaire, pour signifier à ces gouvernants d’un autre temps, notre maturité, notre refus du tutorat imposé et notre ras le bol de la précarité de notre situation et du risque de désinntégration de la nation. Seule une longue résistance citoyenne est capable de rétablir les citoyens dans leurs droits fondamentaux et garantir la cohésion nationale..

Haider BENDRIHEM Ancien Député : Une partie de ce document a été publié dans le journal El Watan au mois de février 2009 habendri57@yahoo.fr

Posted in Uncategorized | 2 Comments »

 

Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 33 articles | blog Gratuit | Abus?